Le conte de Sidi

conte-de-sidiSidi est un jeune Mauritanien qui rêve d’apprendre à lire. Il quitte son village pour rejoindre la capitale. Là-bas, il fait la connaissance de Myriam et Olivier, avec lesquels il devient ami. « Sidi, Sidi, est-ce que tu connais des histoires? » leur demandent-ils. « Cric-crac, ouvrez grand vos oreilles et les yeux de vos coeurs! » répond Sidi, car il connaît bien des contes. N’est-il pas le petit-fils de Fatou la griotte? Mais il a aussi un grand rêve: découvrir les histoires mystérieuses qui se cachent dans les livres.       

C’est d’abord l’illustration de couverture qui m’a accroché l’oeil; celle-ci se déploie sur la première et la quatrième de couverture et montre un jeune garçon tout de bleu vêtu, l’air de vouloir nous raconter une merveilleuse histoire. Tout au long de l’album, les illustrations nous qui s’étendent parfois sur des doubles pages accompagnent avec justesse le texte sans l’étouffer. De nombreux détails graphiques se sont glissés ça et là; on s’amusera d’ailleurs à les identifier. Le texte et l’image se côtoient en un équilibre satisfaisant. Ce livre peut être utilisé à l’heure du conte auprès des élèves de 8, 9, 10 ou 11 ans avec lesquels on prendra le temps d’exploiter cet album. Très beau.

Auteur(s) : Annick Combier & Bénédicte Nemo
Maison d’édition: Cépages Bouton acheter petit
Année de publication: 2016
ISBN: 9791093266015
Public cible: À partir de 8 ans

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Les poupées

Qles poupées de luca bisaillonuand elle sera grande, Lucie voyagera. Elle dansera au son du tam-tam. Elle sera libre. Elle apprendra peut-être même à lire aux enfants ou soignera les malades, qui sait. Une chose est sûre : elle ne sera pas comme les adultes qu’elle connaît, ces gens prévisibles qui mettent les enfants dans des moules.

Les premières pages du livre ont su capter mon attention. On y découvre une petite fille blanche, Lucie, qui en sait déjà beaucoup sur les grands, par exemple qu’ils sont « extrêmement prévisibles. » Elle sait donc d’avance que sa tante Agathe lui offrira une poupée pour son anniversaire. Sauf que Lucie n’aime pas les poupées, pas plu qu’elle n’aime le rose et les robes. Lucie aime les livres, surtout ceux qui racontent des histoires de petites filles indépendantes et courageuses. Lucie aime aussi la géographie, l’aviation, les inventions, la science, marcher sous la pluie, grimper aux arbres, apprendre. En débutant ma lecture, je me suis dit « Ah, oui ! Un album féministe !  Allez, Lucie, détruis-moi les stéréotypes de genre! » Sauf que Les Poupées, ce n’est pas vraiment ça. Oui, Lucie n’est pas comme les autres filles, mais j’aurais tellement aimé que l’auteur creuse davantage ce sujet plutôt que de se perdre dans toutes les directions. Je m’explique. Lorsque la mère de Lucie lui dit « Mais toutes les petites filles aiment jouer à la poupée ! » et que Lucie s’étonne et répond « Je ne suis pas une petite fille alors ? » (p.8), sa mère est troublée et puis c’est tout. Lorsque Lucie explique que les « grands aiment les choses figées, et quand, par exemple, Lucie a besoin d’un nouveau vêtement ou d’une nouvelle paire de chaussures, samaman essaie toujours de l’influencer. « Tu ne préfères pas cette jolie robe avec des nœuds? », Lucie soupire et puis c’est tout. Lorsque Lucie tente de faire pousser des roses bleues car elle trouve qu’il n’y a pas assez de couleurs dans le jardin de sa mère, cette dernière dit: « Quelle drôle de petite fille j’ai là! » et puis c’est tout.

Ensuite, l’auteur brise le rythme du récit en racontant l’histoire d’une petite fille inventée, Kalina, qui vit en Afrique et qui n’a pas la chance d’avoir des poupées. 13 pages sur les 57 pages du livre lui sont consacrées, comme si c’était un livre à l’intérieur d’un autre. Kalina vit dans un village, sa maison est une case faire de terre séchée et de tiges de paille, elle va cherche de l’eau au puit, sa mère passe la majeure partie de sa journée à écraser des grains de mil pour faire de la farine, elle n’a pas de jouets car sa famille est trop pauvre pour lui en acheter et elle s’éclaire à la lumière d’une chandelle la nuit. Au final, Kalina confectionne elle-même une poupée avec de la paille, du coton, des feuilles de maïs et de la liane. Kalina aime beaucoup sa poupée et ne manifeste pas vraiment le désir d’en avoir une autre, plus occidentale. Toutefois, Lucie va quand même entreprendre d’envoyer toutes ses poupées à Kalina par la poste, sans succès.

les poupées 2

Je n’ai pas aimé ce livre à cause de son côté décousu, malgré la présence d’un texte de qualité, de propos intéressants et d’une mise en page dynamique. Dommage.

Auteur(s) / illustrateur(s) : Françoise de Luca & Josée Bisaillon
Maison d’édition: Marchand de feuilles Bouton acheter petit
Année de publication: 2017
ISBN: 9782923896700
Public cible: À partir de 7 ans.
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Le vélo rouge: l’histoire extraordinaire d’un vélo ordinaire

vélo rouge

Dans plusieurs coins du monde, le vélo est le meilleur moyen de transporter les récoltes et les produits à vendre au marché, ou alors de circuler sur les routes cahoteuses entre les villages éloignés. Le vélo rouge raconte l’histoire d’un vélo ordinaire qui, à travers le souhait d’un enfant, a changé des vies partout dans le monde.

Parfait pour la classe d’école, ce livre parle de l’importance d’aider et de recycler. Les enfants aimeront suivre le vélo rouge et découvrir quel travail il devra effectuer alors qu’il change plusieurs fois de propriétaire. Le livre se termine par un dossier documentaire intitulé « Ce que tu peux faire pour aider », comprenant liens internet et capsule informative sur le Burkina Faso. Il y a également une note à l’usage des parents et des enseignants en fin de livre: Pour faire participer les enfants, servez-vous du récit Le vélo rouge comme élément déclencheur d’un évènement consacré au vélo et/ou au partage.

Auteur(s) / illustrateur(s) : Jude Isabella & Simone Shin
Maison d’édition: Bayard Canada Bouton acheter petit
Année de publication: 2015
ISBN: 9782895796862
Public cible: À partir de 9 ans

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Je m’appelle Baraka

Baraka_HRDans ce récit basé sur une histoire vraie, l’auteur raconte la vie de Baraka, un jeune orphelin Kenyan atteint d’un handicap physique. Malgré sa bonne volonté, sa grand-mère, qui s’occupe déjà de huit cousins, est confrontée à un choix difficile… Qu’adviendra-t-il de Baraka?

Un bel album pour enfants plus vieux sur la beauté intérieure et la résilience. De magnifiques illustrations accompagnent un texte généreux à la lecture agréable. Une belle occasion pour discuter avec les enfants de la pauvreté, les liens familiaux et l’aide internationale. Un dossier avec photos à la fin du livre raconte la véritable histoire de Baraka, de sa famille, de l’orphelinat où il a été emmené et de l’aide qu’il a reçu.

Auteur(s) / illustrateur(s) : Éric Walters & Eugenie Fernandes
Maison d’édition: Éditions Scholastic Bouton acheter petit
Année de publication: 2015
ISBN: 9781443143295
Public cible: À partir de 6 ans

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