Les surdoués: Léonie, vétérinaire pour vrai

Surdoués Léonie vétérinaire pour vraiÀ l’Ecole des Surdoués, les élèves ont une intelligence très supérieure à la moyenne. Un diplôme de cette prestigieuse institution leur permet d’entrer directement sur le marché du travail à n’importe quel âge ! Une fois son diplôme en poche, Eléonie est engagée comme vétérinaire dans un hôpital de son quartier. Lorsque la SPA démantèle une usine à chiots insalubre, Eléonie et ses collègues accueillent une partie des chiens maltraités. Ce qui angoisse le plus la jeune fille quant à son nouveau métier, c’est sa grande timidité : un bon vétérinaire doit pouvoir travailler en équipe ! Saura-t-elle surmonter ses craintes et faire face au rythme effréné des journées à la clinique ? 

Ce roman de 295 pages s’inscrit dans la nouvelle mode des romans en gros caractères pour les enfants. Le livre semble épais et contient très peu d’images, mais chaque page ne n’a que trois ou quatre phrases car la police de caractère utilisée est très grande. Les jeunes abonnés de ma bibliothèque aiment beaucoup ce genre de livres, mais malheureusement, plusieurs d’entre eux sont d’une qualité littéraire douteuse. J’étais donc bien heureuse de lire Élonie, vétérinaire pour vrai, car au moins, on est sur une histoire bien racontée et un vocabulaire recherché.

La série Les surdoués des éditions Les Malins permet aux enfants de se mettre dans la peau d’un adulte sur le marché du travail. Ici, Léonie ne fait pas que jouer à la vétérinaire, elle l’est vraiment! Une fois qu’on a dépassé la prémisse peu crédible (finir sa première année en une journée? Terminer son secondaire en quelques mois? Obtenir un permis de vétérinaire à 12 ans? C’est assez rigolo…), c’est tout à fait fascinant de lire le quotidien d’un professionnel de la santé animale. Léonie anesthésie, crève des abcès, fait des chirurgies, diagnostique des maladies, fait passer des échographies, injecte des médicaments et procède à des radiographies. Son introversion rend le côté social du métier de vétérinaire plus difficile (faire la conversation avec ses collègues, aller au party de Noël, discuter avec les techniciennes, etc.), mais elle apprendra à surmonter son anxiété et à se faire une nouvelle amie de son âge. Il n’y a pas de description physique de Élonie dans l’histoire et en fin de compte, on en sait assez peu sur elle à part qu’elle est très timide et qu’elle est surdouée. L’illustration de la page couverture donne à voir une jeune fille au teint brun, mais ça aurait très bien pu être autrement sans que cela ne change quoi que ce soit à l’histoire.

Élonie, vétérinaire pour vrai est un bon roman pour les enfants de 8, 9, 10 ou 11 ans passionnés des animaux! Contexte québécois.

Élonie vétérinaire 2

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Les surdoués: Léonie, vétérinaire pour vraiBouton acheter petit
AUTEUR(S) : Valérie Fontaine
ÉDITION: Les malins, 2020
ISBN: 9782898101007
Prix: 9,99$
8 à 11 ANS

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Le planteur et la bague

planteur de la bague ruisseaux d'afrique 2Grâce à sa bague magique, Dossou le planteur obtient tout ce qu’il veut. Alors, Dossou ne travaille plus. Cette situation va-t-elle durer ?

Alors que les illustrations naïves de cet album m’ont charmées malgré leur couleur un peu terne, la typographie choisie, fade, m’a laissée complètement de glace. Le manque d’équilibre dans la mise en page du texte et les images répétitives m’ont également déplu : le texte chevauche quelques fois des éléments importants des illustrations et le manque de contraste entre les deux rend la lecture difficile à certains moments. De plus, certaines pages semblent vides. Il aurait fallu mieux équilibrer le texte et l’image. Ce livre, d’un petit format rectangulaire, a une couverture souple et une reliure brochée somme toute assez fragile.

Ce conte respecte les éléments constitutifs du genre et on y retrouve des animaux anthropomorphisés à qui on prête des comportements humains. Toutefois, certains éléments (par exemple la bague magique) auraient gagné à être mieux introduits dans le récit. Malgré une morale convenable, la chute est mal menée et précipitée. J’aurais tellement aimé apprécier davantage ce livre d’images écrit, illustré et publié en Afrique par des personnes africaines. Cependant, je ne peux me résoudre à prétendre aimer un livre qui m’a déçu. Dommage !

Béatrice Lalinon Gbado est une auteure béninoise.

Béatrice Lalinon Gbado

Auteur(s) / illustrateur(s) : Béatrice Lalinon Gbado & Valère Lalinon
Maison d’édition: Éditions Ruisseaux d’Afrique
Année de publication: 2002
ISBN: 9991997083
Public cible: À partir de 8 ans
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Bien fait pour le diable !

Bien fait pour le diableIl était une fois un homme qui portait un nom bizarre. On l’appelait El Bizarron. Le chapeau de paille vissé sur la tête, ce gars-là avait une carrure impressionnante et n’avait peur de rien ni de personne. Quand le diable lui-même lui proposa de travailler pour lui, en enfer, il accepta sans sourciller. Dans cette histoire, le plus effrayant n’est peut-être pas celui qu’on croit…

J’ai grandement apprécié la lecture et l’écoute de ce livre audio. J’y ai découvert la musique cubaine avec délectation. Étrangement, j’ai mieux aimé la narration de Bloch que dans La dernière colère de Sarabuga, de la même auteure. Le bruitage et la musique rend vivant le récit sur le CD d’accompagnement. Chaque plage du CD est indiquée en bas de page de l’album. On retrouve une carte de la région cubaine ainsi qu’un dossier très complet sur la musique de ce pays à la fin du livre, notamment afro-cubaine. À découvrir !

Coup de cœur !

Auteur(s) / illustrateur(s) : Muriel Bloch & Bertran Bataille
Maison d’édition: Gallimard Jeunesse
Année de publication: 2007
ISBN: 9782070611355
Public cible: À partir de 7 ans
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Le puits de l’espoir

puits-de-lespoirEn attendant que le puits de l’orphelinat soit construit, Boniface et d’autres enfants doivent aller chercher de l’Eau à la source la plus proche. Mais un jour, les gens de la vallée leur reprochent de prendre leur eau, et les enfants rentrent bredouilles. Quand le nouveau puits est enfin prêt, la joie de Boniface est mêlée de culpabilité. Que faire pour que tout le monde ait accès à de l’eau potable?

Le récit de cet album m’a beaucoup touché, d’autant plus que Boniface, Charles et Mueni (les personnages principaux de l’histoire) existent vraiment. Il y a un très bel équilibre entre le texte et l’image. Le livre se termine par un dossier expliquant les raisons qui ont poussé l’auteur à écrire ce livre. Je recommande vivement la lecture de cet album pour découvrir le monde, et pour amener les enfants à questionner leur propre privilège. À lire !

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Auteur(s) / illustrateur(s) : Eric Walters
Maison d’édition: Scholastic Bouton acheter petit
Année de publication: 2016
ISBN: 9781443151757
Public cible: 5 à 7 ans
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Francie

francieFrancie rêve d’une vie meilleure aux côtés de son père, à Chicago. En attendant, elle travaille durement chez les Blancs, après l’école, pour aider sa mère. Heureusement, il y a Jesse, un jeune garçon, noir comme elle, qui, lui aussi, en a assez de cette vie de misère. Leur amitié leur donnera le courage d’affronter l’adversité.

Francie est comme une amie pas si lointaine que ça, un personnage à qui on s’attache rapidement. Quel plaisir d’entendre à travers les mots de ce roman la voix d’une enfant afro-américaine qui nous raconte comment c’était d’être noir au sud des États-Unis au début du siècle dernier. Dès les premières pages, où Francie nous présente le détestable chat de la voisine, on se surprend à ne pas aimer ce chat non plus et à vouloir passer plus de temps avec la fillette à travers la lecture. Le contexte est bien campé et le lecteur apprend quelques notions d’histoire contemporaine au passage. L’illustration de couverture ne m’a pas particulièrement plue. Même si elle peu sembler un peu terne, ne vous y fiez pas! Ce livre est un petit bijou de littérature jeunesse. À lire dès l’âge de 11 ans. Dans certaines écoles (notamment aux USA), ce livre fait partie du curriculum obligatoire.

Auteur(s) / illustrateur(s) : Karen English
Maison d’édition: Bayard Jeunesse
Année de publication: 2001
ISBN: 2227739142
Public cible: 11 à 14 ans
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*Prix Coretta Scott King pour la version originale anglaise.

Karen English est une auteure américain et enseignante au primaire.

karen english

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La statue de la liberté: Quatre garçons racontent son histoire

la statue de la libertéÀ l’époque de la construction de la statue de la Liberté – cadeau des républicains français aux États-Unis d’Amérique pour fête le centenaire de leur indépendance – très peu d’enfants allait à l’école. La plupart travaillaient aux champs, dans les magasins, les mines, les usines ou les ateliers. Léo, Fanch’, Ben et Angus, les quatre jeunes héros de cette histoire, ont personnellement participé à ce chantier extraordinaire, qui s’ouvre en France en 1875 et s’achève onze ans plus tard de l’autre côté de l’Atlantique. Chacun à sa manière a contribué à ce qu’aujourd’hui encore la Liberté éclaire le monde…

Ce livre particulier offre une mise en page peu courante: le texte est entrecoupé d’illustrations encadrées de différentes tailles. Le livre est divisé en quatre: une pour chaque personnage, dont un est noir et descendant d’esclaves. Intéressant. Si ce livre vous a plu, vous aimerez peut-être Catfish, qui offre une mise en page semblable.

Auteur(s) / illustrateur(s) : Serge Hochain
Maison d’édition: École des loisirs
Année de publication: 2011
ISBN: 9782211070041
Public cible: 9 à 13 ans

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Peau noire peau blanche

peau noire blancheLe père d’Issam est noir et vient du Sénégal. Il est grutier et travaille sur les chantiers. Sa mère est blanche et française. Elle travaille à la maison. Issam, c’est le petit dernier. De chantier en chantier, on déménage souvent dans la famille. Être nouveau et black à l’école, ce n’est pas toujours facile et ça le rend triste, Issam. Sa maman n’a pas les réponses à toutes les questions mais ils aiment bien jouer ensemble à « pourquoi? parce que… parce que quoi? parce que que »… Parce que ça finit toujours par des rires ou des câlins. Quand toute la famille rentre au Sénégal, c’est souvent la mère qui est triste. Trop blanche là-bas, la maman d’Issam. Alors, quand elle demande pourquoi elle se sent étrangère, Issam est content de la consoler en lui disant : « parce que »…

L’histoire, racontée au « je » par Issam, est intéressante: un petit garçon Sénégalais trop noir pour la France, pour Paris, pour Marseille, et une maman française trop blanche pour le Sénégal. Issam est « tout noir » (p.1) et dans la cours de récré, on tente de lui voler son blouson, sa casquette, on ne veut pas jouer avec lui. Les autres enfants sont méchants à l’école, car ici, à Marseille, on « n’aime pas trop les beurs, ni les blacks. » Le Sénégal est présenté comme un terre salvatrice, où la famille pourra échapper aux discriminations vécues en France. Sauf qu’une fois arrivée là-bas, la maman pleure car les autres femmes la rejettent car elle est différente, blanche. Alors que le père trouve facilement du travail et qu’Issam peut enfin jouer librement, on réalise que d’autre difficultés les guettent.

Il y a beaucoup de non-dits dans cette histoire, ce qui est bien pour entamer une conversation sur les préjugés, les différences, l’injustice et le racisme. On s’attend d’un parent qu’il nous fournisse une réponse, surtout lorsqu’il s’agit de sujet délicats tels l’intimidation et le racisme, mais le petit jeu des pourquois entre la mère et le fils a quelque chose de rassurant pour chacun d’eux et renforce le lien qui les unit.

Colorées et naïves, les illustrations de Mireille Vautier pleines de couleurs primaires contrebalancent un récit assez dur sur le racisme. Même si place est laissée pour discutions, la morale du récit me semble un peu triste: notre monde est-il si clairement divisé en noir et blanc? N’existe-t-il pas de tons de gris? Ah! Déjà, voilà de quoi alimenter un débat avec des enfants d’âge scolaire. Un album jeunesse à explorer. Contexte français.

Auteur(s) / illustrateur(s) : Yves Bichet & Mireille Vautier
Maison d’édition: Galimard Jeunesse
Année de publication: 2000
ISBN: 2070543358
Public cible: 8 à 11 ans
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Ma chèvre Karam-Karam

karam karamDeux amis, Konta et Samba, vont en pirogue au marché. Konta doit y vendre ses poissons, Samba veut y vendre sa chèvre. Les poissons n’ont plus leur mot à dire, la chèvre si. En tout cas, elle le pense. Et cette chèvre a décidé qu’elle ne serait pas vendue au marché. C’est une chèvre très intelligente. Elle sait que si elle se jette à l’eau, l’un des garçons va se lancer à sa poursuite. Elle sait qu’elle nage plus vite que lui, qu’elle court plus vite que lui, et qu’elle est bien plus maligne que lui. Elle sait qu’elle peut lui faire passer la pire matinée de sa vie, et ne jamais le laisser l’attraper. Mais elle sait aussi, cette petite chèvre, qu’elle a besoin d’un allié, d’un ami. Pour être sûre de ne jamais être vendue au marché. Et aussi parce qu’il est bien plus agréable d’avoir un ami qu’un ennemi. Et peut-être même parce qu’elle commence à éprouver de la compassion pour son pauvre poursuivant. Alors, après avoir mis toute son intelligence à l’épuiser, elle va mettre toute son intelligence… à se faire pardonner. (c) L’École des Loisirs

Les illustrations sont particulièrement douces et apaisantes. On s’y perd à les regarder longuement, avec leurs couleurs en tons de beige et leurs prises de vues originales. Quel bel équilibre de page en page! Sans lire le texte, les illustrations racontent elles-mêmes une histoire cohérente et complète. Le texte, toujours bien placé, ne casse pas la mise en page, bien au contraire; il la renforce avec doigté.

Le récit m’a plu. J’adore ces tranches de vies de contrées lointaines car elles me font voyager. Sans jugement, Ma chèvre Karam-Karam raconte l’histoire d’un garçon, d’une chèvre, et d’une journée ordinaire. Rassurant, chaleureux, plaisant. J’ai beaucoup aimé! L’avez-vous lu?

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Auteur(s) / illustrateur(s) : Satomi Ichikawa
Maison d’édition: L’École des loisirs
Année de publication: 2005
ISBN: 2211081975
Public cible: 5 à 7 ans.
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Avez-vous lu ce livre à un enfant? Partagez votre expérience dans les commentaires!

L’amie

amie sarah stewart david smallBelle est une petite fille sage et étonnante à la fois. Elle croit pouvoir tout faire toute seule comme si elle était déjà une grande personne. Heureusement, Béa, sa grande amie, veille sur elle…

D’un point de vue technique, le livre est super. Les illustrations aux traits ronds et aux tons doux et pâles m’ont beaucoup plu. La narration est fantastique aussi; comme il était intéressant de découvrir ce qui berce les semaines de Béatrice et d’Annabelle un jour à la fois. Et comme il était doux de constater à quel point elles semblaient s’aimer. Cela étant dit, toute la douceur des illustrations et tout le côté paisible de la relation amicale entre les deux personnages contraste avec la violence de leur situation. D’un côté, la petite Annabelle est négligée par ses parents qui sont trop occupés à travailler et à aller à des soirées mondaines plutôt que de s’occuper de leur fille. Annabelle ne semble pas non plus avoir d’amis de son âge. Même si la famille d’Annabelle vit dans le luxe et la richesse monétaire, Annabelle est affreusement seule. C’est donc sans surprise qu’elle développe une amitié avec sa gouvernante, qui se révèle être la seule figure parentale stable de son existence.

D’un autre côté, Béatrice effectue un travail exigeant, pour lequel elle est probablement sous-payée et ne reçoit pas de reconnaissance. On en connaît très peu sur elle. Qui est-elle? Quelle est son histoire? Comment s’est-elle retrouvée à travailler pour cette famille? Est-elle heureuse? Elle travaille 6 jours sur 7 et vit dans une maison qui n’abrite pas sa famille. Le dimanche, elle va à l’église et le soir, elle regarde deux photo-portaits posés sur sa table de chevet. Qui sont ces gens? Des amis? Une fille? Un frère? Un mari? Où sont-ils? Ou bien est-ce une photo d’elle même, diplômée, mais qui se retrouve quand même à travailler comme femme-à-tout-faire pour une famille de riche? Les auteurs ne nous donnent pas toutes les réponses, et c’est l’une des forces de cet album: quand tout n’est pas dit, le lecteur peut y aller de son interprétation personnelle.

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On ne peut ignorer les relations raciales présentes dans cette histoire dont le contexte semble être celui d’après-guerre. Béatrice est noire et gouvernante. Annabelle est blanche et riche. L’album n’aborde pas cet aspect, ni même l’auteur dans sa dédicace en fin de livre où l’on peut voir la véritable Annabelle (l’auteure – Sarah Stewart) et sa gouvernante. Beaucoup de non-dits, donc, dans cet album, qui célèbre davantage la relation entre Annabelle et Béatrice qu’il n’aborde la question de la race, du racisme d’après-guerre et du the-friend-illustration-david-smallprivilège racial.

La dernière scène du livre m’a touchée. Un jour ensoleillé, Béatrice sauve la vie de la petite Annabelle qui, voulant récupérer un ballon rouge tombé à l’eau, passe à deux doigts de se noyer. Le soulagement ressenti par Béatrice est indéniable, alors qu’elle prend la fillette dans ses bras, heureuse qu’un drame ait pu être évité. Elles s’aiment, oui. De manière naturelle ou par la force des choses. Ou peut-être un peu des deux. Car au final, chacune à leur manière, elles n’ont qu’elles au monde.

 

Je remercie les Éditions des éléphants de m’avoir offert ce livre.

Auteur(s) / illustrateur(s) : Sarah Stewart & David Small
Maison d’édition: Les Éditions des éléphants
Année de publication: 2015 (2004 pour la version originale)
ISBN: 9782372730068
Public cible: 6 à 9 ans
Vous aimerez peut-être: Josephine, pour le contexte historique.

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