Yatandou

yatandouChaque jour, à l’ombre du baobab, Yatandou pile le mil avec les femmes de son village. Toutes ensemble, elles rêvent d’une vie meilleure…

Ce sont d’abord les illustrations qui m’ont marqué à la lecture de cet album. Faites de coups de peintures et de couleurs chaudes, elles sont pleines de reliefs et de détails. Le texte comprend quelques mots en bambara. Ce livre d’images s’adresse aux enfants âgés de 10 ans et plus qui lisent déjà de bons romans. Les femmes occupent une place centrale dans le récit. Elles s’organisent pour faire de leur existence une vie meilleure. Un livre excellent !

Auteur(s) / illustrateur(s) : Gloria Whelan & Peter Sylvada
Maison d’édition: Le Sorbier
Année de publication: 2008
ISBN: 9782732039190
Lectorat cible: 10 ans et plus

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Les couleurs de la pluie

les couleurs de la pluie winter«Depuis des siècles, en Afrique du Sud, les femmes du Lesotho peignent leurs maisons. Leurs dessins sont des prières adressées aux ancêtres afin qu’ils leur envoient la pluie.»
Dans son village souffrant de la sécheresse, la petite Elsina souhaite très fort pouvoir peindre les murs de la maison pour faire venir la pluie, comme le fait sa maman. Et voici que l’occasion lui en est donnée lorsque l’on ajoute une nouvelle pièce pour la venue d’un petit frère. Elsina peint de tout son cœur les motifs qu’elle voit en rêve : des nuages blancs, des nuages noirs chargés de pluie, le sorgho qui fleurit, les montagnes et le ciel. Si bien qu’un jour, les nuages arrivent et que la pluie finit par tomber. «Les ancêtres t’ont écoutée Elsina!»

Le texte est  parfois présenté dans des phylactères colorés, mais il n’y a pas de dialogues et ce n’est pas une bande dessinée. J’ai trouvé ce choix particulier car il n’ajoute pas grand chose au récit. Toutefois, les illustrations vives et colorées m’ont charmées. On dirait des tableaux aux couleurs claires et aux traits bien nets. L’auteure rend avec subtilité et poésie le temps qui passe, les saisons qui vont et viennent, le petit frère qui naît et grandit. Chaque pluie efface les dessins d’Elsina qui repeint chaque fois sa maison. Voilà donc un récit du quotidien qui ne rend pas exotique les personnages noirs. Plutôt, il rend compte d’une coutume sud-africaine avec respect et créativité. Couverture rigide.

Pistes d’exploitation en milieu scolaire ou à la maison:

Vous pouvez, comme le personnage principal du livre, peindre la fondation extérieure de votre maison à la craie ou à la peinture lavable ou l’entrée de votre stationnement si vous n’en avez pas. N’hésitez pas à questionner vos enfants et à discuter avec eux de votre lecture de ce livre: De quelle couleur est la pluie ? A-t-elle une couleur ? Plusieurs ? Es-tu heureux-se lorsqu’il pleut? À ton avis, à quoi sert la pluie ? En classe, vous pouvez utiliser cet album pour enseigner aux élèves comment les plantes utilisent l’eau pour se nourrir et comment les humains cultivent la terre. Amusez-vous !

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Auteur(s) / illustrateur(s) : Jeanette Winter
Maison d’édition: Gallimard Jeunesse
Année de publication: 2004
ISBN: 2070559955
Public cible: 4 à 9 ans

Vous aimerez peut-être: Il serait intéressant de lire ce livre en parallèle avec Pourquoi je dois économiser l’eau ? pour discuter de l’abondance de l’eau et de sa gratuité au Québec, puis de sa rareté en Afrique du Sud.

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Ma chèvre Karam-Karam

karam karamDeux amis, Konta et Samba, vont en pirogue au marché. Konta doit y vendre ses poissons, Samba veut y vendre sa chèvre. Les poissons n’ont plus leur mot à dire, la chèvre si. En tout cas, elle le pense. Et cette chèvre a décidé qu’elle ne serait pas vendue au marché. C’est une chèvre très intelligente. Elle sait que si elle se jette à l’eau, l’un des garçons va se lancer à sa poursuite. Elle sait qu’elle nage plus vite que lui, qu’elle court plus vite que lui, et qu’elle est bien plus maligne que lui. Elle sait qu’elle peut lui faire passer la pire matinée de sa vie, et ne jamais le laisser l’attraper. Mais elle sait aussi, cette petite chèvre, qu’elle a besoin d’un allié, d’un ami. Pour être sûre de ne jamais être vendue au marché. Et aussi parce qu’il est bien plus agréable d’avoir un ami qu’un ennemi. Et peut-être même parce qu’elle commence à éprouver de la compassion pour son pauvre poursuivant. Alors, après avoir mis toute son intelligence à l’épuiser, elle va mettre toute son intelligence… à se faire pardonner. (c) L’École des Loisirs

Les illustrations sont particulièrement douces et apaisantes. On s’y perd à les regarder longuement, avec leurs couleurs en tons de beige et leurs prises de vues originales. Quel bel équilibre de page en page! Sans lire le texte, les illustrations racontent elles-mêmes une histoire cohérente et complète. Le texte, toujours bien placé, ne casse pas la mise en page, bien au contraire; il la renforce avec doigté.

Le récit m’a plu. J’adore ces tranches de vies de contrées lointaines car elles me font voyager. Sans jugement, Ma chèvre Karam-Karam raconte l’histoire d’un garçon, d’une chèvre, et d’une journée ordinaire. Rassurant, chaleureux, plaisant. J’ai beaucoup aimé! L’avez-vous lu?

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Auteur(s) / illustrateur(s) : Satomi Ichikawa
Maison d’édition: L’École des loisirs
Année de publication: 2005
ISBN: 2211081975
Public cible: 5 à 7 ans.
Vous aimerez peut-être: Les récits de Satomi Ichikawa me rappellent ceux de Dominique Mwankumi. Utilisant les mêmes couleurs chaudes, les deux auteurs, l’un japonais, l’autre congolais, racontent tous deux la quotidienneté d’enfants africains.

Avez-vous lu ce livre à un enfant? Partagez votre expérience dans les commentaires!