Cher corps, je t’aime

Cher corps je t'aimeEt si la clé était d’aimer son corps avec tous ses petits « défauts » et d’accepter être parfaitement imparfaite ? Cher corps, je t’aime invite les jeunes filles à apprécier et à célébrer leur corps, et tout ce dont il est capable.

Ce charmant petit ouvrage encourage les filles à voir au-delà de leur enveloppe corporelle et à s’accepter telles qu’elles sont. On y retrouve des conseils pratiques et simples pour développer et renforcer une image corporelle positive: Dresser une liste de toutes les choses que ton corps te permet de faire (écouter de la musique; créer avec tes mains) ; Prendre soins de ton corps et de ton esprit (faire une promenade en nature; prendre des photos) ; Être à l’écoute de ton corps (quand manger; quand te reposer). Il faut enseigner très tôt aux jeunes filles que le plus important est d’être à l’aise avec soi-même.

Au niveau de la représentation, on retrouve dans cet album plusieurs filles noires: l’une pirate, l’une aux cheveux crépus, l’une atteinte de Vitiligo, l’une qui ne craint pas de montrer ses vergetures, l’une portant un TWA (très petit afro), l’une qui peint, l’une qui joue au volleyball, l’une en fauteuil roulant car elle n’a pas de jambes et l’une queer. J’ai adoré ce livre aux illustrations douces et rassurantes qui donnent à voir des corps normaux, comme celui que nous avons tous, mais qui n’est jamais ouvertement montré dans les médias. Franchement, chapeau ! 

Coup de coeur !

Cher corps je t'aime 2

Auteur(s) / illustrateur(s) : Jessica Sanders & Carol Rossetti
Maison d’édition: Crackboom!  Bouton acheter petit
Année de publication: 2019
ISBN: 9782898021121
Public cible: 10 ans et plus
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règles quelle aventure

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Sarah & Sac-à-Puces: Un poney dans l’ascenseur

Sarah et sac-à-puces poney dans ascenseurSarah vient d’emménager dans un immeuble avec sa mère. Elle essaie de se faire des amis mais les enfants refusent de jouer avec elle. Alors qu’elle s’isole, elle découvre un livre sur les Indiens et rêve d’avoir un cheval comme eux. Devant le refus de sa mère, elle cherche quelque chose de plus petit et trouve un étrange poney dans le magasin Bric & Broc…

Dans ce roman, on rencontre une petite fille qui tente de s’intégrer à un nouveau milieu. Les enfants, méchants et méfiants, lui disent de retourner d’où elle vient. Il y a plusieurs niveaux de lecture: Revenir d’où elle vient, est-ce son ancien quartier, ou bien quelque chose de plus profond, induit à cause de la couleur de sa peau? On ne le saura jamais, mais j’ai adoré cette liberté offerte au lecteur d’y voir ce qu’il veut bien voir; chaque enfant aura sa propre interprétation. Parents, pourquoi ne pas en profiter pour lire ce roman en même temps que vos enfants et de discuter avec eux de ce qu’ils ont compris de l’histoire ?

Le père de Sarah est absent. Où est-il ? On l’ignore. Mais Sarah le mentionne quand même lorsqu’elle dit aimer les Indiens car ils ont les cheveux noirs et lisses « comme les siens et ceux de son père ». Sarah est très belle avec son teint brun et sa tignasses frisottée. Sa maman, elle, est blanche et a les cheveux blonds. Ces informations nous sont données par les illustrations car la couleur de la peau n’est jamais mentionnée dans le récit. On pourrait même penser qu’il s’agit d’une simple histoire sur l’arrivée dans un nouvel appartement. Et puis, les amoureux des chiens seront servis, le chien de l’histoire est à croquer ! Ainsi, le roman traite avec légèreté de l’exclusion et de la discrimination, notamment à travers ce chien dont tous les enfants se moquent parce que ce n’est pas un poney et qu’il a d’ailleurs une drôle de tête. Quand ils découvrent que c’est surtout un bon compagnon, chien ou poney, soudain l’apparence n’a plus d’importance. Et à travers une aventure avec Sac-à-Puce, Sarah parviendra à s’intégrer elle aussi.

J’ai adoré le caractère de Sarah: fougueux, curieux, plein d’imagination. Elle ne baisse pas les bras et n’hésite pas à exprimer son mécontentement. Franchement, j’ai adoré ce roman qu’il vous faut lire au plus vite !

Coup de cœur ! 

 

Sarah et sac-à-puces poney dans ascenseur 2

 

Sarah et sac-à-puces poney dans ascenseur 3

Auteur(s) / illustrateur(s) : Jan Birck
Maison d’édition: Alice éditionsBouton acheter petit
Année de publication: 2019
ISBN: 9782874263743
Public cible: À partir de 9 ans

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Naïma et la magie du cirque

Naïma et la magie du cirque (Kinra Girls)Chez Naïma, la vie est gaie, entre des parents aimants et quatre petits frères turbulents. Pourtant, l’argent manque souvent… Alors, quand vient son anniversaire, Naïma ne s’attend pas à ce que son rêve se réalise : des cours à l’école du cirque ! Ce sera le début d’une grande aventure.

Les Kinra Girls sont cinq jeunes filles talentueuses venues des quatre coins du monde. Loin de chez elles, elles vont comparer leurs différences culturelles et devenir amies pour la vie. Dans La magie du cirque, on découvre l’histoire de Naïma avant leur rencontre. Je n’ai pas lu les autres titres des Kinra Girls en entier; sachez que ce titre se lit très bien indépendamment des autres.

Naïma est américaine. Son père est blanc et sa mère, noire. Cette dernière est originaire du Bénin et transmet régulièrement à ses enfants la culture de se pays: la langue fon, la caleta (danse de rue enfantine), les contes traditionnels, etc. La famille est nombreuse et a des soucis financiers. On dit d’ailleurs que le père se rend au travail à vélo, non pas par choix ou conscience écologique, mais parce qu’il n’a pas les moyens de s’acheter une voiture. 

Naïma est entourée de personnages d’origines diverses qui se soucient d’elle et avec qui elle entretient des liens sains: la voisine haïtienne qui lui chante des chansons traditionnelles et lui raconte des histoires de son pays, Fat Eddy le patron (blanc) de son père qui travaille à Coney Island, ou encore Funny Billy un afro-américain qui l’initie aux arts du cirque. Devant son talent naturel pour cette discipline, d’autres enfants commencent à éviter Naïma par jalousie. Le récit se termine toutefois avant que l’on sache comment Naïma vit cette situation. D’ailleurs, le récit, lent au début et précipité à la fin, manque d’une ligne directrice claire. On parvient tout de même a bien cerner le personnage de Naïma auquel on s’attache sans difficulté. En fin d’ouvrage, on retrouve un dossier « pour en savoir plus » où l’on parle du boubou (vêtement traditionnel) et de la tradition orale africaine.

L’univers dans lequel évolue Naïma est somme tout assez genré, et on réitère régulièrement qu’elle est une fille par toute sorte de petits clins d’œil sur ce qui est approprié ou pas pour elle de faire. Par exemple, à à l’école, ses deux frères font toujours semblant de ne pas la voire car « on ne parl[e] pas aux filles devant les copains. C’est la honte, quoi! » (p.94) Naïma n’est pas dérangée par cela et trouve cela normal. Autre exemple, on lui dit de ne pas faire la roue car elle porte une jupe (alors qu’on aurait pas l’idée de surveiller et contrôler la manière dont les garçons s’habillent ou ce qu’ils font). Troisième exemple: alors qu’un garçon (Rico) cherche la bagarre après avoir provoqué Naïma, un intervenant lui dit: « Tu ne dois pas frapper les autres, surtout pas une fille qui t’arrive à l’épaule » (p.98) C’est bien sûr à Rico de s’excuser, mais il dit simplement qu’il la pardonne (!). Naïma se défend en disant que c’est à lui de s’excuser, mais l’intervenant dit qu’au moins, Rico a « fait un effort ». Ainsi, il est acceptable pour un garçon de se montrer violent; l’important est qu’il « fasse l’effort » de se contrôler. Eh, misère…

[SPOILERS] Plus loin dans le récit, Rico tourmente Naïma et va même jusqu’à lui empoigner le bras. La jeune fille se libère de son emprise et se met à courir. Alors que Rico est à sa poursuite, il trébuche et se retrouve les pieds dans le vide du haut d’un immeuble de six étages. Naïma ne peut se résoudre a le laisser tomber à une chute qui lui serait mortelle et elle décide de lui venir en aide. Gêné et reconnaissant, Rico se traite lui-même de « gros nul » et affirme que toute personne qui s’en prend à Naïma ou lui fait des problèmes aura désormais affaire à lui. Ce qui m’a dérangé dans ce passage, c’est qu’à aucun moment Rico ne s’excuse de son comportement macho et violent. De plus, il demeure agressif envers les autres; ce n’est que Naïma qui sera épargnée car elle lui a sauvé la vie. Pis encore, Naïma aura beau lui dire que sa protection n’est pas nécessaire, Rico continuera de la suivre partout contre son gré, de se mêler de ses affaires et de la surprotéger. Bonjour l’absence de consentement. [FIN SPOILERS]

Bref, Naïma et la magie du cirque est un roman intéressant avec des personnages réalistes, mais qui véhicule des messages auxquels je n’adhère pas. Parents, vérifiez si ces messages vous conviennent ou préparez-vous à discuter de cette lecture avec votre enfant avant de lui offrir ce roman. Après tout, tout se lit; mais une bonne discussion sur ses lectures permet parfois de relativiser les choses et constitue un moment d’apprentissage privilégié pour les enfants. À vous de juger.

Auteur(s) / illustrateur(s) : Moka & Anne Cresci
Maison d’édition: PlayBacBouton acheter petit
Année de publication: 2018
ISBN: 9782809661934
Lectorat cible: 8 à 12 ans
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Pain-doré

pain doré winters thisdale éditions isatisFanny, moitié jamaïcaine, moitié québécoise, déteste le surnom qu’on lui a donné à l’école, «Pain-Doré». Elle est donc épouvantée quand elle entend un camarade de classe le lui crier alors qu’elle se promène avec sa grand-mère. Pire encore, Nan-ma, qui est aveugle, veut connaitre l’origine de ce nom. Comment Fanny peut-elle décrire la couleur de sa peau à quelqu’un qui ne l’a jamais vue ? Une façon poétique et savoureuse de parler de nos différentes couleurs de peau !

Dans Pain-Doré, on rencontre Fanny, jeune métisse troublée par les surnoms que ses camarades de classe lui donnent à cause de son accent et de sa couleur de peau. Elle n’aime pas lorsque des inconnus font des commentaires sur ses cheveux ou la questionnent sur sa manière de parler. Une conversation avec sa grand-mère aveugle lui fera voir le monde d’une manière nouvelle. Pour aider sa Nan-ma a imaginer les couleurs de peau, elles trouvent ensemble toutes sorte de manières de les décrire: le thé après y avoir ajouté du lait, du yogourt à la pêche, un pain aux bananes, du sirop d’érable, noix de coco grillée, miel à la canelle, tartinade au chocolat et aux noisettes, etc. Les illustrations hyper-réalistes sont à couper le souffle et sont judicieusement cadrées. Le texte capture un moment du quotidien, une tranche de vie à laquelle bien des enfants noirs ou métisses pourront s’identifier. Au final, Fanny s’appropriera son surnom et le portera fièrement.

Pistes d’exploitation en milieu scolaire ou en famille:

  • Dans le livre, Fanny réalisera que les personnes blanches (comme sa mère, par exemple) ne sont pas vraiment blanches. Du moins, « pas de la même façon que la neige est blanche ». Que veut-elle dire par là ?
  • Repère dans le texte toutes les manières que Fanny et Nan-ma utilisent pour écrire les couleurs de peau.
  • Trouve toi aussi une manière de décrire la couleur de ta peau en utilisant des aliments.
  • Avant de lire le livre, regarde la page couverture et le titre. À ton avis, de quoi parlera ce livre ?
  • Pourquoi les enfants de l’école appellent-ils Fanny « Pain-doré »?
  • À la fin de l’histoire, Fanny est-elle toujours triste qu’on lui ait donné ce surnom ? Justifie ta réponse.
  • La mère de Fanny vient du Canada et son père, de la Jamaïque. Et toi, sais-tu d’où viennent tes parents ?
  • Penses-tu que la couleur de peau est quelque chose d’important ?
  • Combien y a-t-il de couleur de peau dans ton école ? Ta classe ? Ta famille ?

Les éditions de l’Isatis ont également dévelopé une fiche pédagogique sur ce livre. N’hésitez pas à la consulter !

Auteur(s) / illustrateur(s) : Kari-Lynn Winters & François Thisdale Bouton acheter petit
Maison d’édition: Éditions de l’Isatis
Année de publication: 2018
ISBN: 9782924769362
Public cible: À partir de 9 ans
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L’attaque des cubes

L'attaque des cubes Marine CarteronDepuis que le magasin Cubetout a ouvert ses portes, des événements très étranges se passent dans le quartier d’Antoine et Vénus. Toutes les personnes qui ont eu le malheur de passer dans cette boutique, dédiée au jeu vidéo Minecraft, en sont ressorties transformées… Comme zombifiées ! Et si Cubetout était une passerelle permettant à Minecraft de nous envahir ? Antoine et Vénus vont lâcher les manettes pour sauver le monde !

Qu’on se comprenne bien: le personnage principal de ce roman est Antoine, un garçon blanc. C’est d’ailleurs lui qui nous raconte l’histoire. Par contre, sa meilleure amie, Vénus, est noire et a un fort caractère. Elle n’hésite d’ailleurs pas à raturer ce qu’écrit Antoine et à laisser des notes en bas de page dans le texte ! On a donc régulièrement son point de vue. Elle apparaît aussi sur la page de couverture et c’est bien souvent grâce à son courage que le récit avance (car Antoine se révèle plutôt peureux et retiré). La première description de Vénus nous arrive au quatrième chapitre, alors que la nuit tombée, Antoine et Vénus se rencontrent devant le magasin Cubetout:

Derrière moi, deux rangées de dents blanches, barrées d’un fil de métal, flottent au milieu de nulle part. […] Comme sa peau et ses cheveux sont aussi noirs que la nuit, on ne voit que ses dents et le blanc de ses yeux. J’ai l’impression d’être en face du chat bizarre d’Alice aux pays des merveilles. (p.23)

C’est un peu maladroit. Non, les personnes noires n’ont pas les yeux et les dents qui brillent dans le noir. Généralement, dans le noir, on voit une personne ou on ne la voit pas. Ça m’embête un peu d’avoir à le spécifier, car il me semble que c’est une évidence. Malgré cette petite maladresse, Vénus est un personnage vraiment intéressant. Elle est féministe (même si elle n’a peut-être pas les mots pour le dire en raison de son jeune âge), se bat pour l’égalité hommes-femmes et aimerait qu’il y ait davantage de joueuses de jeu vidéo (surtout sur Minecraft!) Elle aime l’école et y excelle, et projette sérieusement de devenir présidente de la République française. Ses défauts ? Elle lève souvent les yeux au ciel et est mauvaise perdante. Vénus est donc un personnage bien développé et nuancé.

On retrouve plusieurs références à la culture populaire et à l’univers des jeux vidéo dans le roman. Chaque chapitre est accompagné d’une barre de progression, comme celle que l’on retrouve souvent dans les jeux en ligne. Cela pourrait plaire à certains lecteurs récalcitrants qui préféreraient justement jouer à Minecraft plutôt que de lire un livre ! L’enquête nous tient en haleine jusqu’à la fin. L’attaque des cubes est un bon roman pour les jeunes avec un personnage secondaire noir qui ne laisse pas sa place au premier venu.

L’attaque des cubes
Auteur(s) / illustrateur(s)
: Marine Cateron Bouton acheter petit
Édition: Rouergue, 2018
ISBN: 9782812616785
À partir de 9 ans

Ce livre vous a plu?
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Le voyage de Nyéba

nyeba-voyageLe maman de Nyeba est très malade. Pour la sauver, le grand féticheur réclame une branche de cet arbre rare qui, très loin d’ici, réunit bourgeons, fleurs et fruits. Maligne et courageuse, Nyéba est prête à tout affronter pour sauver sa mère. Un matin, sous l’oeil curieux d’un bel oiseau bleu, elle prend le chemin qui quitte le village…

La maison d’édition Rue du monde nous offre avec Le voyage de Nyéba un très bel album prenant la forme d’un récit initiatique. Les paysages africains sont illustrés à l’aide de couleurs chaudes et de traits de pinceaux maîtrisés. Prévoyez une trentaine de minutes avant de finir la lecture de ce conte, 40 minutes si vous faites deux ou trois arrêts en cours de route pour questionner l’enfant à qui vous faites la lecture, et 1 heure si vous souhaitez pousser la lecture plus loin avec une discussion autour du livre. Ce livre peut être adapté à la lecture avant le dodo. Vous pourriez alors partager la lecture avec votre enfant: vous lisez la majorité du texte, mais l’enfant devra lire les dialogues. Car méfiez-vous, ce n’est pas parce qu’un enfant à atteint l’âge scolaire qui n’appréciera plus se faire faire la lecture.

Le texte est très bien écrit et on se laisse facilement emporter par la plume d’Yves Pinguilly. Le récit se dévoile peu à peu, en plusieurs péripéties qui se succèdent et laissent au pied de Nyéba autant d’obstacle à surmonter avant de pouvoir arriver à ses fins. Extrait:

Un peu plus tard, quand elle tourna la tête, elle vit un très vieil éléphant tout près d’elle. Celui-là s’était éloigné du troupeau, pour mourir sans doute. Nyéba le savait, la mort est un vêtement que les animaux, comme les hommes, doivent porter un jour.

voyage_nyeba_extraitAuteur(s) : Yves Pinguilly & Nathalie Novi
Maison d’édition: Rue du Monde
Année de publication: 2008
ISBN: 9782355040474
Public cible: À partir de 7 ans

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Les courses avec papa

les courses avec papaMaman avait fait une liste pour papa et moi : œufs incassables, microbes super propres, eau d’enfant bien élevé… Pourtant, le plus difficile n’a pas été de les trouver. Quelle rigolade au supermarché !

Si vous aimez les histoires qui reposent beaucoup sur les dialogues, ce livre est pour vous ! Plusieurs personnages se rencontrent dans un supermarché lorsqu’un accident survient : un présentoir de nourriture en canette s’est renversé après qu’une fillette ait éternué ! Un livre jeunesse plein d’humour où l’on découvre avec un sourire en coin la complicité entre un père et sa fille. Un beau récit du quotidien !

Auteur(s) / illustrateur(s) : Matt Harvey & Miriam Latimer
Maison d’éditionLe Ballon.
Année de publication: 2008
ISBN: 9789037471175
Lectorat cible: À partir de 4 ans
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Les inventions de Malia

inventions de malia pip jonesMalia adore mettre au point des inventions, mais celles-ci ne semblent jamais fonctionner au moment voulu… Et cela l’ÉNERVE au plus haut point! Quand elle tombe sur un corbeau ayant une aile cassée, elle décide de lui venir en aide. Mais sera-t-elle en mesure de mettre sa frustration de côté pour que son nouvel ami puisse voler de nouveau?

Malia est vraiment cool, c’est moi qui vous le dit. Elle se promène avec un sac à outils et invente un tas de trucs renversants et totalement géniaux, comme le Barbicheur qui peut vous faire la coupe parfaite, ou encore le Tourni-Spagonique qui permet de manger facilement les spaghettis. Voici une fille qui s’intéresse aux STIM (sciences, technologie, ingénierie et mathématiques)! Elle manipule les outils pour une professionnelle. Pleine d’idées et débrouillarde, Malia a malgré tout un petit défaut: elle perd patience lorsque ses inventions ne fonctionnent pas comme prévu. Elle apprendra que dans la vie, tout ne va pas toujours comme on voudrait et qu’il faut apprendre a gérer sa colère !

Malia a le teint brun et les cheveux très frisés. Comme son papi, d’ailleurs ! Les illustrations sont absolument magnifiques. Mention spéciale pour l’afro de Mélia qui est libre comme le vent et fait ce qu’il veut, comme tout bon afro devrait le faire. C’est comme ça qu’on les aime.

Un petit passage semble suggérer que Malia vole une boîte de vitesse et deux pignons de la motocyclette de deux motards ayant le dos tourné,  ou encore des circuits déniché dans un salon de coiffure où deux clientes avaient le dos tourné. Un adulte comprendra que c’est pour le gag, mais les enfants ne manqueront pas de souligner que « voler, ce n’est pas bien! » Toutefois, l’histoire se termine avec les victimes des dégâts de Malia qui demandent réparation. La morale de l’histoire, c’est qu’il faut persévérer pour réussir. Amusant.

inventions de malia scholastic

Auteur(s) / illustrateur(s) : Pip Jones & Sara Ogilvie
Maison d’éditionÉditions ScholasticBouton acheter petit
Année de publication: 2018
ISBN: 9781443168656
Public cible: À partir de 7 ans
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Vive les livres !

Vive les livres jane blattPour les enfants, les livres peuvent devenir des maisons, des sièges, des chapeaux, des jardins, des cadeaux. Tantôt amusants, tantôt effrayants, ils se lisent en toutes circonstances, par temps de pluie ou en plein soleil, pour se distraire ou s’endormir.

Des enfants de toutes origines sont représentés dans cet album jeunesse qui montre les livres comme faisant partie du quotidien, au même titre que les jouets ou les objets. Les enfants réaliseront à quel point les livres sont diversifiés, de toute taille, de toutes les couleurs, de toute utilité, même: il y a en effet les livres tabouret, les livres chapeau, les livres chaises, les livres en vitrine, les livres en carton, les livres en cadeau, les livres matelassés, les documentaires, la fiction, etc. Les illustrations, très douces, sont parfois humoristiques. J’ai aimé les références à la littérature : Les Hauts de Hurlevent, Les Trois petits cochons ou Le petit chaperon rouge. Vive les livres ! est un album jeunesse excellent qu’il faut mettre entre toutes les mains. Excellent !

Vive les livres jane blatt 2

Auteur(s) / illustrateur(s) : Jane Blatt & Sarah Massini
Maison d’édition: Gallimard Jeunesse Bouton acheter petit
Année de publication: 2013
ISBN: 9782070650569
Lectorat cible: 4 à 7 ans
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oh si j'avais un dinosaure

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On est pas des super-héros / On n’est pas des poupées / Ni poupées ni super-héros

On n'est pas des super-hérosOn n’est pas des super-héros

Un album sur les stéréotypes sexistes où des garçons racontent entre autres qu’ils n’aiment pas se battre, aiment les câlins et sont admiratifs devant l’intelligence des filles.

Ce livre est une pépite d’or. Il est tout désigné pour parler du sexisme auprès des enfants en s’adaptant à leur ton, leur vision du monde et leurs préoccupations. J’ai aimé qu’on s’adresse aux garçons, car il est faux de penser que le féminisme ne concerne que les femmes. Des personnages de toutes origines sont présent dans ce livre, dont un garçon noir. Le livre aborde un féminisme plutôt occidental, mais ne prétend pas non plus être universel dans les enjeux qu’il aborde. En fin d’album, une petite présentation du féminisme d’hier à aujourd’hui, avec un focus très français (d’ailleurs on n’a inclus que des hommes blancs dans les courtes présentations biographiques: Nicolas de Condorcet, Victor Hugo, Michel Foucault, Pierre Bourdieu, Auguste Bebel, Friedrich Engels, François Poullain de la Barre, Michel Montaigne).

On n’est pas des poupées

On n'est pas des poupéesOn n’est pas des poupées s’attaque de manière frontale aux stéréotypes de genre, sans périphrases ni métaphores mais avec beaucoup d’humour, de tendresse et de fantaisie ! On n’y trouve pas de clichés, mais des clins d’œil au mouvement féministe, et des petites filles pétillantes qui, au fil des pages, fournissent aux jeunes lecteurs et lectrices des outils pour être soi-même, et non pas ce que les autres voudraient que l’on soit.

J’ai noté la présence de plusieurs personnalités connues dans ce livre, dont Angela Davis qu’on reconnait sur le chandail d’une fille qui a grimpé dans un arbre. Ce livre inclut lui aussi une courte présentation biographique de quelques figures féministes: Olympe de Gouges, Georges Sand, Louise Michel, Rosa Luxemburg, Virginia Woolf, Rosie la riveteuse, Simone de Beauvoir. Très bien fait, ce livre jeunesse rappelle aux filles qu’elles doivent être libres d’être ce qu’elles sont et de ne pas s’enfermer dans des stéréotypes.

Ni poupées ni super-héros

Ni poupées ni super-hérosParce qu’il n’est jamais trop tôt pour lutter contre les stéréotypes Pour que filles et garçons puissent, ensemble, construire un monde antisexiste et égalitaire, On n’est pas des poupées et On n’est pas des super-héros, déjà parus dans cette collection, sont maintenant réunis en un seul livre. Ni poupées ni super-héros, en avant les super-égaux !

Après la lecture de On est pas des super-héros, puis de On n’est pas des poupées, j’ai trouvé dommage la séparation du lectorat: l’un vise les garçons et l’autre, les filles, un peu comme les collections de livres commercialisés pour un genre uniquement. Cette séparation m’a toujours dérangée car il oblige les enfants à choisir entre dragons et princesses, super-héros et animaux, licornes et voitures en fonction de leur genre. Dans Ni poupées ni super-héros, on retrouve une sélection de quelques-unes des pages des deux autres livres de la série. Même si les deux autres livres ont aussi leur utilité, Ni poupées ni super-héros comble le besoin d’un livre jeunesse antisexiste que garçons et filles pourront consulter ensemble. Petit bémol: Ce livre n’ajoute aucun nouveau contenu aux précédents. Très bon quand même ! Dans chacun des livres, on retrouve des enfants noirs ou racisés.

Alors, au final, on achète lequel puisque le contenu est quasiment le même ? Achetez donc les trois. Ça vaut la peine !

Auteur(s) / illustrateur(s) : Beauvois, Delphine & Claire Cantais
Maison d’édition: La ville brûle Bouton acheter petit
Année de publication: 2014 / 2013 / 2015
ISBN: 9782360120482  / 9782360120369  / 9782360120666
Public cible: À partir de 10 ans
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