Couleur de l’amour

L’amour, ça peut être rouge : rouge comme les baisers et les fraises trop sucrées. Mais l’amour, ça peut aussi être rose : rose comme les barbes à papa et les roses du jardin. Ça peut encore être gris souris, bleu comme le ciel en plein été, ou jaune, violet et orangé, voire d’autres couleurs pas encore inventées !

Avec ce petit album carré à couverture rigide, Glénat Jeunesse nous offre une histoire douce qui réchauffe l’âme. Les illustrations lumineuses et colorées accompagnent à merveille le texte qui fait l’analogie entre l’amour et les souvenirs qu’elle évoque: le bleu des yeux de papa, le rouge des cœurs dessinés et offerts à maman, le gris des photographies souvenir de papi… Le personnage principal est une petite fille métissée dont la maman est noire et le papa, blanc. On rencontre aussi deux de ses grands-parents (blancs) au cours de l’histoire. Un beau récit du quotidien tout en poésie, dans lequel la couleur de peau des personnages n’a pas d’importance. Excellent!

La couleur de l’amour
AUTEUR(S): Béatrice Ruffié Lacas & Camille Tisserand
ÉDITION: Glénat Jeunesse, 2020
ISBN: 9782344039472
PRIX: 17,95$
2 à 5 ans

Ce livre vous a plu?
Vous aimerez peut-être Mon grand rêve, ou Les inventions de Malia, deux albums avec une enfant métisse pour personnage principal. Essayez aussi Maman, papa, comment vous vous êtes rencontrés?.

Les chroniques d’Under York (tome 1): La malédiction

Situé dans les profondeurs de New York, l’Under York est un lieu mystérieux où règnent cinq clans de sorciers issus des principales communautés du pays, qui pratiquent une magie aussi puissante que dangereuse. Bannis depuis toujours de la surface, ils influent en secret sur la vie de ses habitants. Alison Walker, jeune peintre prometteuse, a fui cet univers. Mais voilà que le passé la rattrape.

Un scénario prenant, des personnages crédibles et des dessins dignes des canons des univers Marvel et DC Comics, Les Chroniques d’Under York a tout pour plaire. Le scénariste belge Sylvain Runberg y raconte l’histoire d’Alison, une jeune sorcière qui veut oublier d’où elle vient pour se consacrer à sa passion (l’art), le tout dans un style d’Urban Fantasy fascinant. Alison est une fille métisse de 22 ans dont les ancêtres béninois ont été amenés de force aux États-Unis durant la traite négrière au XVIIIe siècle. Sa ville, New York, est celle de personnes venus de partout dans le monde, et on retrouve beaucoup ce côté cosmopolite dans le récit. J’ai été transportée hors de mon quotidien en lisant cette bande dessinée: les sociétés de l’Under York divisées en 5 grands clans, les mythes, la vie sous-terraine des mole people… Tout y est pour faire oublier le quotidien. Le monde créé par Runberg est très riche! Des clans aux codes de vie très stricts, issues des principales communautés du pays (africaine, irlandaise, chinoise, mexicaine et amérindienne), pratiquent une magie aussi puissante que dangereuse.

Alison est fougueuse et courageuse. Elle est aussi très sensible aux enjeux féministes et dénonce le sexisme qui existe dans l’Under York. À travers les pages de son journal, elle se dévoile et nous raconte ses aventures, ses défis et ses problèmes. J’ai aimé pouvoir le lire entre chaque chapitre. D’ailleurs, ce premier tome se termine sur une note plutôt mystérieuse qui donne le goût de continuer la série.

Au dessin, on a l’artiste Mirka Andolfo, connue pour avoir illustré notamment une série de Harley Quinn chez DC comics. Sans surprise, son style ressemble beaucoup à l’esthétique que l’on retrouve énormément en ce moment dans l’univers des comics américains. Andolfo a réussi à créer un univers sombre et glauque qui cadre parfaitement avec l’histoire d’Under York. Et franchement, on ne peut pas passer à côté de la qualité des couleurs et de l’encrage de Piky Hamilton et Carmelo Zagaria: les ombres, les traits et la création d’atmosphère tapent dans le mille à chaque planche. Juste un petit bémol au niveau de la couleur de peau des personnages noirs: de cases en cases, la couleur change parfois beaucoup, tellement qu’il faut un moment pour se dire: « Ah, ouais, en fait, c’est le même personnage que tout à l’heure ». Aussi, les tons de brun et beige utilisés sont parfois blafardes et manquent de punch.

Bref, voilà une bande dessinées pour les ados et jeunes adultes où se côtoient fantasy, diversité, égalité et action. Une série en trois tomes publiée chez Glénat, qui plaira aux ados! À découvrir!

Les chroniques d’Under York: La malédiction
AUTEUR(S):  Sylvain Runberg & Mirka Andolfo
ÉDITION: Glénat, 2019
ISBN: 9782344032299 
PRIX: 27,95$
14 ans et plus

Ce livre vous a plu?
Vous aimerez peut-être le deuxième tome de cette trilogie, intitulé Possession. Essayez aussi Si on était… et Les quatre soeur March, deux bandes dessinées pour les adolescents avec des personnages issus de la diversité raciale.

Le petit chaperon bleu

Une forêt sombre, une grand-mère un peu barbante, une pèlerine rouge… Rouge ? Non, bleue ! Ce livre raconte l’histoire d’un loup et d’un chaperon uniques en leur genre. Espiègle et audacieuse, la petite fille ne s’en laisse pas conter et défie son compagnon à un jeu particulier… Une version moderne et décalée du célèbre conte.

J’adore les contes classiques réinventés. Ils offrent tellement de possibilités d’exploitation en bibliothèque ou en milieu scolaire car on y retrouve souvent une forme narrative simple et bien définie, et ils permettent de comparer des livres contemporains à ceux dont ils se sont inspirés. Dans Petit chaperon bleu, c’est bien entendu le Petit chaperon rouge de Charles Perrault qui est détourné, mais bien vite, l’auteure Guia Risari y ajoute des éléments issus d’autres contes, tels que Raiponce, Les trois petits cochons, La Belle au bois dormant, et Cendrillon.

Le texte est intriguant et le récit, bien mené. On y retrouve plusieurs notes en bas de page: Certaines notes sont vraies, alors que d’autres manifestement fausses, d’autres encore, entre les deux. J’ai parfois trouvé que ces dernières s’éloignaient trop du récit principal. Certains lecteurs y verront une opportunité de faire naître une autre histoire, comme une mise en abîme.

Le petit chaperon bleu est une fille racisée, du moins on peut facilement le supposer par son teint plus foncé que celui de son ami de jeu. Elle est une fille moderne, décidée, et elle ne manque pas de caractère. Son chaperon, c’est son coton ouaté qu’elle a teint elle-même dans le lavabo de sa salle de bain. Sa grand-mère est une femme aux cheveux crépus très courts. La relation entre les deux femmes n’est pas vraiment développée dans l’histoire: on mentionne seulement que Chaperon bleu se montre patiente et à l’écoute des plaintes douloureuses de la vieille femme.

Les illustrations font usage de blocs de couleurs franches et de contours rouges, qui leur donnent une belle lumière. Elles regorgent de détails savamment choisis permettant de créer un contexte urbain sans toutefois être trop chargé. L’illustratrice a réussi à créer une belle atmosphère. J’ai bien aimé! 

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Le petit chaperon bleuBouton acheter petit
AUTEUR(S) : Guia Risari & Clémence Pollet
ÉDITION: Le Baron perché, 2012
ISBN: 9782360800544
6 à 10 ANS

Ce livre vous a plu ?
Vous aimerez peut-être Naya ou la messagère de la nuit.

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Les quatre soeurs March

Les quatre soeurs march ray terciero bre indigoLes quatre soeurs March Meg, Jo, Beth et Amy passent une année difficile. Non seulement leur père est parti à l’autre bout du monde et leur mère se tue à la tâche pour boucler les fins de mois, mais en plus chaque sœur doit affronter ses propres problèmes. Histoires à l’école, soucis de santé, ennuis avec les garçons ou sentiment d’être perdue, les filles March ont toutes besoin de la même chose : se soutenir les unes les autres. En restant unies, ces quatre jeunes femmes trouvent le courage d’être elles-mêmes…

Alerte coup de cœur!!! Je vous le dis d’emblée, ma critique contient de nombreux SPOILERS. Vous êtes averti.e.s! 😉 Ce roman graphique est tout simplement sublime. Les personnages sont bien développés et l’histoire bien ficelée. Chacune des soeurs March a sa propre personnalité, sa passion, ses intérêts et fait face à ses propres difficultés. Meg est l’aînée et la fille biologique de Mr. March. Si elle s’intéresse à l’univers de la mode au début du récit (elle voudra même épouser un riche garçon afin que l’argent ne soit plus jamais un soucis pour elle), elle restera longtemps gênée par la pauvreté de sa famille. Son origine modeste et le fait d’avoir grandi à Brooklyn finira par devenir une fierté et, à la fin du récit, elle annoncera vouloir entamer des études de droit pour pouvoir aider les familles démunies. Tout au long de l’histoire, on voit Meg porter diverses coupes de cheveux: des tresses avec des rallonges, des perruques, un afro, des twists (vanilles), des tresses courtes, un brushing, des fauxlocs, des updos, un TWA, etc. Cela représente bien la manière dont les femmes noires portent leurs cheveux dans la vraie vie.

Jo est la fille biologique de Mme March. Elle a été adopté par Mr. March à son grand bonheur. Passionnée de littérature, elle lit du Toni Morrison, du Jennifer Egan, du Alice Walker ou du Michael Cunningham. Même si elle est blanche, elle est très au fait des problématiques touchant les communautés noires et n’hésite pas à manifester pour défendre leurs droits ou celui des femmes. Elle se découvrira lesbienne et apprendra à s’accepter telle qu’elle est. On découvrira aussi que sa tante célibataire l’est aussi et n’a jamais eu de relation amoureuse par évitement car elle n’accepte pas son homosexualité. Les deux femmes, malgré des débuts rocailleux, finiront par être très proches.

quatre soeurs march 3

Beth et Amy sont les deux filles biologiques de Mr. et Mme March. Beth s’intéresse à la musique et sa chanteuse préférée est Nina Simone. D’abord timide, elle surmontera sa peur et trouvera le courage de chanter en public après avoir vaincu le cancer. Elle ne s’entend pas toujours avec sa petite sœur qui n’apprécie pas devoir partager sa chambre avec elle. Beth est très studieuse et travaillante. Son diagnostic de cancer tombera comme une tonne de pierres sur la famille. Par solidarité, ses trois sœurs se raseront les cheveux lorsque la chimiothérapie lui fera perdre les siens.

Amy est la petite dernière, mais elle ne manque pas de personnalité. Même si elle adore se chamailler, ses dehors un peu brusques cachent un cœur vulnérable qui se fait du souci pour sa famille. D’abord égoïste, elle apprendra à développer son empathie et à relativiser les choses. Elle est une pure geek: elle apprécie les super-héros, les jeux vidéo, le dessin, les couleurs pastels et les arcs-en-ciel. Et même si on se moque d’elle, elle demeurera persuadée d’être la plus cool. Bravo pour elle! Cela dit, elle sera tout de même très blessée par l’intimidation qu’elle subit à l’école. À un moment du récit, son enseignante la surprendra en train de dessiner durant son cours d’histoire. Elle sera grondée et l’enseignante dira que les « gens comme elle » doivent travailler encore plus. Amy sera dévastée et humiliée par ce qu’elle pense être du racisme. Par « les gens comme elle », faisait-elle référence aux personnes noires?? Elle découvrira plutôt que son enseignante, impressionnée par son talent en dessins, voulait plutôt dire que si Amy veut travailler dans le domaine des arts, il faudra travailler très dur, et ça commence par être attentive en classe. Par « les gens comme elle », elle voulait plutôt dire « les artistes ». L’enseignante l’encouragera à poursuivre ses rêves de devenir bédéiste.

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Mr. March est un militaire déployé au Moyen-Orient. C’est un père aimant et aimé qui sera blessé à la guerre. Il manque beaucoup à toutes les filles et femmes de sa famille, et elles lui écrivent souvent des courriels et des lettres. La bande dessinée est d’ailleurs entrecoupée de ces messages retranscrits tels qu’on les voit sur un écran d’ordinateur ou sur une feuille de papier. Il y a aussi le journal intime de Jo dans lequel elle se confie, et le carnet de pensées de Meg. Le récit garde un bon rythme tout au long de l’histoire qui se déroule sur plusieurs mois. J’ai aussi aimé que la bande dessinée de Rey Terciero aborde la thématique queer, ce qui ne se fait pas souvent en littérature jeunesse. Points bonis pour la présence d’une belle diversité corporelle parmi les personnages du livre: on y voit des corps grands et élancés, petits et trapus, maigres ou gros. Vous devez absolument lire cette bande dessinée. Elle plaira aux préados, aux ados et aux jeunes adultes. Un tour de force. Sublime!

Coup de cœur!

Bre Indigo est une illustratrice noire américaine et queer.

Bre indigo

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Les quatre soeurs MarchBouton acheter petit
AUTEUR(S) : Rey Terciero & Bre Indigo
ÉDITION: Jungle, 2019
ISBN: 9782822228060
28,95$
10 ANS ET PLUS

Ce livre vous a plu ?
Vous aimerez peut-être Roller Girl, ou encore Le Garçon sorcière, deux bandes dessinées jeunesse avec des personnages queer. Essayez aussi La grande aventure de Concombre.

rollergirl    Garçon sorcière    grande aventure de concombre royaume du donut

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Pas dans mon lit !!

Pas dans mon litUn petit garçon qui ne veut pas dormir tout seul invente chaque soir un nouveau problème pour que ses parents l’acceptent avec eux. Mais ces derniers trouvent toujours une solution pour déjouer ses stratagèmes. « Mon lit, je l’aime beaucoup, il est super pour y jouer : il y a une grosse couette pour se cacher ou faire des cabanes, je peux y garer mes petites voitures ou en faire un dortoir pour mes poupées… mais y dormir, quelle drôle d’idée !!! »

Ce sont d’abord les illustrations fantaisistes qui m’on charmées dans cet album en format à l’italienne. L’illustratrice y explore le monde des rêves et peint des tableaux où des licornes broutent l’herbe, des chevaliers chevauchent des tigres, des pingouins se réchauffent près d’un feu, des crocodiles vivent dans des igloos et des pirates géants débarquent sur une île peuplée de lapins. Au fil des pages, on comprend vite que le monde des rêves du personnage principal fait vivre à ses peluches et ses jouets toutes ses aventures. Son lit devient tour à tour une mer en colère, un pays de glace, une banquise gelée ou une forêt enchantée. J’ai adoré cette manière de nourrir l’imagination des enfants en les laissant découvrir à chaque relecture de nouveaux détails dans les illustrations. Les parents ne sont pas en laisse non plus, car de petits clins d’œil leur sont aussi adressés, notamment par le titre du livre que le papa lit certains soirs (« La patience ») , puis celui que la maman lit (« La persévérance ») ;).

Les personnages de ce livre jeunesse n’ont pas de noms : il s’agit simplement du papa (noir), de la maman (blanche) et de leur petit fils (métissé), une famille plein d’amour où l’enfant doit apprendre à dormir seul dans son propre lit. J’ai beaucoup aimé ce livre et j’espère qu’il vous plaira autant qu’à moi !

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Auteur(s) / illustrateur(s) : Leïla Brient & Émilie Angebault
Maison d’édition: Le buveur d’encreBouton acheter petit
Année de publication: 2015
ISBN: 9782914686792
Public cible: 3 à 5 ans
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La princesse et le poney

Lprincesse-et-le-poneya princesse Prunelle n’a qu’un vœu pour son anniversaire cette année : qu’on lui offre un cheval. Un grand cheval musclé qui serait digne d’une princesse guerrière. Or, le jour venu, on ne lui offre pas exactement le cheval de ses rêves…

Ce qui m’a d’abord accroché dans ce livre, c’est la page couverture et cette petite fille qui se tient debout, fièrement, le poing levé. Pourquoi ce geste? Ce poing levé, était-ce celui du Black Power? Du pouvoir aux femmes? Et ce titre contenant ce mot « Princesse »… Serait-ce l’histoire d’une princesse forte, maîtresse d’elle-même et de son destin? Sans mentionner les traits physiques du personnage en page couverture: loin des images de top modèles que la société de consommation nous jette en plein visage à longueur de journée, la fille est de petite taille, rondelette, a le teint brun. Cette fillette, je l’aimais déjà avant même de tourner la première page de l’album. À la lecture de son histoire, je n’ai pas été déçue !

La famille qui est mise en scène dans cette histoire est constituée d’un père blanc au teint très pâle et d’une mère non-blanche aux longs cheveux lisses. Prunelle est blonde et son grain de peau est un heureux mélange de celui de ses parents. Prunelle est futée, déterminée, joueuse. Sa chambre semble être le repère d’une adolescente; elle a certainement passé la petite enfance, même si le livre dont elle est le personnage principal semble s’adresser aux 3 à 6 ans. Il s’agit tout de même (aussi) d’une histoire de pets (oui, vous avez bien lu). Ce décalage peut sembler illogique (peut-on être préoccupé par le féminisme à un si bas âge?), et il m’a semblé qu’on perdait un peu le public cible ce faisant. La fillette de 6 ans à qui j’ai lu l’histoire ne semble pas avoir compris les enjeux antisexistes de l’histoire, mais avait passé l’âge de rire des blagues de pipi-caca-pets. J’ai tout de même sentit que la lecture du livre avait contribué à déconstruire certains de ses à-prioris (tout de suite, elle avait pensé que Prunelle VOULAIT un Poney, puisque c’est une princesse et que les princesses aiment les poneys, alors que c’est bien un grand cheval fort que Prunelle désirait).

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Il y a dans ce livre plusieurs niveaux de lecture. Les mots racontent l’histoire « officielle » si on veut, alors que les illustrations racontent une histoire parallèle, une histoire qui, sans prétention et avec humour, dénonce les stéréotypes de genre et le sexisme. Parce que les filles et les garçons sont tout autant capables d’aspirer être des guerrières ou des guerriers.

Ne vous inquiétez pas, l’histoire ne fait pas que l’éloge de la puissance physique et de la guerre; à la fin, c’est en parvenant à attendrir ses compétiteurs (une tactique efficace et sans violence!) que Prunelle gagnera le trophée des Guerriers les plus utiles. De plus, l’histoire se termine sur un gag de pet; les petits de 3-4 ans adoreront, à défaut de ne pas avoir compris le sous-texte féministe.

Auteur(s) / illustrateur(s) : Kate Beaton
Maison d’édition: Scholastic Bouton acheter petit
Année de publication: 2015
ISBN: 9781443147705
Public cible: 3 à 6 ans
Vous aimerez peut-être: Si vous aimez les histoires drôles, essayez Maquillage à gogo. Si vous cherchez d’autres histoires antisexistes, lisez Mon dragon à moi.

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Black is brown is tan

black brown tanBrown-skinned mama, the color of chocolate milk and pumpkin pie. White-skineed daddy, not the color of milk or snow, but light with pinks and tiny tans. And their two children, the beautiful colors of both. For an all-American family, full of joy, warmth, and love.

I read it. I loved it. You should read it too. A great story about the beauty and love of mixed-race families. When it was first published in 1973, Black is Borwn is Tan featured the first interracial family in children’s books in the US.

Author : Arnold Adoff & Emily Arnold McCully
Publishing company: Harper Collins
Publication date: 2002
ISBN: 0060287764
Target audience: 4 years old and over

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