Baobonbon

baobonbonPaa vit dans un village en Afrique. Son prénom signifie « gazelle »; ce qui est plutôt normal quand on court aussi vite. La mission de Paa, c’est d’aller au marché pour vendre des bananes, gagner de l’argent afin d’acheter du sel, de l’huile, du café, du savon et des allumettes pour Maman. Il adore ça! Pourtant la route est longue et il fait très très chaud. L’aventure commence quand Paa entend qu’on lui parle. Mais qui peut bien lui parler… à part ce gros baobab ?

Depuis que j’ai commencé ce blogue qui propose et critique les livres pour la jeunesse ayant des personnages noirs, j’ai découvert quelques artistes méconnus qui méritent qu’on s’attarde à leur travail. Satomi Ichikawa est l’un d’eux. Née au Japon, elle débarque à Paris sans parler français et décide d’y faire sa vie. Elle se met au dessin et fini par publier plusieurs livres jeunesse où elle effectue tant le travail d’auteure que celui d’illustratrice. Elle écrit directement en français, même si ses livres sont traduits en plusieurs langues. Ses histoires se situent souvent en Afrique et explorent avec une grande inventivité des thèmes tels que le partage, la rencontre, l’inconnu, l’enfance. Ces personnages, noirs, sont intelligents, rusés, débrouillards et pleins de bonnes idées. Peu importe où et dans quelles conditions ils vivent, ils gardent le sourire et leur naïveté d’enfant.

J’ai beaucoup aimé Baobonbon, tout comme les autres livres de Satomi Ichikawa que j’ai lus. Je trouve que le parcours d’Ichikawa est intéressant et nourrit merveilleusement son oeuvre. Quel est votre livre préféré de cette auteure? Dites-le moi dans les commentaires!

Auteur(s) / illustrateur(s) : Satomi Ichikawa
Maison d’édition: L’École des loisirs Bouton acheter petit
Année de publication: 2001
ISBN: 9782211064736
Public cible: 5 à 7 ans

Vous aimerez peut-être: De la même auteure, il y a aussi Ma chèvre Karam-Karam.

Suivez Mistikrak! sur les réseaux sociaux

logo livreaddict  logo facebook

Mon voisin Oscar: Une histoire inspirée de l’enfance d’Oscar Peterson

oscar peterson voisinÀ la suite d’une grave maladie, Oscar doit renoncer à jouer d’un instrument qu’il adore. Mais rien n’empêchera le jeune virtuose de vivre pleinement sa passion pour la musique. Cette charmante histoire nous dévoile un pan de l’enfance d’Oscar Peterson, pianiste de jazz renommé.

L’histoire se déroule à Montréal, plus précisément dans le quartier de la Petite-Bourgogne (anciennement appelé Saint-Henri). C’est fanstastique de lire un album où reconnaît la vie de la métropole: ses escaliers extérieurs en colimaçon, ses ruelles chapeautées par des lignes de cordes à linge, la rue Atwater, l’architecture de ses bâtiments, l’église Union United Church… Le récit se termine sur une note heureuse alors qu’Oscar débute des cours de piano et discute avec Millie de ses rêves: elle sera ballerine et lui, explorateur… Millie est un personnage fictif, mais on sait maintenant qu’Oscar est plutôt devenu un pianiste de jazz renommé. Il est décédé le 23 décembre 2007.

Cette histoire, c’est aussi une occasion d’aborder les thèmes de l’amitié, de la maladie, de la musique et des rêves avec les enfants. À l’issu de la lecture de Mon Voisin Oscar, questionnez-les: As-tu déjà été malade? Connais-tu quelqu’un qui a été si malade qu’il ne pouvait plus jouer? Quel est ton instrument de musique favori? Aimerais-tu être musicien comme Oscar? Qu’aimerais-tu être losque tu seras grand? Et, pourquoi pas, leur faire écouter un peu d’Oscar Peterson après la lecture du livre. L’histoire est magnifiquement racontée et les illustrations naïves m’ont beaucoup plu. À lire pour découvrir avec les enfants qui était Oscar Peterson et comment il a marqué l’histoire du jazz montréalais. Chapeau!

Coup de cœur !

oscar peterson voisin2

Auteur(s) / illustrateur(s) : Bonnie Farmer & Marie Lafrance
Maison d’édition: Scholastic Bouton acheter petit
Année de publication: 2015
ISBN: 9781443149112
Public cible: 5 à 9 ans

Vous aimerez peut-être: Blues Bayou, une histoire sur le jazz.

Bonnie Farmer (à gauche sur la photo, accompagnée de l’illustratrice Marie Lafrance) enseigne à l’école primaire. Elle est également auteure et dramaturge. Elle habite à Montréal au Québec. Tout comme Oscar Peterson, Bonnie a grandi dans le quartier de la Petite-Bourgogne et elle se souvient avec nostalgie du spectacle et des sons des rues de son enfance.
MONTREAL, QUE.: NOVEMBER 11, 2015 -- Author Bonnie Farmer, left, and illustrator Marie Lafrance stand outside the Union United Church in Little Burgundy onWednesday November 11, 2015. Farmer and Lafrance, have collaborated on the picture book Oscar Lives Next Door. The book is about late Montreal piano legend Oscar Peterson, who grew up in Little Burgundy. (Pierre Obendrauf / MONTREAL GAZETTE)

Suivez Mistikrak! sur les réseaux sociaux

logo livreaddict  logo facebook

Bon appétit, Jamela!

bon appétit jamelaC’est bientôt Noël. Maman a acheté un poulet pour préparer un repas de fête. Mais Jamela et le poulet sont devenus d’excellents amis…

Une histoire de Noël sans père Noël, c’est possible! Et Bon appétit, Jamela! est particulièrement géniale. Ce que je déplore dans les histoires de Noël en littérature jeunesse, c’est que la majorité d’entre elles ne racontent que le voyage du vieux barbu habillé en rouge et des cadeaux qu’il faut espérer. Le livre de Niki Daly met plutôt l’accent sur la famille, sur l’être-ensemble, sur l’entraide et l’attachement. Car Noël, c’est aussi passer de bons moments avec les personnes qui nous sont chères. La mère, la grand-mère, les voisines, les copines croisent le chemin de la petite fille comme autant de femmes fortes et colorées qui rythment la vie de quartier et le quotidien de Jamela. Noël, c’est aussi une célébration religieuse. À l’école, Jamela participe à une pièce de théâtre sur la naissance de Jésus.

Le texte comprend quelques mots en langues étrangères (xhosa, zulu, afrikaaner, nguni, swahili), mais ceux-ci sont toujours bien intégrés au récit et leur présence ne mine pas la compréhension. Un glossaire en fin de livre donne la définition de ces mots.

Jamela est une petite fille à laquelle de nombreux enfants pourront s’identifier. Elle joue, découvre le monde, suit bien les règles, même si parfois, les grandes personnes ont des opinions étranges (notamment cette idée saugrenue que de manger un poulet si sympathique et amical!). Je recommande vivement cette histoire, idéale pour attendre Noël.

Auteur(s) : Niki Daly
Maison d’édition: Gautier-Languereau
Année de publication: 2001
ISBN: 2013908725
Public cible: À partir de 5 ans

Vous aimerez peut-être: Du même auteur, il y a Pas si vite, Songololo.

Suivez Mistikrak! sur FACEBOOK!

Princesse Nina

Princesse NinaNina est une princesse intelligente, curieuse, gentille et un peu sauvage. Un jour, le roi et la reine décident qu’il est temps de lui chercher un prince. Bien que la princesse ne soit pas du tout d’accord, elle se prête tout de même au jeu. Malgré les qualités de certains de ces princes, pas un seul n’arrive à lui plaire. Le roi et la reine ne savent plus que faire. C’est alors qu’arrive la princesse Melowo et, subitement, la princesse Nina devient terriblement timide… Un conte moderne et amusant au sujet de deux princesses persévérantes et follement amoureuses.

C’est d’abord la couverture qui m’a interpellé dans ce livre. Ladite princesse, Nina, a l’air boudeuse et ennuyée, assise sur son trône royal. Cet image m’a fait sourire car la Nina que l’illustratrice Compiet a dessinée me semblait du même coup terriblement sympathique. Cette histoire m’a beaucoup interpellée! Elle est bien racontée et l’histoire m’a plu. Tout au long du récit, on se demande « mais quel prince réussira à charmer Nina? » pour finalement réaliser que ce ne sera pas un prince, mais une princesse qui fera battre son coeur. Une princesse du Ghana, qui plus est! Je n’avais encore jamais vu ce genre de représentation dans un livre pour enfant. Je l’ai mentionné plusieurs fois sur ce blogue, mais c’est toujours un plaisir de retrouver des personnages noirs dans le rôle de l’amoureuse ou de l’amoureux d’un personnage blanc. C’est assez rare, alors que de plus en plus de couple mixtes se forment en occident.

Petit détail qui m’a déplu: on décrit Nina comme étant « un peu sauvage ». Ces mots sont écrit en caractères gras dans le texte, ce qui laisse penser que ce trait se situe au centre de ce qui la définit. Plus loin, on dit que:

Ses vêtements étaient toujours pleins de taches, les blagues polissonnes du cuisinier la faisaient rire et elle était folle d’équitation.

Mais est-ce assez pour l’affubler de l’épithète « sauvage »? Parce qu’elle aime se salir? Parce qu’elle ne joue pas tranquillement assise avec des poupées? Hum… Bref, le choix de ce mot m’a déplu.

Les deux princesses sont amoureuses et sont heureuses ensemble. Le message est positif, l’histoire est passionnante (les enfants aiment presque tous les histoires de château et de royauté!), les personnages sont attachants, les princes sont rigolos. Un petit bijou qu’il faut vite aller emprunter à sa médiathèque ou bibliothèque de quartier!

Coup de cœur !

Auteur(s) / illustrateur(s) : Marlise Achterbergh
Maison d’édition: Ballon Media Bouton acheter petit
Année de publication: 2013
ISBN: 9789037490664
Public cible: 5 à 7 ans

Suivez Mistikrak! sur les réseaux sociaux

logo livreaddict  logo facebook

Jamaica’s find

jamaica's findJamaica finds a stuffed dog at the playground and after taking him home without trying to find the owner discovers her conscience as well. Jamaica’s honest and appealing character inspired five more books, each about a childhood ethical dilemma.

Hum. I have conflicted feelings about this book. It was an amazing story, one from which children will learn a lot about right and wrong, and empathy. Beautifully written and accompanied by soft realistic water-painted illustrations. The audio book did a great job with musical arrangement and sound effects. The sound of birds chirping and steps on the ground and wind blowing in trees truly draws the reader in the story. There are two tracks: one with page turn signals, and the other without. The signal itself is not too strong, just enough not to disturb the fluidity of the reading. The thing that I did not like was the actual book. For a twentieth annyversary edition, I at least expect nice flyleafs and a hard cover. At least. The soft covers and the ads at the end of the book really diminishes the quality of the book. Such a shame. Still. This is a very, very nice story.

❤ this book!

Author(s) / illustrator(s) : Junita Havill & Anne Sibley O’Brien
Publisher: Reading Rainbow Book (Houghton Mifflin Company)
Publication date: 2009, 1986
ISBN: 9780395453575
Target audience: 5 to 7 years old

3 contes d’Afrique

les-classiques-du-pere-castor-3-contes-d-afriqueCe livre comprend 3 histoires précédemment publiées par le Père Castor chez Flammarion. L’oiseau de pluie raconte l’histoire d’un petit garçon qui décide de domestiquer un bel oiseau car il trouve son chant magnifique. Il décide de le mettre en cage afin de pouvoir écouter son chant tout le temps, près de lui. Seulement, une fois enfermé, l’oiseau malheureux ne chante plus… La morale véhiculée est sage, magnifiquement illustrée par le récit.

Une histoire de singe raconte comment le plus petit d’un groupe est parfois le plus futé et qu’il suffit de lui laisser une chance pour qu’il puisse prouver ses capacités. Je n’évalue pas les livres n’ayant que des animaux pour personages sur ce blog, mais comme cette histoire faisait partie d’un tout plus grand comprennant des personnages humains, je l’ai lu avec beaucoup de plaisir. Les enfants aimeront aussi cette histoire et ce petit singe auquel il pourront s’identifier.

J’ai déjà donné mon avis sur Épaminondas que je ne lirai pas à un enfant car il ne sera pas en mesure de comprendre le dvRngPPA6CLDFi4EgfiGgHd4HyQcontexte de publication de ce conte et la portée qu’il a eu (et continue d’avoir) sur les relations raciales en occident. Pour un adulte, au contraire, Épaminondas est un conte intéressant, surtout si on étudie (académiquement ou personnellement) l’Histoire ou à la Sociologie. Car en effet, on pourrait en faire une thèse…

Niveau format, je félicite Flammarion qui a fait de ce recueil de contes un produit de qualité, agréable à lire, à la couverture rigide, au papier glacé. Préface de Françoise Rachmuhl et Géraldine Faes. Biographie des auteurs en fin de livre.

Auteur(s) / illustrateur(s) : Monique Bermond, May d’Alençon et Odile Weulersse (textes), ainsi que Kersti Chaplet (illustrations).
Maison d’édition: Flammarion
Année de publication: 2002
ISBN: 2081614065
Public cible: À partir de 5 ans

Pour plus de suggestions lecture pour vos tout-petits, suivez-moi sur Facebook!

Dis moi pourquoi… Nous n’avons pas la même couleur de peau?

dis moi pourquoi couleur peauAujourd’hui, dans la classe d’Anna est arrivée une nouvelle élève qui se prénomme Aifa. Elle a la peau noire et plein de tresses. « Maîtresse », demanda Anna, « pourquoi Aifa n’a pas la même couleur de peau que nous ? » A travers un récit original et de jolies illustrations, voilà une façon amusante et sympathique de trouver des réponses à toutes les questions que les enfants se posent.

Ce livre est plein de questions, mais aussi plein de réponses. Ce qu’on en retient, c’est qu’il n’y a pas que la couleur de peau qui nous rend différent. Il y a aussi la grosseur du nez, la couleur des cheveux, la taille, la corpulance, les goûts. Et plus important encore, il y a ce qui nous rend semblable: l’envie d’être aimé, le goût du chocolat, le besoin de jouer, etc.

Le livre aborde aussi la grandeur du monde: « Les hommes ont une couleur de peau différente selon l’endroit où ils vivent ou celui d’où vient leur famille ». Les images sont assez évocatrices et illustrent bien le propos. Cela dit, le point de vu est celui de personnes Blanches qui questionnent la négritude d’autrui et pas l’inverse. L’Autre, c’est la nouvelle élève Noire, si différente d’un « nous » sous-entendu, un « nous » blanc. Cette approche ignore le lectorat Noir qui ne se reconnaîtra pas nécessairement dans l’histoire.

Ensuite, il y a quelques irritants mineurs, comme la faute dans le titre, et l’utilisation de l’expression « les hommes » pour parler de l’humanité, comme si les femmes n’en faisait pas partie… Malgré tout, ce livre, assez bien fait, peut être utile pour aborder la question des différences ethniques et raciales.

Auteur(s) / illustrateur(s) : Sara Agostini
Maison d’édition: Cyel
Année de publication: 2010
ISBN: 9782362610059
Public cible: 5 à 7 ans
Vous aimerez peut-être: De quelle couleur sera le bébé?

Suivez Mistikrak! sur les réseaux sociaux

logo livreaddict  logo facebook

Mbéla et la perle de Mamiwater

mbela mamiwater perleMbéla habite au Cameroun, dans un village de pêcheurs au bord de l’océan. Elle passe ses dimanches à pêcher des coquillages avec ses deux amies, Mariétou et Angèle, en rêvant de trouver des perles. Les fillettes prennent garde de rester loin de la grotte souvent immergée et recouverte d’algues gluantes. Car selon la légende, Mamiwater, la sirène, y garde ses perles les plus précieuses. Mais un jour, Mbéla ne résiste pas. Elle s’approche de la grotte et y dérobe une grosse perle. Elle est aussitôt engloutie par une grosse vague. Réussira-t-elle à échapper au courroux de la sirène ?

Je ne connaissais pas du tout Mamiwater (« Mami wata« ). Il s’agit d’une divinité aquatique du culte Africain Vodoun, dont la pratique est répandue en Afrique de l’ouest, du centre et du sud, ainsi que dans la diaspora africaine et les Caraïbes. Mbéla et la perle de Mamiwater parle justement de cette divinité, une sirène qui recherche la compagnie alors que tout le monde la craint. Le livre est d’excellente qualité et les illustrations sont colorées et recherchées. Le contraste entre la couleur du texte et les couleurs de fond est parfois un peu faible et peut miner la lecture. Rien d’alarmant, toutefois. Un livre super avec des personnages féminins forts, libres et maîtresses de leur destin. À lire!

Auteur(s) / illustrateur(s) : Marie-Félicité Ébokéa
Maison d’édition: Éditions Belin
Année de publication: 2006
ISBN: 2701143306
Public cible: 5 à 8 ans

Vous aimerez peut-être: À l’eau, Mariétou!, une histoire qui parle aussi de Mami wata.

Marie-Félicité Ébokéa est une auteure camerounaise vivant en France.

marie-felicite-ebokea

Suivez Mistikrak! sur les réseaux sociaux

logo livreaddict  logo facebook

Kwela Kwela, Jamela!

kwela kwela jamelaMaman est très contente. Elle a acheté un beau tissu pour se coudre une nouvelle robe. Elle la portera pour le mariage de Thelma. Jamela en rêve déjà…

Jamela est une petite fille espiègle, pleine de vie, d’idées et de rêves. Elle me fait penser à Jamaica, une petite fille noire qui elle aussi a sa série de livres jeunesse. J’ai déjà lu quelques livres sur les aventures de Jamela et je la retrouve ici avec beaucoup de plaisir. Les paysages urbains sud-africains sont magnifiques, et les illustrations donnent vie au quotidien rempli d’amour de Jamela et sa mère.

Les enfants se reconnaîtront dans cette histoire car tous les enfants font des bêtises, souvent bien malgré eux. Ici, Jamela trouve le tissu qui servira à la confection de la robe de sa mère et l’abîme par accident. L’histoire m’a fait penser à Martine se déguise, que j’aimais beaucoup étant enfant. J’aurais sans doute adoré Kwela Kwela, Jamela! car contrairement à Martine, Jamela me ressemble physiquement et il est plus facile pour moi d’imaginer que nous avons une expérience commune en tant que personnes noires.

Niki Daly ne déçoit pas, comme toujours!

Auteur(s) / illustrateur(s) : Niki Daly
Maison d’édition: Gautier-Languereau
Année de publication: 1999
ISBN: 2013907664
Public cible: 5 à 8 ans

Vous aimerez peut-être: Si cette histoire vous a plu, vous aimerez peut-être Madame Zia, qui raconte l’histoire d’une petite fille qui prend plaisir à se déguiser comme sa mère.

Suivez Mistikrak! sur les réseaux sociaux

logo livreaddict  logo facebook

Un crocodile à l’école

crocodile à l'écoleOka est un étrange crocodile, bien décidé à devenir Président de la République. Nany est une petite fille bien courageuse. Lorsqu’elle rencontre le curieux animal, elle parle avec lui ! Même, elle devient son amie ! Mais les choses se compliquent lorsqu’Oka veut aller à l’école avec Nany.

Je n’ai pas trop aimé ce livre. La chute est forcée et peu naturelle: Oka se marie avec le crocodile afin qu’il devienne enfin président (par alliance), et fait de la protection des animaux son cheval de bataille. Déjà Oka affirme, après trois secondes de réflexion, qu’elle souhaite épouser le crocodile et qu’elle l’a « aimé depuis le premier jour ». La chute m’a semblé sortir de nulle part. De plus, dans l’histoire, il n’est pas précisé la raison pour laquelle le crocodile souhaite devenir président. Est-ce pour protéger les autres animaux? Curieux, quand même, pour un crocodile (!). Et de toute façon, aucune raison n’est donné quant à ce choix de carrière. Bref, le récit est boiteux. D’autant plus que les enfants ont tendance à se reconnaître aux personnages d’un livre, qu’il soit humain où non. L’enfant qui se reconnaît en le crocodile en retiendra qu’il y a certains rêves qui lui sont inaccessibles (par exemple, devenir président!) et qui peuvent être considéré comme des citoyens de seconde zone pour des raisons qui sont hors de leur contrôle (ex.: le crocodile est né crocodile, il ne peut le changer!). D’habitude, j’aime bien les livres d’Yves Pinguilly, mais là, déception.

Du côté des illustrations, c’est beaucoup mieux. Diallo a mélangé les techniques pour un produit vibrant et recherché. Collages, peintures, aquarelles et fusain se mélangent à merveille.

Muriel Diallo est une illustratrice ivoirienne. 

Muriel_Diallo

 

Auteur(s) / illustrateur(s) : Muriel Diallo & Yves Pinguilly
Maison d’édition: Planète Rêvée Éditions Bouton acheter petit
Année de publication: 2011
ISBN: 9782917871140
Public cible: 5 à 7 ans

Vous aimerez peut-être: Je mangerais bien un enfant, une histoire drôle sur la rencontre d’une fillette avec un crocodile.

Suivez Mistikrak! sur les réseaux sociaux

logo livreaddict  logo facebook