Notre super école

C’est le premier jour d’école, et les élèves de la classe de Mme Farfelue font une chasse au trésor. Mais il y a un petit problème : Andrew ne connaît pas encore bien l’école. Avec l’aide de ses camarades, sera-t-il capable de finir la chasse au trésor? Les enfants adoreront cette histoire qui parle de nouvelles amitiés et de nouveaux départs.

Ce petit roman de type premières lectures est abondamment illustré. La typographie est large et aérée pour faciliter la lecture et le déchiffrage des mots. Le texte, très simple et au présent de l’indicatif, utilise un vocabulaire accessible. On retrouve dans le texte des phrases affirmatives et des phrases interrogatives, excellent pour pratiquer l’intonation descendante dans les premières et l’intonation montante dans les deuxièmes. Il y a aussi de courts dialogues, encore une fois très simples, et de l’information textuelle dans les illustrations. Les enfants qui apprennent à lire seront très fiers d’avoir lu ce livre tout.e seul.e!

Le personnage principal, Alex, est un garçon noir au teint foncé, nouveau dans son école, et qui craint beaucoup la nouveauté. Et si l’enseignante était un robot? Et s’il se perdait dans l’école? Et si…? Et si…? Heureusement, ses camarades de classes sont là pour l’aider! Au final, cette première journée à l’école se déroule bien et Alex est fier de lui. Notre super école est un très bon livre qui donne à voir un personnage noir dans le quotidien sans que sa couleur de peau ne change quoi que se soit au récit. Recommandé!

Point boni pour la bibliothécaire de l’école qui est une femme noire. Yay! 😉

Coup de cœur!

Mes amis de classe: Notre super école
AUTEUR(S) : Judy Katschke & Clare Elsom
ÉDITION: Scholastic, 2020
ISBN: 9781443185769
8,99$
6 à 8 ans

Ce livre vous a plu?
Vous aimerez peut-être Notre maison est sens dessus dessous, Fatou la petite sirène ou Christophe change de nom, trois petits livres pour les enfants qui apprennent à lire dont les personnages principaux sont noirs.

Sorcière vaudou

Morane est intriguée par l’arrivée de sa nouvelle voisine haïtienne. Une aura de mystère semble l’entourer, car des phénomènes étranges ont lieu en sa présence. Elle la soupçonne d’être une sorcière, prête à leur jeter des mauvais sorts.

Ouf. Par où commencer? Avant même d’ouvrir le livre, déjà, le titre: « Sorcière vaudou ». J’ai beaucoup de mal avec cette association commune entre vaudou et sorcellerie. Toute religion est faite de croyances et de gestes qui échappent à toute explication scientifique. Ça n’en fait pas des formes de sorcellerie. Les personnes qui pratiquent le vaudou sont appelées vaudouisantes, pas sorcières. Ensuite, la page couverture ne fait qu’en ajouter une couche en montrant une personne en contre-jour qui semble évoquer un démon ou je ne sais quoi. Deux personnes, blanches, ont l’air effrayées. Le livre est publié dans la collection Frissons chez l’éditeur, Héritage Jeunesse: Oui, parce que le vaudou, c’est un truc de récits d’horreur. Eh, misère… 🤦🏿‍♀️

J’avais déjà lu quelques romans de l’autrice afro-québécoise Dïana Bélice et j’avais chaque fois pu relever des passages et représentations problématiques dans ses livres. J’ai tout de même tenté d’entamer ma lecture de Sorcière vaudou avec un esprit ouvert. Le personnage principal de l’histoire est Amandine, une petite fille noire que l’on rencontre pour la première fois en page 4 où elle est décrit comme étant coiffée d’énormes lulus qui « ressemblent à d’énormes nuages noirs ». C’est une nouvelle élève venue d’Haïti et elle est donc sujette à l’attention et la curiosité de ses camarades. C’est normal. Et même s’il est clair qu’il s’agit d’une petite fille noire, ce n’est pas la couleur de sa peau qui attise les regards, mais simplement le fait qu’elle soit nouvelle. Sauf que dès la page 5, elle monte dans l’autobus scolaire, salue le chauffeur et regarde autour d’elle les passagers déjà installés, et on dit qu’il s’agit d’une attitude étrange (!). Par la suite, des choses tout à faits banales et normales (des sourires, des paroles anodines, des jeux, de la nourriture, une invitation à une fête) seront qualifiés d’étranges, effrayants, mystérieux, surnaturels, maléfiques ou suspects, et ce, sans aucune raison apparente. L’autrice surfe sur le fait qu’Amandine soit différente des autres (immigrante, nouvelle) pour créer une aura effrayante autour d’elle tout au long du roman. Pourtant, c’est bien la base de la xénophobie: ce qui est étranger et différent fait peur. J’ai trouvé ça vraiment maladroit qu’on utilise la différence ethnique et raciale pour en faire un récit d’horreur.

Après, j’ai vraiment senti que l’autrice ne s’adressait pas à moi en tant que lectrice noire. Ce qui est supposé faire peur est en réalité pour moi des choses familières. Par exemple, du riz collé accompagné de lambi, un délicieux plat haïtien, est comparé à des vers de terre pour faire peur au lecteur. On dit d’Amandine et de sa famille qu’ils pratiquent de la magie noire alors qu’ils sont simplement vaudouisants. Les vieux grands-parents d’Amandine, parce qu’ils ont le teint sombre et sont âgés, sont comparés à des zombies effrayants. Un membre de la famille d’Amandine, « aussi foncé que la nuit » sourit de ses dents blanches et les deux camarades blancs d’Amandine frissonnent (p.34). Dans quel monde est-ce que des personnes normales qui ressemblent aux membres de ma famille doivent-ils me faire peur?? J’ai vraiment senti que ce roman était écrit d’abord et avant tout pour le lectorat blanc.

Au milieu de l’histoire, les deux camarades blancs d’Amandine vont faire des recherches sur la magie noire et, bien sûr, vont tomber sur le vaudou. Ils en concluront que la famille d’Amandine sont « des sorciers vaudous! Comme dans les films d’horreur! » (p. 63). Et on aura bien sûr droit au passage sur la poupée utilisée pour jeter des sorts maléfiques.

À la fin de l’histoire, les deux camarades blancs d’Amandine confronteront cette dernière et elle leur expliquera tout ce qu’ils avaient mal interprété. Ses jeux dans la cours d’école étaient en réalité une célébration pour remercier la vie de ses bienfaits; les os dans sa boîte à lunch étaient simplement les restes de son repas; les « zombies » chez elle étaient ses grands-parents; et il n’y avait aucun lien entre la poupée aux cheveux coupés et la nouvelle coiffure d’une élève de l’école. Mais même si on mentionne que « lorsque les gens ne connaiss[ent] pas quelque chose, ça fait peur […], quelques fois ils s’inventent des histoires auxquelles ils préfèrent croire au lieu de s’informer. » (p.93), ce n’est pas suffisant pour passer sous silence les 92 pages précédentes bourrées de clichés et de stéréotypes. Dommage. Je n’ai vraiment pas aimé ce roman.

Dïana Bélice est une autrice québécoise d’origine haïtienne.

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Sorcière Vaudou
AUTEUR(S): Dïana Bélice
ÉDITION: Héritage jeunesse, 2020
ISBN: 9782898121845
PRIX: 10,95$
8 ANS ET PLUS

Voici trois autres livres avec des représentations problématiques de personnages noirs: F pour fille: Emma, Zoé: Championne de cas ratés, et Il faut sauver Nikili!

Ariana et Murmure

Aujourd’hui, Ariana a découvert une araignée rouge et un lézard vert émeraude dans le dortoir Diamant ! Mais bientôt, d’autres animaux envahissent l’école des Licornes. Pourquoi quittent-ils la forêt ? Ariana et ses amies doivent vite trouver une solution pour leur venir en aide !

En commençant ma lecture de ce roman publié dans la collection La Bibliothèque Rose de chez Hachette, je m’attendais à une histoire hyper-genrée et de mauvaise qualité, mais en fait, c’était plutôt sympa comme lecture. Alors, oui, l’académie que fréquente l’héroïne s’appelle « Diamant » (il fallait bien que ça brille quelque part!). Mais après, une fois qu’on décide de se laisser porter par l’histoire, c’est plutôt chouette! Et les licornes, c’est vraiment cool (oui, j’ai parfois encore 9 ans dans ma tête)! La licorne d’Ariana, Murmure, est en apprentissage et il deviendra très proche d’elle au cours de l’histoire. D’ailleurs, une mèche de cheveux d’Ariana deviendra de la même couleur que la crinière de Murmure lorsqu’ils deviendront enfin connectés. La symbolique autour de la mèche de cheveux m’a plu.

Plutôt que d’apprendre aux filles à être fragiles et mignonnes, le roman Ariana et Murmure montre aux lectrices (et aux lecteurs!) qu’il ne faut pas avoir peur de se salir et de partir à l’aventure. D’ailleurs, Ariana vaincra sa peur de se salir pour aider les animaux en danger. Un jour, elle se sentira vexée qu’une camarade de l’académie ait dessiné un portrait d’elle se moquant gentiment de sa peur des araignées. Déjà qu’elle avait du mal à s’intégrer au groupe, cela l’affectera beaucoup. Puis, vers la fin de l’histoire, elle comprendra que les taquineries n’étaient pas destinées à vexer. C’est un bel apprentissage.

La couleur de la peau d’Ariana ne change absolument rien au récit et sa présence offre une belle représentation d’une fille noire en littérature jeunesse. J’ai aussi aimé qu’Ariana ait le teint très foncé, car on voit encore trop peu de personnages au teint foncé en littérature jeunesse. Souvent, on privilégie les peaux brunes et métisses plutôt que marron. Chapeau! 

Il n’est pas nécessaire d’avoir lu les tomes 1 à 7 de L’école des licornes pour lire ce huitième tome. Chaque roman de la série peut se lire de manière indépendante. À découvrir!

Pour commander ce livre, cliquez sur le bouton ci-dessous:

L’école des licornes, 8: Ariana et Murmure
AUTEUR(S):  Jessica Love 
ÉDITION: École des loisirs, 2020
ISBN: 9782017105060
PRIX: 8,95$
8 à 10 ans

Ce livre vous a plu?
Vous aimerez peut-être Chloé, la fée des topazes, Princesse Rosa et le mystère de la baleine, ou Sarah et Sac-à-puces, 3 trois romans pour les enfants de 8 à 10 ans.

Jabari plonge

Jabari plongeTrouver le courage de faire un grand saut est difficile, mais Jabari est presque prêt à faire le grand plongeon… Il a terminé ses leçons de natation et réussi son test de natation. C’est un excellent sauteur, il n’a donc pas peur du tout. «Ça a l’air facile», dit Jabari en regardant les autres enfants prendre leur tour. Mais lorsque son père lui serre la main, Jabari la serre en retour…

Dans un récit tout en douceur pour surmonter la peur d’enfant, cet album raconte un moment entre un père encourageant et un petit garçon déterminé, qu’on ne peut s’empêcher d’encourager. On sent bien la crainte de Jabari dans ses gestes, mais il fait tout pour que cela ne paraisse pas: s’étirer, penser au saut qu’il veut faire, laisser sa place dans la file au bas de l’échelle, prendre le temps de réfléchir. Son papa est très compréhensif et patient: il amène son garçon à apprivoiser sa peur en lui donnant des trucs et en le rassurant. Il normalise aussi les sentiments de son fils: s’il n’est pas prêt, il peut attendre. C’est génial de voir un papa noir présent dans la vie de ses enfants dans un livre jeunesse. Trop souvent, ces papas y sont absents.

Les illustrations en techniques mixtes sont superbes: le champ de profondeur fait usage de pages de livres recyclées et l’auteure a utilisé une jolie palette de couleurs pastel. La couleur de peau des personnages contraste avec leur environnement, d’autant plus qu’elle est auréolée d’orange fluo. L’effet est très beau! Les illustrations s’étendent sur les doubles pages pour former de belles prises de vue, par exemple lorsque Jabari est au sommet du plongeoir et regarde la piscine en contre-bas.

J’ai beaucoup aimé ce livre qui croque un moment du quotidien, sans que la couleur de peau des personnages ne soit exoticisée ou posée comme étant une problématique. Jabari plonge est un album à lire de toute urgence!

Jabari 2

Coup de cœur!

* Finaliste au prix Charlotte Zolotow (2018)

POUR VOUS PROCURER CE LIVRE, CLIQUEZ SUR LE BOUTON CI-DESSOUS:
Jabari plongeBouton acheter petit
AUTEUR(S) : Gaia Cornwall
ÉDITION: D’eux, 2020
ISBN: 9782924645383
21,95$
4 ANS ET PLUS
 

Ce livre vous a plu ?
Vous aimerez peut-être Mon Frère et moi, ou encore Le Toboggan, deux livres pour enfants sur la thématique de la baignade.

mon frère et moi        le toboggan fouquier

 

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Pas dans mon lit !!

Pas dans mon litUn petit garçon qui ne veut pas dormir tout seul invente chaque soir un nouveau problème pour que ses parents l’acceptent avec eux. Mais ces derniers trouvent toujours une solution pour déjouer ses stratagèmes. « Mon lit, je l’aime beaucoup, il est super pour y jouer : il y a une grosse couette pour se cacher ou faire des cabanes, je peux y garer mes petites voitures ou en faire un dortoir pour mes poupées… mais y dormir, quelle drôle d’idée !!! »

Ce sont d’abord les illustrations fantaisistes qui m’on charmées dans cet album en format à l’italienne. L’illustratrice y explore le monde des rêves et peint des tableaux où des licornes broutent l’herbe, des chevaliers chevauchent des tigres, des pingouins se réchauffent près d’un feu, des crocodiles vivent dans des igloos et des pirates géants débarquent sur une île peuplée de lapins. Au fil des pages, on comprend vite que le monde des rêves du personnage principal fait vivre à ses peluches et ses jouets toutes ses aventures. Son lit devient tour à tour une mer en colère, un pays de glace, une banquise gelée ou une forêt enchantée. J’ai adoré cette manière de nourrir l’imagination des enfants en les laissant découvrir à chaque relecture de nouveaux détails dans les illustrations. Les parents ne sont pas en laisse non plus, car de petits clins d’œil leur sont aussi adressés, notamment par le titre du livre que le papa lit certains soirs (« La patience ») , puis celui que la maman lit (« La persévérance ») ;).

Les personnages de ce livre jeunesse n’ont pas de noms : il s’agit simplement du papa (noir), de la maman (blanche) et de leur petit fils (métissé), une famille plein d’amour où l’enfant doit apprendre à dormir seul dans son propre lit. J’ai beaucoup aimé ce livre et j’espère qu’il vous plaira autant qu’à moi !

pas dans mon lit 2

Auteur(s) / illustrateur(s) : Leïla Brient & Émilie Angebault
Maison d’édition: Le buveur d’encreBouton acheter petit
Année de publication: 2015
ISBN: 9782914686792
Public cible: 3 à 5 ans
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minucette

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La vie ne me fait pas peur

la vie ne me fait pas peurLes fauves rugissants et les animaux gluants ? Ils ne me font pas peur.
Les garçons de ma classe qui tirent sur ma tignasse ? Ils ne me font pas peur
Être seule, le soir, dans ma chambre plongée dans le noir ? Cela ne me fait pas peur du tout.
À travers les mots d’une petite fille qui n’a pas froid aux yeux, Maya Angelou délivre son secret pour combattre les terreurs infantiles : s’ouvrir au pouvoir des rêves et de l’imaginaire… Une leçon de vie d’une grande dame des lettres, poétesse, conteuse et romancière afro-américaine, figure de la lutte pour les droits civiques.

Wow. Ce livre est vraiment fantastique ! Déjà, les illustrations, très aérées, semblent vouloir s’extirper de ce fond blanc immaculé qui les accueillent. Les textures sont riches et les couleurs, éclatantes. Le texte de Maya Angelou est puissant et rythmé. Parfait pour faire la connaissance de cette grande dame de la littérature ou pour s’initier à la poésie. À la suite du texte principal, il y a une courte biographie de Maya Angelou. J’ai absolument adoré que le texte soit bilingue; on a ainsi accès à la version originale de l’auteure. Vraiment, vraiment excellent ! Fortement recommandé !

Maya Angelou est une auteure américaine. 

Maya Angelou

Auteur(s) / illustrateur(s) : Maya Angelou & Géraldine Alibeu
Maison d’édition: Seghers Jeunesse Bouton acheter petit
Année de publication: 2018
ISBN: 9782232128356
Lectorat cible: À partir de 8 ans.
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La journée catastrophe

moi-je-lis-en-ce1-la-journee-catastropheCe matin, le maître avertit les élèves : il va y avoir un exercice alerte-incendie, tout le monde devra se ranger rapidement. Mais lorsque l’alarme sonne, les choses ne se passent pas comme prévu. Les élèves ont bien du mal à respecter les consignes. Heureusement, grâce à un gâteau trop cuit, ils pourront s’améliorer !

Écrit par une enseignante, La journée catastrophe est un petit livre issu de la collection « Moi, je lis en CE1! » de la maison d’édition Auzou. Les phrases sont simples et les mots, faciles à lire et à comprendre. De format agréable, il contient de jolis rabats en début et fin de livre où on découvre les personnages de l’histoire. Samuel, un garçon noir champion en mathématiques, est le personnage principal. Il a eu peur de l’alarme de feu et redoute un deuxième exercice. À la fin de la journée, il fait preuve d’auto-dérision et plaisante sur la possibilité de réaliser un troisième exercice. Samuel évolue dans un milieu assez diversifié: même s’il est le seul noir, la moitié des enfants de sa classe sont non-blancs. On retrouve une section jeux à la fin du livre comprenant quatre questions de compréhension de lecture. Contexte français.

Je remercie les éditions Auzou de m’avoir offert ce livre.

Auteur(s) / Illustrateur(s) :  Clémence Masteau & Caroline Modeste
Maison d’édition : Auzou
Année de publication : 2018
ISBN : 9782733861066
Public cible : 7-8 ans

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Bien fait pour le diable !

Bien fait pour le diableIl était une fois un homme qui portait un nom bizarre. On l’appelait El Bizarron. Le chapeau de paille vissé sur la tête, ce gars-là avait une carrure impressionnante et n’avait peur de rien ni de personne. Quand le diable lui-même lui proposa de travailler pour lui, en enfer, il accepta sans sourciller. Dans cette histoire, le plus effrayant n’est peut-être pas celui qu’on croit…

J’ai grandement apprécié la lecture et l’écoute de ce livre audio. J’y ai découvert la musique cubaine avec délectation. Étrangement, j’ai mieux aimé la narration de Bloch que dans La dernière colère de Sarabuga, de la même auteure. Le bruitage et la musique rend vivant le récit sur le CD d’accompagnement. Chaque plage du CD est indiquée en bas de page de l’album. On retrouve une carte de la région cubaine ainsi qu’un dossier très complet sur la musique de ce pays à la fin du livre, notamment afro-cubaine. À découvrir !

Coup de cœur !

Auteur(s) / illustrateur(s) : Muriel Bloch & Bertran Bataille
Maison d’édition: Gallimard Jeunesse
Année de publication: 2007
ISBN: 9782070611355
Public cible: À partir de 7 ans
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Nous serons toujours là pour toi

Nous serons toujours là pour toi ValentinEn grandissant, votre enfant se pose beaucoup de questions: « Et s’il y a un monstre dans ma chambre ? « , « Et si vous sortez le soir sans moi ? « . Ce livre est là pour le rassurer, en lui faisant comprendre qu’il pourra toujours compter sur vous. 

Le personnage de ce livre est un petit garçon métis qui s’inquiète de tout un tas de petites choses, comme le font bien des enfants. Chaque double page s’attarde à une de ses peurs: sur la page de droite la peur en question, et sur la page de gauche la manière dont les deux parents aident et rassurent leur enfant. Cette narration, répétitive, est très rassurante pour les enfants: ils savent un peu à quoi s’attendre, ils anticipent la suite de l’histoire et font des inférences. Cette capacité à utiliser plusieurs éléments d’une situation pour en tirer une conclusion ou prévoir une réaction fait partie de l’apprentissage des enfants en bas âge. Les histoires les aident beaucoup à développer cette compétence qui leur sera utile tout au long de la vie !

La famille représentée est mixte et hétéroparentale, et se montre, à l’occasion, plutôt hétéronormative. En effet, pour rassurer son garçon malade, la maman se fait infirmière alors que le papa, docteur. Pour chasser les monstres cachés dans la chambre du petit, la maman utilise un balai alors que le papa, un couvercle de casserole en guise de bouclier et un fouet en guise d’épée… Autrement, les deux parents travaillent ensemble, de manière égalitaire et se soutiennent mutuellement dans leur rôle de parents. L’amour qui unit les membres de la famille est tout à fait touchante ! Les illustrations naïves accompagnent bien le texte et facilitent la compréhension auprès des petits qui « liront » les images à défaut de savoir lire les mots. L’illustratrice utilise également l’humour, en faisant apparaître le petit chien de la famille sur chaque page (les enfants s’amuseront à le trouver!), ou en créant des images rigolotes (par exemple, le chien qui vole sur le dos d’un oiseau).

Bref, cet album a pour héros une famille unie par l’affection et qui fait preuve de spontanéité et de collaboration pour faire face au monde. Une lecture douce, parfaite pour l’histoire du soir, qui fera du bien tant aux enfants qu’aux parents. Un beau cadeau à offrir à toute la petite famille !

Je remercie l’auteur Stephan Valentin de m’avoir offert ce livre.

Nous serons toujours là pour toi Valentin 2

Auteur(s) / illustrateur(s) : Stephan Valentin & Denitza Mineva
Maison d’édition: Pfefferkorn
Année de publication: 2017
ISBN: 9783944160306
Public cible: 3 à 6 ans
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Mon frère et moi

mon frère et moiChaque été, au chalet familial, deux frères nagent vers un rocher et l’aîné le grimpe et saute. Il est maintenant temps que le plus jeune fasse, à son tour, le grand saut.

J’ai adoré cet album ! Il aborde avec tant de justesse la relation entre deux frères et comment un simple saut a fait grandir un petit garçon grâce aux encouragements de son frère. Le petit admire son grand frère et le moment est venu pour lui de prouver qu’il est tout aussi capable que lui. Pour se donner du courage, il sera tour à tour un chat pour grimper le rocher, un oiseau pour s’élancer dans les airs, puis un poisson pour plonger et nager gracieusement sous l’eau.

Vous le savez, j’ai un faible pour les récits du quotidien; celui-là est magnifique, touchant et tout en poésie. Les pages brunes rappellent le papier parchemin et les touches de couleurs crayonnées donnent un très bel effet, presque inachevé, à l’instar des personnages qui ont encore tant à découvrir du monde. Vraiment, vraiment excellent.

Coup de cœur !

Mon frère et moi 2

Je remercie l’auteur Yves Nadon et les Éditions D’eux de m’avoir offert ce livre.

Auteur(s) / illustrateur(s) : Yves Nadon & Jean Claverie
Maison d’édition: Éditions Deux Bouton acheter
Année de publication: 2018
ISBN: 9782924645215
Public cible: À partir de 5 ans

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