Il faut sauver Nikili!

Il faut sauver NikiliGaty vit dans un village au coeur de la brousse africaine. Il est amoureux de la jolie Nikili mais trop timide, il n’ose pas lui montrer ses sentiments. Heureusement, Abou, son meilleur ami a une super idée pour que Nikili tombe sous le charme de Gaty…

Bon, déjà, le pays où vit Gaby n’est pas nommé. On dit simplement qu’il « habite dans un petit village d’Afrique, au cœur de la brousse » (p.5), ce qui d’autant plus ne fait qu’ajouter une couche au stéréotype tenace de l’Africain vivant dans une case et dont les voisins sont des animaux de la savane. Ugh. Bien sûr, il y a réellement des gens qui habitent dans des cases en Afrique, mais ça m’agace toujours lorsqu’on met tous les pays d’Afrique dans le même panier et que la seule représentation des personnages africains en littérature jeunesse soient celle-là. Pourquoi n’a-t-on pas de livres pour enfants mettant en scène des Gabonais, des Maliens, des Ivoiriens, des Burundais, ou des Camerounais vivant en ville? C’est exaspérant.  D’autant plus que cette description de la page 5 est la première phrase du livre (!), histoire de bien enfoncer le clou dès le début.

S’en suit des stéréotypes de genre lorsque l’ami de Gaty conseille à son ami amoureux d’une fille du village voisin: « Tu n’as pas besoin de lui parler. Montre-lui que tu es fort et courageux. Les filles adorent les héros. » (p.6). Oui, parce qu’on a besoin davantage de garçons incapables de communiquer qui pensent que la force physique font d’eux des hommes. M’entendez-vous grincer des dents??

Mais ce n’est pas tout! Comment Gaty va-t-il démontrer son courage? Mais, pardi! Affronter un lion, rien de moins! Il y a quand même un petit revirement de situation lorsque ce sera finalement Nikili qui sauvera Gaty des griffes du lion. Elle sera complimentée sur son courage par Gaty, ce qui la fera « rougir ». Ugh. A-t-on besoin de répéter pour la énième fois que les personnes noires ne rougissent pas? Ouf. Ce livre était vraiment mauvais en termes de représentation. Non recommandé. 😦

 

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Il faut sauver Nikili !Bouton acheter petit
AUTEUR(S) : Jean-Pierre Courivaud & Nathalie Dieterlé
ÉDITION: Oskar, 2012
ISBN: 9782350008677
7 À 9 ANS

À la recherche de premières lectures ayant une représentation des personnages noires plus positive? Vous aimerez peut-être Le mystère des dents de Jaguar ou encore Dans une minute maman!.

Les mystères des dents du jaguar    Dans une minute maman

 

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Comme un million de papillons noirs

Comme un million de papillons noirsAdé adore les éclairs au chocolat, les papillons et poser des questions. Elle a aussi de magnifiques cheveux mais ses camarades d’école s’en moquent, simplement parce qu’ils sont différents. En compagnie de sa mère et ses tantes, elle va heureusement découvrir en douceur la beauté des papillons endormis sur sa tête, jusqu’à leur envol final.

Adé aime explorer et découvrir ce qui l’entoure. Elle questionne le monde pour mieux le comprendre. C’est comme cela qu’on la rencontre pour la première fois: curieuse, ouverte au monde. Puis les moqueries de deux enfants sur ses cheveux arrivent comme un fouet en plein visage. C’est une expérience tant de fois vécue par des personnes racisées. On vit notre vie, on oublie notre couleur de peau ou la texture de nos cheveux parce que ce n’est pas si important que ça, on s’intéresse au monde, on y sent une certaine connexion, puis BAM! un inconnu venu de nul par vous rappelle qu’on est différent.e et qu’il faudrait mieux ne pas trop s’encrer ici. Comme si on n’avait pas le droit à la normalité et à la tranquilité d’esprit. Comme pour nous rappeler que notre différence doit rester à jamais au coeur de nos préoccupations, comme un boulet à nos pieds. L’auteure a admirablement bien capturé les sentiments d’impuissance et d’incompréhension que suscite le racisme ordinaire dans la vie des personnes qui en sont victimes.

Le texte est très bien écrit et le passage où Adé pleure dans les bras de sa mère en lui disant qu’elle ne veut plus porter ses nattes est très triste. Les illustrations réussies donnent à voir les différentes teintes de peaux noires et les multiples textures des cheveux crépus.  J’avais des doutes au départ sur l’analogie entre les cheveux naturels et les papillons, mais le tout se révèle assez juste et poétique. J’ai aussi aimé que Adé et ses amies (noires elles aussi), tentent ensemble de percer le secret des papillons noirs en lien avec leurs cheveux crépus. Voilà donc un très bel album que je vous recommande chaudement!

Laura Nsafou est une auteure française.

Laura Nsafou 3

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Comme un million de papillons noirsBouton acheter petit
AUTEUR(S) : Laura Nsafou & Barbara Brun
ÉDITION: Cambourakis, 2018
ISBN: 9782366243529
7 à 11 ANS
25,95$

Ce livre vous a plu ?
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Bintou quatre choux    Petit oursin

 

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Pour quelques gouttes d’eau

Pour quelques gouttes d'eauChaque jour, Zahina accompagne son père chercher l’eau au puits, une eau précieuse et rare dans son pays chaud. Malheureusement, chaque jour, elle en renverse un peu, à peine quelques gouttes, mais suffisamment pour que cela la rende triste. Et pourtant…

Cet album jeunesse véhicule un message positif. On y apprend la valeur de la patience et du partage. Les jolies illustrations de couleur neutre sont embellies par l’éclat des habits colorés des personnages. Les prises de vue dynamisent également la mise en page, par exemple lorsqu’on ne voit que les pieds de Zahina, ou encore lorsqu’on voit en vol d’oiseau à travers les branches d’un arbre un petit bébé lové dans un berceau. Le texte doux et musical nous transporte avec facilité dans ce monde imaginé par Anne Jonas et Marie Desbons. Une audiodescription est disponible en ligne: c’est ici!

 

pour quelques gouttes d'eau 3

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Auteur(s) / illustrateur(s) : Anne Jonas & Marie Desbons
Maison d’édition: Le buveur d’encreBouton acheter petit
Année de publication: 2018
ISBN: 9782914686808
Public cible: 6 à 10 ans
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lion et la galette de mil

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Le petit train d’Amidou

Le petit train d'amidouChaque jour, Amidou conduit son train, une boîte en fer blanc et deux caisses de bois remplies de passagers, le long du fil qui le relie aux deux êtres qui lui sont le plus chers, sa mère et son grand-père. Le matin, il embrasse sa maman et entreprend un chemin semé d’embûches à travers la savane pour arriver au village ou Grand-père l’attend pour lui raconter de merveilleuses histoires.

Dans cette histoire, il y a un fil. Un fil qui nous suit de pages en pages, qui tise un conte où il y a de petites boîtes, mais pas n’importe lesquelles. Ce fil et ces boîtes, mises ensemble, alimentent l’imagination du petit Amidou, le suit dans un voyage et le lit à son environnement. Ce train circule entre la maison, la savane, le baoba où son grand-père raconte des histoires, le terrain de foot où jouent des enfants, et de beaux paysages où se couche le soleil fatigué à la fin de la journée. Un très bel album sur les liens qui unissent une communauté et sur la linéarité. À lire !

Auteur(s) / illustrateur(s) : Pep Molist & Emilio Urberuaga
Maison d’édition: Le Sorbier
Année de publication: 2007
ISBN: 9782732039428
Lectorat cible: 3 à 6 ans
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Jeanne et le Mokélé

jeanne et le mokélé1910. Mon enfance. Mon père : le professeur Modest Picquigny. Ses voyages en Afrique, au loin. Ses films. 1er septembre 1921. Mon père disparu. Mon départ pour l’Afrique. Seule. Toute seule. Décidée.

En lisant ce livre, il faut garder en tête que l’histoire se déroule en 1910, à une époque où l’Afrique était perçue par les Européens comme étant une terre exotique et à développer que l’on peut s’accaparer (Ouf, finalement, les choses n’ont pas vraiment changé ! 😦 ). Le récit évoque le lointain, l’inconnu, l’exotisme, la chaleur, la terre de tous les possibles où on se rend en bateau. Le personnage principal, Jeanne, s’indigne du massacre d’animaux perpétré par les colons blancs et affirme qu’il s’agit du sang de l’Afrique qui s’écoule car tous ces animaux majestueux de la savane sont précieux (pour la colonisation, on s’indignera plus tard, apparemment…) Elle raconte sa relation avec Eugène qui participe au massacre d’animaux et s’en vante régulièrement. Attention: les illustrations plutôt explicites ne voilent par les animaux ensanglantés ou morts. D’ailleurs, les illustrations hyper-réalistes sont superbes. Eugène se montre très hautain, tant avec les femmes qu’avec les habitants locaux.

Le récit est savamment écrit. Des phrases succinctes, sèches, évoquent toute la puissance des mots. La présence timide des verbes confère au texte un rythme soutenu et un style télégraphique. Ce livre met en scène des adultes aux prises avec des problèmes d’adultes. Jeanne est à la recherche de son père, cinéaste, dont elle n’a aucune nouvelle depuis longtemps. Eugène est un personnage raciste et misogyne qui a des problèmes d’alcool. Un très bel album, qui toutefois a besoin d’une mise en contexte. Je recommande donc à un lectorat mature, et une lecture accompagnée par un adulte.

Pistes d’exploitation en classe

  • Se renseigner sur le contexte historique.
  • Explorer les diverses répercussions qu’a eu la colonisation sur les populations noires d’aujourd’hui.
  • Imaginer une fin différente à l’histoire.
  • Découvrir d’autres ouvrages sur Jeanne et Eugène Love Peacock.
  • S’informer sur le Congo d’aujourd’hui.
  • Effectuer une recherche sur l’impact des populations humaines sur les animaux en voie de disparition.

Auteur(s) / illustrateur(s) :  François Roca
Maison d’édition: Albin Michel Bouton acheter petit
Année de publication: 2001
ISBN: 9782226119049
Public cible: À partir de 12 ans.
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Le crayon et le collier

crayon et le collierFerme un instant les yeux. Tu ne connais pas ton âge, ta vie est toute simple… Tu ne sais pas ce qu’est une école parce qu’il n’y en a jamais eu là où tu habites… Dans ton village, il n’y a pas d’électricité, pas de télé, pas d’eau au robinet, pas de salle de bains, pas de boutiques, pas de médecin… Loin de chez toi, des gens inconnus décident qu’il faut que tu apprennes à lire et à écrire… Le jour de ton entrée à l’école, une dame rousse dépose devant toi un crayon jaune… tu n’as jamais vu ça… Il y a de quoi se poser mille questions, non?

Ce livre peut être utilisé facilement en classe. D’ailleurs, le site québécois Livres Ouverts offre plusieurs pistes de réflexion et d’exploitation par des groupes scolaires de 2ème et 3ème cycle. Le récit s’intéresse à la découverte de la connaissance et à l’importance de l’éducation. Le livre se termine par un « Carnet de Route » où on en apprend davantage sur ce qui a poussé l’auteur à écrire ce livre, sur la faune et les populations humaines d’Afrique et du Kenya, sur les ONG et missions religieuses en Afrique, etc.

Je suis personnellement un peu fatiguée de lire continuellement des livres écrits par des personnes blanches sur d’autres personnes blanches qui débarquent chez une population noire pour les « sauver » ou les « éduquer ». Bien sûr, le monde dans lequel nous vivons facilite dans la réalité cette dynamique. Mais ce qui m’irrite le plus, c’est de constater que même lorsque nous avons l’opportunité d’inventer des récits, nous racontons bien souvent les mêmes histoires et ce, d’une façon réductrice pour les personnes noires. Kouria, le personnage principal est présenté comme si sa vie était incomplète avant l’arrivée de la dame (blanche) venu enseigner dans la nouvelle école de son village. Comme j’aurais aimé connaître davantage sa culture, son quotidien, ses connaissances, les savoirs des membres de son village, ses aspirations, ses rêves. Dommage.

Le livre s’adresse directement aux enfants occidentaux. Il a tout de même le mérite de les placer face à leur propre privilège (celui d’avoir l’opportunité d’aller à l’école tous les jours). À la suite de la lecture de ce livre, pourquoi ne pas entammer une discussion avec les enfants sur le privilège?

Auteur(s) / illustrateur(s) : Angèle Delaunois & Daniela Zékina
Maison d’édition: Éditions Pierre Tisseyre
Année de publication: 2001
ISBN: 2890517748
Public cible: 8 à 11 ans
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La petite fille qui voulait voir les éléphants

La petite fille qui voulait voir les éléphants.jpgNina, en visite chez sa tatie, voudrait voir des éléphants. De surprises en surprises, elle nous fait découvrir une Afrique réelle, actuelle, aux antipodes des clichés.

Nina, la petite fille de ce livre est blanche et s’apprête à visiter sa tante en Afrique la tête pleines d’attentes et d’idées préconçues: L’Afrique, c’est la brousse, les animaux sauvages, la savane… Sauf qu’en arrivant là-bas, elle se rend bien compte que l’Afrique n’est pas du tout comme elle l’avait imaginée ! Arrivée chez sa tante, cette dernière lui dit qu’il n’y a pas d’éléphants, qu’ils sont loin. Elle l’envoie donc chez son ami, qui lui lui montre plutôt un DVD. Mais Nina veut voir de vrais éléphants ! On l’envoie au stade de foot, voir l’équipe nationale, les Éléphants d’Afrique, mais là non plus, il n’y a pas de véritable pachydermes. Ainsi, Nina réalisera que personne en Afrique n’a pu lui montrer des éléphants, simplement parce que les animaux sauvages ne courent pas les rues. Et tout au long du récit, on se demande si Nina finira pas en voir, et on finit par nous aussi remettre en question nos propres stéréotypes.

Je note au passage que Nina ne correspond pas non plus aux stéréotypes féminins. Elle porte les cheveux courts, s’habille d’un simple t-shirt et d’un pantalon court et ne porte pas de maquillage. Aussi, l’auteur brise occasionnellement le 4ème mur pour s’adresser directement au lecteur.

Bref, plusieurs clichés sont déconstruits dans ce livre. J’ai vraiment adoré car il amène les enfants à réaliser l’existence de stéréotypes ! C’est beau. C’est révolutionnaire. C’est fabuleux. C’est un…

Coup de cœur !

La petite fille qui voulait voir les éléphants 2

 

Auteur(s) / illustrateur(s) : Sylvain Victor
Maison d’édition: L’atelier du poisson soluble
Année de publication: 2013
ISBN: 9782358710367
Public cible: 7 à 11 ans
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Les poupées

Qles poupées de luca bisaillonuand elle sera grande, Lucie voyagera. Elle dansera au son du tam-tam. Elle sera libre. Elle apprendra peut-être même à lire aux enfants ou soignera les malades, qui sait. Une chose est sûre : elle ne sera pas comme les adultes qu’elle connaît, ces gens prévisibles qui mettent les enfants dans des moules.

Les premières pages du livre ont su capter mon attention. On y découvre une petite fille blanche, Lucie, qui en sait déjà beaucoup sur les grands, par exemple qu’ils sont « extrêmement prévisibles. » Elle sait donc d’avance que sa tante Agathe lui offrira une poupée pour son anniversaire. Sauf que Lucie n’aime pas les poupées, pas plu qu’elle n’aime le rose et les robes. Lucie aime les livres, surtout ceux qui racontent des histoires de petites filles indépendantes et courageuses. Lucie aime aussi la géographie, l’aviation, les inventions, la science, marcher sous la pluie, grimper aux arbres, apprendre. En débutant ma lecture, je me suis dit « Ah, oui ! Un album féministe !  Allez, Lucie, détruis-moi les stéréotypes de genre! » Sauf que Les Poupées, ce n’est pas vraiment ça. Oui, Lucie n’est pas comme les autres filles, mais j’aurais tellement aimé que l’auteur creuse davantage ce sujet plutôt que de se perdre dans toutes les directions. Je m’explique. Lorsque la mère de Lucie lui dit « Mais toutes les petites filles aiment jouer à la poupée ! » et que Lucie s’étonne et répond « Je ne suis pas une petite fille alors ? » (p.8), sa mère est troublée et puis c’est tout. Lorsque Lucie explique que les « grands aiment les choses figées, et quand, par exemple, Lucie a besoin d’un nouveau vêtement ou d’une nouvelle paire de chaussures, samaman essaie toujours de l’influencer. « Tu ne préfères pas cette jolie robe avec des nœuds? », Lucie soupire et puis c’est tout. Lorsque Lucie tente de faire pousser des roses bleues car elle trouve qu’il n’y a pas assez de couleurs dans le jardin de sa mère, cette dernière dit: « Quelle drôle de petite fille j’ai là! » et puis c’est tout.

Ensuite, l’auteur brise le rythme du récit en racontant l’histoire d’une petite fille inventée, Kalina, qui vit en Afrique et qui n’a pas la chance d’avoir des poupées. 13 pages sur les 57 pages du livre lui sont consacrées, comme si c’était un livre à l’intérieur d’un autre. Kalina vit dans un village, sa maison est une case faire de terre séchée et de tiges de paille, elle va cherche de l’eau au puit, sa mère passe la majeure partie de sa journée à écraser des grains de mil pour faire de la farine, elle n’a pas de jouets car sa famille est trop pauvre pour lui en acheter et elle s’éclaire à la lumière d’une chandelle la nuit. Au final, Kalina confectionne elle-même une poupée avec de la paille, du coton, des feuilles de maïs et de la liane. Kalina aime beaucoup sa poupée et ne manifeste pas vraiment le désir d’en avoir une autre, plus occidentale. Toutefois, Lucie va quand même entreprendre d’envoyer toutes ses poupées à Kalina par la poste, sans succès.

les poupées 2

Je n’ai pas aimé ce livre à cause de son côté décousu, malgré la présence d’un texte de qualité, de propos intéressants et d’une mise en page dynamique. Dommage.

Auteur(s) / illustrateur(s) : Françoise de Luca & Josée Bisaillon
Maison d’édition: Marchand de feuilles Bouton acheter petit
Année de publication: 2017
ISBN: 9782923896700
Public cible: À partir de 7 ans.
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La cuisine créole et africaine des p’tits cuistots

La cuisine créole et africaine des p'tits cuistotsÀ vos ustensiles, les p’tits cuistots. Découvrez plus de 100 recettes originales à réaliser pour épater vos parents et vos amis. Devenez un chef et apprenez à manger sain et équilibré.

Ce livre de recette spiralé est parfait pour les petites mains ! On y retrouve une photo de la recette terminée, la description de la recette étape par étape, avec des illustrations, le temps de préparation et des petits conseils supplémentaires pour réaliser la recette. Une fois ouvert, le livre prend la forme d’une pyramide ; il peut ainsi se tenir debout pendant la préparation de la nourriture ! Les pages en papier glacé sont aussi faciles à nettoyer. Une table des matières nous présente les six sections du livre: Les entrées, les plats, les desserts, les recettes plus consistantes (« Une faim de lion »), les recettes à base de fruits (« Un voyage fruité »), et les réactions chimiques en cuisine (« Le p’tit cuistot chimiste »). On peut aussi retrouver une recette en particulier à partir de l’index en fin d’ouvrage.

On indique sur chaque page de la région d’où provient la recette présentée. Il y a des recettes du Maghreb (par exemple le taboulé, le méchouia, le houmous libanais, le khiar bi laban ou la pizza turque lahmacun), de l’Afrique noire (par exemple l’ananas farci au cabri ou les bonbons du Gabon) et des îles françaises (par exemple les croquettes de crabe à la créole, les avocats farcis au thon, les sandwiches au cabillaud ou le jambalaya au poulet). Certaines recettes m’ont toutefois laissée perplexe: les pancakes en forme de serpent, les sablés en forme de singe ou les crêpes en forme de girafe ne sont pas à proprement parler des recettes africaines ou antillaises …

Le livre étant français, les recettes sont en gramme, on utilise la cuillère à café et à soupe, et les ingrédients n’ont pas la même appellation qu’au Québec (à titre d’exemple: les fraises Tagada, le sucre glace, la pâte à tartiner, la glace, ou les cacahouètes). Qu’à cela ne tienne, il est aisé de trouver l’équivalent québécois à tous ces termes ! Un petit tour sur le web, et hop ! les enfants seront prêts à cuisiner ! 🙂 À noter qu’il n’y a pas de mise en garde sur l’utilisation du four, l’utilisation d’un couteau ou les gestes sécuritaires à adopter dans une cuisine. On ne suggère pas non plus la présence d’un adulte pour soutenir à la réalisation des recettes. Je recommande donc à un lectorat mature et autonome en cuisine.

Je remercie les éditions Auzou de m’avoir offert ce livre.

Auteur(s) / Illustrateur(s) :  Nadine Picheny-Franck, Édith Fargnier & Sandrine Lamour
Maison d’édition : Auzou
Année de publication : 2015
ISBN : 9782733833919
Pubilc cible : À partir de 10 ans

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Loula part pour l’Afrique

Loula part pour l'AfriqueLoula est une petite fille bien seule. Bien sûr, elle a trois frères, mais ils sont insupportables. Quant à ses parents, ils sont bien trop préoccupés par leur carrière. Sa mère est chanteuse d’opéra et son père fabriquant de moustaches. Un jour n’y tenant plus, elle décide de quitter la maison et de partir pour l’Afrique. Elle emporte avec elle l’essentiel: son service à thé, un dessin et son chat en peluche. Installé devant la maison, dans la grande voiture noire de la famille, Gilbert le chauffeur lui propose de la conduire en Afrique puisque tel est son désir. La petite fille et l’homme vont ainsi à travers la ville faire un magnifique voyage imaginaire en Afrique grâce à la puissance de Gilbert de raconter ce pays, ses paysages, sa végétation, sans oublier sa faune terrifiante.

Quel bonheur de retrouver Loula, que je connaissais déjà et que j’apprécie beaucoup pour la capacité de l’auteure à capter l’imagination des enfants. Dans Loula part pour l’Afrique, la petite fille blonde, mécontente, décide que ça en est assez et qu’elle partira en Afrique, tiens, ça lui fera des vacances. Loula, accompagnée du majordome de la famille, passera l’après-midi à se croire en Afrique. Dans sa tête de petite fille, l’Afrique, c’est loin (très loin!), on y trouve des chimpanzés, des serpents, une jungle, des girafes, un désert, des piranhas et des chameaux. Au final, l’Afrique, c’est aussi un endroit entouré d’eau où on peut admirer les plus beaux couchers de soleil. Et, qui sait, ce n’est peut-être pas si loin que ça finalement… Même si l’imagination de la petite Loula est en quelque sorte un prétexte pour sortir quelques clichés sur le continent noir et qu’il s’agit clairement d’un point de vue d’une fille blanche de classe aisée, Loula part pour l’Afrique est une belle histoire sur l’autonomie, l’imagination et les repères familiaux. À noter qu’il n’y a pas de personnages noirs dans cet album.

Auteur(s) / illustrateur(s) : Anne Villeneuve
Maison d’édition: Bayard Canada Bouton acheter petit
Année de publication: 2013
ISBN: 9782895795612
Public cible: À partir de 3 ans
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