Ku Klux Klan: Des ombres dans la nuit

KKK des ombres dans la nuit romanBilly Caldwell mène une enfance paisible en ce début des années 50 dans l’Etat du Mississippi, entouré de l’affection de son père et de ses amis. Jusqu’au jour où il découvre l’existence du Ku Klux Klan et le racisme dont sont victimes les Noirs. Révoltés par cette violence, les Caldwell vont alors procéder à des choix, quitte à mettre leur vie en péril.

Ce roman se lit d’une traite, sans interruption. Le premier chapitre pose les bases du récit qui suivra. Un garçon rencontre son grand-père qui reçoit la Médaille d’honneur, la plus grande distinction qui peut être accordée à un civil au États-Unis. Le deuxième et dernier chapitre sera constitué des souvenirs du vieil homme et des questionnement de son petit fils.

Les Caldwell sont une famille blanche qui a dénoncé le racisme et les violences dont sont victimes les Noirs du Sud. Ils feront face à la colère de leur compatriotes blancs qui les traiteront de traites et de « lèche-négro », entre autres. Ils recevront des menaces pour avoir publié un journal dénonçant le racisme et seront boycottés. Malgré toutes ses attaques, ils demeureront convaincus que Noirs et Blancs sont égaux et n’ont pas à recevoir un traitement différent dans la société: tous ont droit au respect. 

Je regrette tout de même qu’on s’intéresse à une famille blanche alors qu’on sait qu’une vaste majorité des américains blancs du sud étaient racistes ou complices dans le maintien des lois Jim Crow. Même s’il peut être intéressant de lire sur l’expérience de Blancs qui se sont levés pour dénoncer la ségrégation, ça fait un peu « sauveur blanc », en mode regardez-cette-gentille-famille-qui-a-aidé-des noirs-durant-ces-moments-difficiles!

Certains passages de ce livre sont particulièrement difficiles. Pour lecteurs avertis. Le roman est assorti d’un dossier documentaire d’une trentaine de pages où on en apprend plus sur la société secrète ultra-violence nommée KKK, sur les liens qu’avait l’organisation avec le FBI, avec la politique américaine (en particulier les démocrates, beaucoup plus à droite sur l’échiquier politique à l’époque), sur les lois Jim Crow, sur l’assassinat d’Abraham Lincoln, et sur la ségrégation. On y apprend aussi comment la renaissance du KKK en 1915 était liée à l’immigration de millions d’Anglo-Saxons, d’Allemands, de Russes, de Slaves et d’Italiens entre 1878 et 1914. Bref, voilà un livre complet pour en apprendre davantage sur un pan sombre de l’histoire américaine.

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Ku Klux Klan: Des ombres dans la nuit
AUTEUR(S)
: Roger Martin Bouton acheter petit
ÉDITION: Oskar, 2011
ISBN: 9782350007236
PRIX: 19,95$
12 ANS ET PLUS

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Zoé: Championne des cas ratés

Rien ne résiste à Zoé. Surtout quand elle a une idée en tête. Aujourd’hui, elle a décidé d’organiser un anniversaire surprise à sa maman. Mais quand tu es sans un sou et que tu ne comptes que sur tes idées, pas certain que ça soit une bonne idée. Les catastrophes vont se succéder, sans jamais arrêter Zoé !

La lecture de ce roman m’a été pénible!! 😬 J’ai hésité à le lire parce qu’en général, je n’aime pas les romans jeunesse en gros caractères. Et en le feuilletant vite-fait une première fois, je suis tombée sur un passage dans lequel on parle de « tous les chauffeurs de taxi haïtiens » (p.26). Sur le coup, je n’avais pas pu m’empêcher de lever les yeux aux ciel. Encore le cliché des chauffeurs de taxi haïtiens montréalais. Comme s’il fallait justifier la présence des hommes noirs à Montréal, du style « ah, oui, ben ce sont des chauffeurs de taxi! » ou qu’on ne les retrouve pas dans d’autres sphères du monde du travail.

Mais bon. Je n’arrêtais pas de le voir à la bibliothèque, donc finalement, je me suis lancée. Le personnage principal, Zoé, est une petite fille métissée dont le père est noir et la mère, blanche. Elle décrit sa famille ainsi:

« J’ai une drôle de famille multicolore. Papa est comme le café noir et maman, comme le pot de lait. Moi, je suis un mélange des deux. La petite tasse de café au lait. » (p.28)

J’en ai un peu marre de ce genre de description de la couleur de peau des personnes noires avec de la nourriture. Du chocolat, du café, du café au lait… Jamais on ne décrit les personnages blancs de cette manière, genre « J’ai la peau couleur guimauve » ou encore « j’ai une drôle de famille blanche: ma mère et mon père sont blancs! ». 🙄 Parce que les peaux blanches sont perçues comme la norme, la base, ne nécessitant pas de description particulière. Au fond, peut-être que cette analogie avec le café au lait ne m’aurait pas autant dérangée s’il n’y avait pas tous ces autres passages problématiques dans le roman. Continuons.

Revenons au père de Zoé un petit moment. Ce n’est pas dit explicitement dans le texte, mais plusieurs éléments nous laissent supposer qu’il est haïtien: son garage est fréquenté par la communauté (même si ce n’est quand même pas un prérequis), il écoute des chansons haïtiennes et il parle créole. Sauf que le créole dans le texte ne fait AUCUN SENS. En page 88: « Pas rim neux » est traduit par « ne ris pas de moi ». Pourtant, ça ne veut absolument rien dire en créole haïtien. En p.123, on peut lire les paroles d’une chanson en « créole »: « Mé té a libewté, ja pran tan résilié. Haitie Chérie, la vi pas fini ». Déjà, Haïti en créole s’écrit Ayiti et le « e » à la fin du nom du pays, je sais pas ce qu’il vient faire là. Après, le reste, c’est carrément du charabia. Je devine qu’on a voulu en faire une chanson sur la liberté et la résilience, mais, seigneur, l’auteure aurait dû faire l’effort demander à un créolophone de relire son texte. De plus, on retrouve çà et là dans le texte quelques interjections et mots créoles utilisés très maladroitement par le père de Zoé. Ça sonnait très faux parce que ce n’est pas comme ça qu’une personne haïtienne utiliserait ces interjections et ces mots. Vers la fin du roman, une bannière de fête est installée à l’envers par accident et l’amie (blanche) de Zoé lui demande si c’est du créole. 🤦🏿‍♀️ Bref. Est-ce que quelqu’un a effectué une relecture de ce roman pour s’assurer que ce genre de représentation problématique ne se retrouve pas sur les tablettes de nos librairies??

Ce n’est pas tout. L’une des gaffes de Zoé est de maquiller son père en clown alors qu’il dort, car elle prépare l’anniversaire de sa mère. Elle lui met un « grand sourire jaune jusqu’aux oreilles, un nez blanc et de grands triangles verts et orange autour des yeux » (p.128). Une fois terminé, voici ce qu’on peut lire et voir dans le roman (attention, ça va faire mal):

Ça, c’est une femme blanche (l’auteure) qui associe cheveux crépus à chevelure de clown. Si j’ai bien compris, les cheveux crépus sont des cheveux de clowns. C’est bien ça? 😬 Ce genre de représentation me rend en colère et me blesse. Sait-elle que des personnes dans la vraie vie ont naturellement les cheveux crépus? Comment sommes-nous sensés nous sentir en tombant sur ce passage dans son livre?

Parenthèse: La grande sœur de Zoé a été adoptée de Chine avant sa naissance. En p. 270, alors que l’anniversaire de la mère a finalement lieu, Zoé souligne que « même [sa] Chinoise de sœur a eu envie de participer. » Sauf qu’elle n’est pas Chinoise, elle est Canadienne. Quel manque de délicatesse.

Le texte, plutôt insipide, utilise le langage familier. On y retrouve même le mot « bordel » (dans le sens de « désordre »). D’accord, les gens utilisent beaucoup ce mot en langage familier, mais c’est quand même assez vulgaire. Je n’aurais pas mis ça dans un livre pour enfants.

Dernière chose. Sur leur site, les éditions La Bagnole présentent le livre comme « une série pour jeunes filles avec beaucoup d’action et encore plus de catastrophes ». C’est quoi ce besoin de genrer les lectures??? Les livres « pour filles », les livres « pour garçons »… c’est agaçant. Un garçon ne peut-il pas lire et aimer un roman dans lequel le personnage principal est une fille? Franchement… 🤦🏿‍♀️ Ne perdez pas votre temps avec ce livre. Non recommandé.

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Zoé: Championne des cas ratés
AUTEUR(S): Catherine Girouard & Vannara Ty
ÉDITION: La Bagnole, 2018
ISBN: 9782897142384
PRIX: 14,95$
8 à 11 ANS

Voici d’autres livres jeunesse avec des représentations raciales problématiques:
Un été au chalet (éditions Les Malins), Il faut sauver Nikili! (Oskar éditeur) et Des mensonges dans nos têtes (Mosaïc éditeur).

Zibeline (tome 1): Sur l’autre rive

Quand, à huit ans, on est propulsée dans un monde inconnu… Une seule solution : se faire de nouveaux amis! Une seule envie : retrouver sa famille!

Tannicia a huit ans, un caractère bien trempé et un destin hors du commun. Après une dispute avec son grand frère, alors qu’elle part en ronchonnant chercher de l’eau à la rivière, elle est capturée par un sorcier pour servir de victime sacrificielle lors d’une cérémonie vaudou. Bon, déjà, j’ai décroché à partir de ce moment-là. Encore une histoire où le vodou est présenté comme quelque chose de magique, de dangereux, de sauvage et de mal. Ugh. Les méchants sont vodouisants, les gentils ne le sont pas. Bonjour les stéréotypes! Mais bon, j’ai laissé sa chance au coureur et j’ai continué ma lecture en espérant que les auteurs se reprennent.

Un peu plus loin dans l’histoire, Tannicia finira par s’échapper de ses ravisseurs grâce à son fort caractère, mais se retrouvera bien malgré elle propulsée dans un univers inconnu peuplé d’animaux de la jungle anthropomorphisés. Et voilà, encore un. Le personnage principal est noir, et se retrouve confronté à des lions, des singes et des crocodiles. Encore une fois, je me suis dit: « Bon, ok, ça se passe dans la jungle, passons… » Mais je n’ai pas pu m’empêcher d’être agacée. Parce que ce n’est pas vraiment la jungle. C’est un monde imaginaire inventé par l’auteur, un monde qui n’existe même pas dans la réalité des personnages, qui est parallèle à leur univers. De tous les mondes imaginables qui auraient pu être inventés, c’est celui-là que les auteurs (2 Blancs et 1 Algérien) ont choisi. Ouf.

Dans ce nouveau monde, Tannicia devra changer de nom, pour suivre les coutumes locales. Ce n’est pas sans rappeler le traitement réservé aux millions d’esclaves qui ont été arrachés à leur pays et à qui on a donné des noms qui n’étaient pas les leurs… Tannicia sera réfractaire au début à ce changement de nom, mais finira par en choisir un et ce sera le titre de la série: Zibeline.

Ce premier tome se termine sur une note intrigante pour donner le goût de poursuivre la série. Ce ne sera pas mon cas, je vais passer. Next…

Zibeline, 1: Sur l’autre rive
AUTEUR(S): Régis Hautière, Régis Goddyn & Mohamed Aouamri
ÉDITION: Casterman, 2019
ISBN: 9782203166899
PRIX: 26,95$
9 ans et plus

Ce livre vous a plu?
Vous aimerez peut-être Lulu et Nelson, Les enfants du Bayou ou Les enfants d’ailleurs, trois bandes dessinées d’aventure que j’ai personnellement préféré à Zibeline.

Les princesses magiques (tome 3): La lune mystérieuse

la lune mystérieuse princesses magiquesLors d’une tournée dans la savane avec Valentin, le garde-chasse, Lulu, princesse d’Undala, s’est rendue compte de la disparition de nombreux animaux. De retour au palais, grâce aux bagues magiques, elle appelle à la rescousse ses amies les princesses Yaminta, Clarabelle et Emilie. Un roman à la couverture pailletée.

Il faut arrêter avec cette représentation des personnages noires vivant dans la savane et ayant des animaux sauvages comme animaux de compagnie. Est-ce qu’on accepterait que les Québécois soient représentés encore et encore comme des colons vivant dans des igloos, tuant des animaux à mains nues pour se nourrir et s’habiller, ou comme des bûcherons ne sachant pas s’exprimer correctement et ayant tous 14-15 frères et sœurs? Je ne crois pas, non. Alors, pourquoi est-ce que ça passe pour les personnes noires? Ugh.

Bon, après, bonjour les paillettes, diadèmes, carrosses et joyaux. Pour faire de l’escalade, Lulu porte une robe dorée. Et même si elle est capable de faire la roue sans l’aide du prince d’à-côté, elle n’est pas libre de son temps: entre les injonctions portées sur elle par la royauté et diverses règles démodées de bienséance qu’elle doit respecter en tant que princesse, Lulu ne semble pas vraiment maître de son destin.

Parce qu’elle aime grimper aux arbres, Lulu sera comparée à une lionne et traitée de sauvage. Ce à quoi la fillette répondra, les yeux pétillants : « Il n’y a rien de plus sauvage qu’une princesse magique! » (p.107). Pitié. 😬 

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Les princesses magiques
AUTEUR(S)
: Paula Harrison Bouton acheter petit
ÉDITION: Pocket, 2018
ISBN: 9782266280587
PRIX: 8,95$
9 à 12 ans

 

Ce livre vous a plus ?
Vous aimerez peut-être Princesses d’Afrique ou encore Princesse Rosa et le mystère de la baleine.

princesses      princesse rosa

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F pour fille: Emma

F pour fille, Emma gynmastiqueJe m’appelle Emma et j’adoooore la gymnastique! J’en fais depuis que je suis toute petite et j’ai toujours été très douée. Mon entraîneur m’a même dit que cette année, si je travaillais très fort, je pourrais peut-être participer aux jeux du Québec! Enfin… ça c’était avant… parce que là, je ne sais même plus si je fais toujours partie de l’équipe. Hier, l’entraînement a été une véritable catastrophe… Je suis totalement désespérée. Oh, non… est-ce que c’est déjà la fin de ma carrière de gymnaste?

J’ai lu ce livre !! Ce roman est pour les filles !! Emma aime la gymnastique !! Et les paillettes !! Elle est enthousiaste!! Elle met des points d’exclamation partout!! 🙄

Bon, vous l’aurez compris, j’ai eu du mal à prendre ce livre au sérieux. C’était un bon condensé de clichés et de stéréotypes. Je n’ai vraiment pas aimé. Déjà dès la première page, on présente Emma de manière assez superficielle et elle qualifie elle-même ses cheveux afro comme étant « impossibles à coiffer! ». Juste comme ça, histoire de miner l’estime de soi des petites lectrices noires… Combien de fois faudra-t-il répéter que les cheveux crépus et bouclés ne sont pas impossibles à coiffer? Ils requièrent simplement des soins particuliers et l’usage de techniques appropriées.

Je ne saurais vous dire combien de fois j’ai levé les yeux au ciel en lisant ce roman mis en marché pour les préadolescentes. Déjà le titre de la série: « F pour fille » (oui, parce que les garçons ne peuvent pas faire de gymnastique ou s’y intéresser… 🙄). Ensuite le rose criard de la page couverture et le récit inutilement genré. Et puis Emma aime les paillettes et tout ce qui brille et ne cesse de le répéter, histoire de bien faire comprendre qu’elle est une fille. Les filles de son club de gym sont toutes minces aux cheveux raides. À la fin de certains chapitres, on retrouve des questions sensées faire réfléchir les lectrices. La section s’intitule à chaque fois, vous l’aurez deviné, « Questions de fille »! Le tout agrémenté de petits cœurs et fleurs à pétales rondes. 😬

Emma F pour fille 2

Après, l’attitude d’Emma m’a exaspérée au plus haut point. Elle doute beaucoup d’elle-même et ce, pour aucune autre raison que d’être une fille. Par exemple, en pensant à la prochaine compétition de gymnastique à laquelle elle va participer, elle dit: « Oh là là! Quel désastre! Je n’arriverais jamais à faire un saut enjambé au championnat régional… » Et on laisse ça comme ça, flotter à la fin du premier chapitre, sans donner à Emma la possibilité de même envisager être à la hauteur, même si elle de toute évidence est très bonne en gymnastique. Ce manque de confiance reviendra souvent dans le récit et chaque fois, on présente ça comme étant une manière d’être naturelle chez les filles. Autre exemple: en effectuant un saut, elle perd pied et frappe accidentellement son entraîneur qui tentait de la rattraper pour amortir sa chute (vous savez… ce que sont censés faire les entraîneurs). S’en suivra des pages et des pages d’Emma qui s’en voudra cruellement d’avoir « frappé » son entraîneur, qui se pensera pas à la hauteur et envisagera même d’arrêter la gymnastique. Et l’entraîneur (assez peu sympathique, merci) ne fera rien pour rassurer son élève. Ugh.

Seul point positif: Oui, Emma est un personnage noir, et elle admire aussi Simone Biles, la gymnaste noire américaine qui s’est démarquée aux Jeux olympiques de Rio en 2016. Cette dernière est un excellent modèle pour les aspirant.e.s sportives et les sportifs. Mais le livre pris dans sa globalité ne constitue pas le genre de représentation que j’aimerais offrir à mes enfants. Non recommandé.

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F pour Fille: EmmaBouton acheter petit
AUTEUR(S) : Thalia Kalkipsakis
ÉDITION: Héritage, 2018
ISBN: 9782762598070
PRIX: 9,95$
8 À 11 ANS

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Vous aimerez peut-être Lulu la très chic, ou encore Chloé la fée des topazes.

lulu tres chic      chloé

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La star du rock et ses camarades de classe

Pénélope Rex est la seule T. rex de sa classe. Cette différence ne l’empêche pas de bien s’entendre avec ses camarades de classe, même si elle a parfois l’impression qu’ils ne voient que le dinosaure en elle. Alors, le jour où madame Bonnepâte propose d’organiser un concours de talents, Pénélope y voit une chance de révéler sa passion : le rock’n’roll!

Cet album fait suite à On ne mange pas ses camarades de classe publié en 2019 par Ryan T. Higgins. J’adore cet auteur, et sa petite série avec Maman Ours est un délice. Dans La star du rock et ses camarades de classe, on retrouve avec plaisir Pénélope, la seule T. Rex de sa classe de primaire elle-même très ethniquement diversifiée: un camarade de classe est juif et porte la kippa, une camarade est voilée, deux camarades sont noirs, etc.

Le texte est plein de l’humour si particulier à l’auteur. Par exemple, Pénélope parlera de son groupe de rock préféré à l’école et mentionnera que « C’est le meilleur groupe de tous les temps! Mon père les a vus plusieurs fois en concert… avant de manger par accident le batteur. ». Au exemple: alors que Pénélope doute d’elle-même et de sa capacité à faire de la musique en tant que « simple » dinosaure, sa mère lui demandera, inquiète: « Tu es sûre que tu n’as plus faim, ma Pénélope? Tu n’as mangé que 52 hamburgers. » Le ton est donc léger, drôle, mais le récit parvient tout de même a mettre le doigt sur l’anxiété de performance et la mauvaise estime de soi. J’ai été touchée par cet album que j’ai refermé doucement en soupirant de contentement. Rassurez-vous, à la fin du récit, Pénélope retrouvera confiance en elle grâce à l’écoute et les conseils de ses parents. Et même si elle arrivera en deuxième place au concours de talents, elle sera très fière d’elle.

Points boni pour les illustrations évocatrices, les superbes pages de garde constituées de véritables dessins d’enfants, et un nom de groupe de rock vachement cool: « Pénélope et les Graines de moutarde »! 🙂

Coup de cœur!

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La star du rock et ses camarades de classe
AUTEUR(S) : Ryan T. Higgins
ÉDITION: Albin Michel Jeunesse, 2020
ISBN: 9782226454133
PRIX: 19,95$
4 À 8 ANS

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Collectif Black Bone : Coltan Song

Après le décès de sa mère, Marie, 18 ans, apprend que celle-ci enquêtait sur une entreprise fabriquant des smartphones. Avec l’aide de Léo, un jeune hackeur, et de sa marraine, une reporter italienne, elle remonte la piste d’un trafic de minerais rares en Afrique. Elle découvre que son père y a été assassiné avant sa naissance et que la mort de sa mère n’était pas probablement pas accidentelle.

« Coltang Song » est le premier volet des aventures du Collectif Blackbone qui porte sur les « minerais du sang » en Afrique: la cassitérite (le minerai de l’étain), le manganèse, la tourmaline, le diamant, etc. Les populations qui exploitent ces minerais, généralement en République Démocratique du Congo, le font au péril de leur vie et de leur santé. À travers une enquête journalistique très fouillée, un enjeu écologique est traité en mode thriller pour faire le plein de frissons. L’une des auteures est d’ailleurs journaliste et on retrouve dans le texte des liens vers des articles de presse sur les enjeux entourant les extractions minière en Afrique.

Le récit a un rythme bien soutenu et ne manque pas d’action. Les auteurs nous font aller du présent au passé à plusieurs reprises et de manière aléatoire. Certains chapitres se déroulent en 2000 en Sierra Leone où on découvre ce qui s’est passé avec Irène, journaliste de guerre tentant de survivre après avoir été témoin du meurtre de son mari. D’autres chapitres se déroulent en 2018 où on suit la fille d’Irène, Marie, qui vient de perdre sa mère dans un accident nébuleux et tente de continuer le travail de sa mère. D’autres chapitres encore se déroulent en 2003 dans l’enfance de Marie, élevée seule par sa mère. Ces allers-retours dans le temps se révèlent assez mélangeants par moments, d’autant plus que le roman est aussi séparé en 3 parties.

Au niveau de la représentation raciale dans ce roman, le personnage principal, Marie, est une adolescente métissée: sa mère est européenne et son père, africain. Elle est issue d’une relation d’amour, quoi qu’éphémère puisque son père a été assasiné avant sa naissance, peu de temps après avoir rencontré Irène. C’est dommage que le père de Marie soit absent de la vie de sa fille car c’est souvent ce genre de représentation qu’on a des hommes noirs: des pères absents, emprisonnés, séparés de leur conjointe, partis à la guerre, drogués, travaillant trop pour participer à la vie familiale ou tout simplement morts. Bien sûr, c’est l’histoire que les auteurs voulaient raconter, mais je n’ai pas pu m’empêcher de me dire « Bon, encore un. » en lisant ce roman. Dommage. Tout au long du roman, on sent bien que Marie souffre de ne pas connaître son héritage noir et de ne pas avoir connu son père. Sa vie n’est pas facile: orpheline avant d’avoir la majorité, elle a aussi perdu sa grand-mère dont elle était très proche.

La première description de Marie, le personnage principal, arrive en page 25 où on écrit qu’elle enviait les « cheveux blonds brillants et doux de sa mère » et que « ses cheveux à elle sont sombres et crépus – héritage de son père » (p.25). Rien de bien positif, donc, car on positionne encore une fois le cheveu blanc comme étant l’idéal à atteindre. Marie a aussi grandi à Bouillac, une minuscule communauté au sud de la France dans laquelle elle était la seule personne non blanche. Sa couleur de peau est donc devenue centrale à son identité et on répète souvent dans le texte que Marie est différente des autres à cause cela:

  • « Elle était la seule métisse de Bouillac » (p. 13);
  • Léo, un hacker qui l’aidera à élucider le mystère de la mort de sa mère, ne croira pas que Marie est la fille d’Irène à cause de sa « peau sombre » et de ses cheveux crépus (p. 56);
  • Marie a subi dans l’enfance les « réflexions désagréables à l’école ou dans la rue […] quand la couleur de sa peau lui attirait des regards curieux, haineux ou méprisants » (p.99).
  • Chaque fois qu’on offre une description de Marie, c’est au sujet de sa « peau sombre » (p. 56, 104) qui « hésite entre l’or et le noir » (p.205), de sa chevelure « épaisse » (p.205), crépue (p.25, 56), ou encore de son métissage (p.207).
  • Marie est perçue comme une « princesse noire » par Léo qui semble tomber amoureux d’elle (pas une princesse ni une princesse courageuse ou intelligente ou drôle ou déterminée. Une princesse noire) (p.214).
  • Elle est même traitée de « sale n*gresse » en p.118.

Bref, Marie semble réduite à son identité raciale, comme si c’était l’élément principal de sa personne. De plus, son héritage métissé et sa couleur de peau ne sont jamais posés comme quelque chose de positif ou normal. C’est toujours une mauvaise chose, ou un trait pas comme les autres, anormal. Même le méchant de l’histoire semble mieux développé que Marie en terme de description physique et de personnalité! Et ce n’est pas que la race de Marie qui est exoticisée. À un moment, alors qu’elle fait le grand ménage dans les affaires de sa mère décédée, elle aperçoit un jeune couple noir en train de fouiller dans ses poubelles:

« Elle porte une robe en wax et de longues boucles d’oreilles en bois. Son mari est vêtu d’une sorte de boubou coloré et d’un pantalon. Un instant, Marie se dit que ce couple à la peau noire détonne un peu dans cette banlieue plutôt chic. Puis, comme toujours, la bêtise de cette pensée la frappe de plein fouet. Toi aussi, tu détonnes! lui lance son cerveau. Et, comme toujours, Marie, métisse élevée dans un milieu très blanc, se mord les lèvres en se demandant à quel bord elle appartient. Elle s’en veut des pensées plus ou moins racistes qui la traversent, comme si elle avait intégré les préjugés du petit village où elle a grandi. Elle se souvient du visage peiné de Franou quand, toute petite, elle avait réclamé pour Noël une poupée « blonde et jolie, pas noire ». Orpheline et sans identité, ironise la petite voix dans sa tête. Quelle tristesse… (p.28-29)

Ainsi donc, même les seuls autres personnages noirs du livre – des personnages tertiaires sans aucune incidence sur l’histoire! – sont posés comme étant des Autres, différents de la normalité. Ils ont l’air davoir immigré récemment (du moins on le suppose par leurs vêtements non occidentaux), et ils se retrouvent dans une communauté de moins de 500 personnes à faire les poubelles… Ugh. Je souligne au passage qu’aucun des quatre auteurs du roman n’est racisé.

Le sujet du livre est vraiment intéressant et j’ai quand même été sensibilisée aux enjeux environnementaux et sociaux entourant l’industrie des cellulaires et autres appareils intelligents que nous avons tous. Mais juste pour la représentation pour le moins maladroite du personnage principal, je ne peux pas en recommander la lecture.

Le deuxième volet des aventures du Collectif Blackbone, intitulé « Fashion victim », porte sur les coulisses de la mode. C’est un thriller qui offre une réflexion sur les nouveaux médias, le rôle des journalistes, et les conditions d’exploitation des ouvriers dans les usines textiles. Il est sorti en librairie en août 2020.

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Collectif Black Bone (tome 1): Coltan song
AUTEUR(S):  Marie Causse, Emmanuelle Urien, Marie Mazas & Maylis Jean-Préau
ÉDITIONNathan, 2020
ISBN: 9782092591086
PRIX: 24,95$
14 ANS ET PLUS

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Il faut sauver Nikili!

Il faut sauver NikiliGaty vit dans un village au coeur de la brousse africaine. Il est amoureux de la jolie Nikili mais trop timide, il n’ose pas lui montrer ses sentiments. Heureusement, Abou, son meilleur ami a une super idée pour que Nikili tombe sous le charme de Gaty…

Bon, déjà, le pays où vit Gaby n’est pas nommé. On dit simplement qu’il « habite dans un petit village d’Afrique, au cœur de la brousse » (p.5), ce qui d’autant plus ne fait qu’ajouter une couche au stéréotype tenace de l’Africain vivant dans une case et dont les voisins sont des animaux de la savane. Ugh. Bien sûr, il y a réellement des gens qui habitent dans des cases en Afrique, mais ça m’agace toujours lorsqu’on met tous les pays d’Afrique dans le même panier et que la seule représentation des personnages africains en littérature jeunesse soient celle-là. Pourquoi n’a-t-on pas de livres pour enfants mettant en scène des Gabonais, des Maliens, des Ivoiriens, des Burundais, ou des Camerounais vivant en ville? C’est exaspérant.  D’autant plus que cette description de la page 5 est la première phrase du livre (!), histoire de bien enfoncer le clou dès le début.

S’en suit des stéréotypes de genre lorsque l’ami de Gaty conseille à son ami amoureux d’une fille du village voisin: « Tu n’as pas besoin de lui parler. Montre-lui que tu es fort et courageux. Les filles adorent les héros. » (p.6). Oui, parce qu’on a besoin davantage de garçons incapables de communiquer qui pensent que la force physique font d’eux des hommes. M’entendez-vous grincer des dents??

Mais ce n’est pas tout! Comment Gaty va-t-il démontrer son courage? Mais, pardi! Affronter un lion, rien de moins! Il y a quand même un petit revirement de situation lorsque ce sera finalement Nikili qui sauvera Gaty des griffes du lion. Elle sera complimentée sur son courage par Gaty, ce qui la fera « rougir ». Ugh. A-t-on besoin de répéter pour la énième fois que les personnes noires ne rougissent pas? Ouf. Ce livre était vraiment mauvais en termes de représentation. Non recommandé. 😦

 

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Il faut sauver Nikili !Bouton acheter petit
AUTEUR(S) : Jean-Pierre Courivaud & Nathalie Dieterlé
ÉDITION: Oskar, 2012
ISBN: 9782350008677
7 À 9 ANS

À la recherche de premières lectures ayant une représentation des personnages noires plus positive? Vous aimerez peut-être Le mystère des dents de Jaguar ou encore Dans une minute maman!.

Les mystères des dents du jaguar    Dans une minute maman

 

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La petite fille qui voulait voir les éléphants

La petite fille qui voulait voir les éléphants.jpgNina, en visite chez sa tatie, voudrait voir des éléphants. De surprises en surprises, elle nous fait découvrir une Afrique réelle, actuelle, aux antipodes des clichés.

Nina, la petite fille de ce livre est blanche et s’apprête à visiter sa tante en Afrique la tête pleines d’attentes et d’idées préconçues: L’Afrique, c’est la brousse, les animaux sauvages, la savane… Sauf qu’en arrivant là-bas, elle se rend bien compte que l’Afrique n’est pas du tout comme elle l’avait imaginée ! Arrivée chez sa tante, cette dernière lui dit qu’il n’y a pas d’éléphants, qu’ils sont loin. Elle l’envoie donc chez son ami, qui lui lui montre plutôt un DVD. Mais Nina veut voir de vrais éléphants ! On l’envoie au stade de foot, voir l’équipe nationale, les Éléphants d’Afrique, mais là non plus, il n’y a pas de véritable pachydermes. Ainsi, Nina réalisera que personne en Afrique n’a pu lui montrer des éléphants, simplement parce que les animaux sauvages ne courent pas les rues. Et tout au long du récit, on se demande si Nina finira pas en voir, et on finit par nous aussi remettre en question nos propres stéréotypes.

Je note au passage que Nina ne correspond pas non plus aux stéréotypes féminins. Elle porte les cheveux courts, s’habille d’un simple t-shirt et d’un pantalon court et ne porte pas de maquillage. Aussi, l’auteur brise occasionnellement le 4ème mur pour s’adresser directement au lecteur.

Bref, plusieurs clichés sont déconstruits dans ce livre. J’ai vraiment adoré car il amène les enfants à réaliser l’existence de stéréotypes ! C’est beau. C’est révolutionnaire. C’est fabuleux. C’est un…

Coup de cœur !

La petite fille qui voulait voir les éléphants 2

 

Auteur(s) / illustrateur(s) : Sylvain Victor
Maison d’édition: L’atelier du poisson soluble
Année de publication: 2013
ISBN: 9782358710367
Public cible: 7 à 11 ans
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On est pas des super-héros / On n’est pas des poupées / Ni poupées ni super-héros

On n'est pas des super-hérosOn n’est pas des super-héros

Un album sur les stéréotypes sexistes où des garçons racontent entre autres qu’ils n’aiment pas se battre, aiment les câlins et sont admiratifs devant l’intelligence des filles.

Ce livre est une pépite d’or. Il est tout désigné pour parler du sexisme auprès des enfants en s’adaptant à leur ton, leur vision du monde et leurs préoccupations. J’ai aimé qu’on s’adresse aux garçons, car il est faux de penser que le féminisme ne concerne que les femmes. Des personnages de toutes origines sont présent dans ce livre, dont un garçon noir. Le livre aborde un féminisme plutôt occidental, mais ne prétend pas non plus être universel dans les enjeux qu’il aborde. En fin d’album, une petite présentation du féminisme d’hier à aujourd’hui, avec un focus très français (d’ailleurs on n’a inclus que des hommes blancs dans les courtes présentations biographiques: Nicolas de Condorcet, Victor Hugo, Michel Foucault, Pierre Bourdieu, Auguste Bebel, Friedrich Engels, François Poullain de la Barre, Michel Montaigne).

On n’est pas des poupées

On n'est pas des poupéesOn n’est pas des poupées s’attaque de manière frontale aux stéréotypes de genre, sans périphrases ni métaphores mais avec beaucoup d’humour, de tendresse et de fantaisie ! On n’y trouve pas de clichés, mais des clins d’œil au mouvement féministe, et des petites filles pétillantes qui, au fil des pages, fournissent aux jeunes lecteurs et lectrices des outils pour être soi-même, et non pas ce que les autres voudraient que l’on soit.

J’ai noté la présence de plusieurs personnalités connues dans ce livre, dont Angela Davis qu’on reconnait sur le chandail d’une fille qui a grimpé dans un arbre. Ce livre inclut lui aussi une courte présentation biographique de quelques figures féministes: Olympe de Gouges, Georges Sand, Louise Michel, Rosa Luxemburg, Virginia Woolf, Rosie la riveteuse, Simone de Beauvoir. Très bien fait, ce livre jeunesse rappelle aux filles qu’elles doivent être libres d’être ce qu’elles sont et de ne pas s’enfermer dans des stéréotypes.

Ni poupées ni super-héros

Ni poupées ni super-hérosParce qu’il n’est jamais trop tôt pour lutter contre les stéréotypes Pour que filles et garçons puissent, ensemble, construire un monde antisexiste et égalitaire, On n’est pas des poupées et On n’est pas des super-héros, déjà parus dans cette collection, sont maintenant réunis en un seul livre. Ni poupées ni super-héros, en avant les super-égaux !

Après la lecture de On est pas des super-héros, puis de On n’est pas des poupées, j’ai trouvé dommage la séparation du lectorat: l’un vise les garçons et l’autre, les filles, un peu comme les collections de livres commercialisés pour un genre uniquement. Cette séparation m’a toujours dérangée car il oblige les enfants à choisir entre dragons et princesses, super-héros et animaux, licornes et voitures en fonction de leur genre. Dans Ni poupées ni super-héros, on retrouve une sélection de quelques-unes des pages des deux autres livres de la série. Même si les deux autres livres ont aussi leur utilité, Ni poupées ni super-héros comble le besoin d’un livre jeunesse antisexiste que garçons et filles pourront consulter ensemble. Petit bémol: Ce livre n’ajoute aucun nouveau contenu aux précédents. Très bon quand même ! Dans chacun des livres, on retrouve des enfants noirs ou racisés.

Alors, au final, on achète lequel puisque le contenu est quasiment le même ? Achetez donc les trois. Ça vaut la peine !

Auteur(s) / illustrateur(s) : Beauvois, Delphine & Claire Cantais
Maison d’édition: La ville brûle Bouton acheter petit
Année de publication: 2014 / 2013 / 2015
ISBN: 9782360120482  / 9782360120369  / 9782360120666
Public cible: À partir de 10 ans
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