Comment ne pas se faire manger par les ours

Comment ne pas se faire manger par les ours

Un jeune observateur d’ours en herbe s’aventure au pays des ours… Mais rencontrer les créatures poilues en chair et en os, qu’il s’agisse d’un ours brun ou d’un ours noir, risque d’être plutôt dangereux. Heureusement, notre protagoniste et son ours en peluche ont plus d’un tour dans leur sac!

Cet album automnal a pour personnage principal un garçon au teint brun qui brise le quatrième mur et s’adresse directement au lecteur. Il nous montre les pages de son carnet d’observation d’ours et nous pose des questions. Les illustrations donnent à voir des situations cocasses et drôles, comme lorsque le personnage utilise de la gomme à mâcher ou ses sous-vêtements pour faire fuir les ours. On retrouve aussi dans le récit un clin d’œil au conte « Boucle d’or et les trois ours ». Un livre jeunesse drôle, parfait pour les lecteurs autonomes ! Ce livre est aussi un plaisir à lire à voix haute. (Vous avez dit « heure du conte »? 😉 )

comment ne pas se faire manger par un ours 1

Auteur(s) / illustrateur(s) : Michelle Robinson & David Roberts
Maison d’édition: Éditions ScholasticBouton acheter petit
Année de publication: 2019
ISBN: 9781443149761
Public cible: À partir de 4 ans
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Violette

violette Tania Duprey StehlikViolette, c’est le nom d’une fleur de couleur violette. C’est aussi le nom d’une petite fille. Violette va à l’école avec des enfants de toutes les couleurs. Certains sont rouges, d’autres sont jaunes et quelques-uns sont bleus. Mais Violette est la seule qui soit violette. Quand l’une de ses camarades fait une remarque sur la couleur de sa peau, elle comment à se demander… Pourquoi suis-je Violette ?

Cette histoire se déroule lors de la rentrée scolaire. Le personnage principal, Violette, est très nerveuse à l’idée d’aller à l’école et craint de ne pas pouvoir se faire des amis. Timide, elle fait tout pour passer inaperçue. Sa première journée d’école se passe plutôt bien. Ce n’est qu’au moment où son père vient la chercher à la fin de la journée que Violette est affectée par les commentaires des autres élèves sur la couleur de sa peau. Tous se demandent qui était cet homme bleu venue la chercher. Violette répond fièrement que c’est son père, mais les autres élèves n’en reviennent pas : « Ton père est BLEU? », « Pourquoi est-il bleu et pas toi ? » s’exclament-ils, décontenancés. Violette ne sait pas quoi répondre et s’inquiète à l’idée de retourner à l’école pour y subir de nouvelles moqueries. Et puis, elle ne comprend pas très bien pourquoi elle n’est ni rouge, ni bleue, comme ses parents.

Pour faire accepter son métissage à sa fille, la mère de Violette lui explique qu’en mélangeant du rouge et du bleu, on obtient une jolie couleur violette et que plusieurs personnes dans le monde sont violets, même s’il n’y en a peut-être pas dans la classe de sa fille. Elle conclut en disant à Violette qu’elle ne devrait pas se soucier de ressembler aux autres, qu’il faut être soi-même et que les gens devraient l’aimer pour ce qu’elle est, peu importe sa couleur. Ce message positif résonnera chez les enfants métissés qui eux aussi ont des parents de couleur différente qu’eux. Quelle bonne idée d’avoir fait cette analogie avec les couleurs: les couleurs primaires sont celles des personnes non métissées, alors que les couleurs secondaires sont celles des personnes métissées.

Les illustrations, naïves et aux traits nerveux, éclatent de couleur. On ne voit jamais entièrement les parents de Violette. On aperçoit un bout de bras par-ci, un pied par-là. Sur l’une des pages, une nouvelle amie de Violette partage son repas en lui offrant une pomme. L’enfant à qui j’ai lu ce livre a cru qu’il s’agissait une pomme pourrie et s’est demandé pourquoi on lui offrait des choses vilaines ! C’est fou ce qu’un petit coup de crayon en trop peut changer toute l’interprétation que l’on peu avoir d’une illustration. J’ai trouvé le texte un peu verbeux et long par moment. Certaines pages ont peu de texte alors que d’autres en ont énormément, ce qui mine l’équilibre global du livre dans sa mise en page. Un très bel album malgré tout, qui peut être utile pour entamer une conversation sur l’acceptation de soi.

Auteur(s) / illustrateur(s) : Tania Duprey Stehlik & Vanja Vuleta Jovanovic
Maison d’édition: Scholastic Bouton acheter petit
Année de publication: 2010
ISBN: 9781443101745
Public cible: 6 à 9 ans.
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Vive l’automne !

vive l'automneCe livre écrit par Diane Muldrow et traduit de l’anglais par Lucie Duchesne fait découvrir aux enfants ce qui caractérise l’automne : Le temps qui devient plus froid, les feuilles qui se colorent de rouge et tombent, les animaux qui se préparent pour l’hiver, ainsi la saison des pommes et des citrouilles. Chaque page est accompagnée d’une courte phrase simple conjuguée au présent de l’indicatif. Les enfants de première et deuxième année du primaire seront donc capable de lire ce petit album seul. Les illustrations crayonnées sont colorées et les personnages sont d’origines diverses. Parmi ceux-ci, on compte un garçon et une fille noire qui sont présents sur plusieurs pages (mais pas toutes). Leur représentation étant positive et leur présence normalisée, je conseille ce livre ! J’aurais toutefois aimé un petit glossaire afin de définir les mots les plus difficiles (par exemple : « ratissons », « prévoyants » ou « délice »), ou encore un petit jeu pour apprendre ce qu’est l’automne (par exemple : trouver l’intrus). Très bon tout de même !

Auteur(s) / illustrateur(s) : Diane Muldrow & Jill Dubin
Maison d’édition: Scholastic
Année de publication: 1998
ISBN: 0439004160
Public cible: À partir de 3 ans

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La ruelle

la ruelle« Élodie, je reviens. Attends-moi deux minutes. » Mais Élodie n’attendra pas son papa. Elle s’aventurera dans la ruelle. SEULE. Quelles découvertes y fera-t-elle ?

Les pages de garde nous font découvrir la ruelle qui s’étend derrière chez Élodie. On reconnaît facilement les ruelles montréalaises, avec leurs arbres matures, leurs jardins communautaires, leurs écureuils , leurs clôtures dépareillées, leurs sols couvert de jeux d’enfants et leurs cordes à linge. Dans la ruelle qui borde la maison d’Élodie, on y découvre les maisons des voisins : Aimée, chez monsieur Lagacé, Madame Lavoie, Monsieur Bélair, Monsieur Brochu, Madame Bernard et son bouvier, Monsieur Desjardins et les fourmis. Le lecteur s’amusera à se référer aux pages de garde pour se repérer dans l’histoire et imaginer lui-même tout ce qui se passe dans cette ruelle.

Le texte est écrit au présent et à la première personne du singulier. C’est en effet le point de vue d’Élodie que l’on découvre tout au long du récit. Élodie qui saute comme dans une marelle, Élodie qui tourne sur elle-même tel une toupie, Élodie qui explore, Élodie qui découvre. On la suit dans ce court moment de découverte où elle rencontrera une nouvelle amie. Leur rencontre d’ailleurs est savoureuse: elles se font des grimaces, puis éclatent de rire. C’est le début d’une nouvelle amitié. Élodie est Noire et vit une existence typiquement montréalaise. On ne mentionne rien sur ces origines. Élodie est simplement une petite fille qui vit dans une maison donnant sur une ruelle arrière. C’est tout.

Le format à l’italienne de cet album splendide rappelle, par sa longueur, la linéarité des ruelles montréalaises. Les auteurs ne s’empêchent pas quelques fantaisies en optant de manière impromptue pour une mise en page verticale; il faudra donc tourner l’album de sens pour continuer la lecture. Un récit du quotidien drôle et touchant par sa familiarité. Le texte, majoritairement en prose, intègre de manière harmonieuse des phylactères empruntés aux bandes dessinées lorsqu’il y a présence de dialogues, parfois en hors-champs. Je recommande vivement !

la ruelle 2

Auteur(s) / illustrateur(s) : Céline Comtois & Geneviève Després
Maison d’édition: D’eux Bouton acheter
Année de publication: 2017
ISBN: 9782924645161
Public cible: 4 à 11 ans.
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Moi aussi ! Moi aussi !

Moi aussi moi aussi 2Catherine et Fabiane deviennent très vite de bonnes amies. Plus leur amitié grandit, plus elles découvrent qu’elles se ressemblent. Comme des sœurs ou, pourquoi pas, des jumelles! D’ailleurs, Catherine souhaite tellement être identique à son amie que parfois elle oublie… de dire la vérité.

J’ai bien aimé cet album coloré et frais qui aborde le thème de l’amitié, de l’enfance et de l’affirmation de soi. La meilleure amie du personnage principal, prénommée Fabiane, est une fillette au teint brun et aux longs cheveux crépus qui sont difficiles à brosser. Elle vient du Midi, en France et son accent charme beaucoup les autres élèves de sa classe, dont plusieurs sont noirs. L’amitié entre Fabiane et Catherine est si vive, si belle, si authentique que les enfants n’auront aucun mal à s’y identifier. Le récit, bien mené, intègre des bulles empruntées aux bandes dessinées. Les illustrations colorées nous informent avec subtilité du temps qui passe (par exemple, on remarque les arbres ornés de feuilles vertes au début du livre et les feuilles d’automne vers la fin). Voilà une histoire du quotidien qui se termine bien et que les enfants de 6, 7, 8 ans pourront lire seuls. Très bon !

Moi aussi moi aussi

Auteur(s) / illustrateur(s) : Mireille Messier & Yves Dumont
Maison d’édition: Éditions de la Bagnole Bouton acheter
Année de publication: 2017
ISBN: 9782897142117
Public cible: À partir de 6 ans

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Les citrouilles: rondes et orangées

citrouillesJ’ai pensé à vous: le temps des citrouilles est à nos pieds et je vous ai déniché le livre parfait pour les petits. Petit résumé:

« Allons dans un champ de citrouilles! Découvre comment poussent les citrouilles et tout ce qu’on l’on peut faire avec. Sculpte une citrouille-lanterne et fais rôtir les graines. Miam! Que se passe-t-il en automne? Découvre-le avec la collection Vive l’automne! Dans cette collection: Les animaux, les citrouilles, les pommes, les feuilles au cours des saisons. »

Il y a dans ce livre une table des matières, un glossaire et un index. Il comprend également une recette de graines de citrouilles rôties. Pour aucune raison particulière, les personnages de ce livre sont noirs et leur présence contribue à une plus grande visibilité des personnes noires en littérature jeunesse.

les citrouilles 2

Auteur(s) / illustrateur(s) : Martha E. H. Rustad & Amanda Enright
Maison d’édition: Éditions scholastic
Année de publication: 2013
ISBN: 9781443129800
Public cible: 4 à 7 ans

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Il faut ranger

faut rangerC’est l’automne, il fait beau dehors. Un garçon aimerait bien aller jouer dehors avec ses amis. Mais avant, il doit ranger sa chambre!

Pouvant être lu à un enfant dès l’âge de 3 ans, ce livre peu aussi être lu par un débutant lecteur (5-6 ans). Une phrase simple par page. Illustrations attrayantes. Couverture souple.

Auteur(s) / illustrateur(s) : Patricia Jensen & Anthony Lewis
Maison d’édition: Éditions Scholastic
Année de publication: 1990
ISBN: 0439942071
Public cible: 3 à 6 ans

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