Le pays des kangourous

Milo et sa famille rejoignent leurs amis en Australie. Ensemble, ils vont prendre soin des kangourous de la ferme. Milo parviendra t-il à apercevoir Spik, le kangourou préféré de son ami Zakary ?

Une courte histoire adaptée à l’apprentissage de la lecture autonome selon la méthode Montessori. Des étiquettes mots et des images autocorrectives sont à découper pour assimiler le vocabulaire nouveau.

Conçu par une orthophoniste et des éducatrices Montessori, Le pays des Kangourous est une histoire à lire tout seul pour les lecteurs débutants. Il s’inscrit dans la collection « Mes premières lectures Montessori à lire seul » chez Larousse, et est de niveau 4 étoiles, c’est-à-dire qu’on retrouve des groupes de consonnes, de digrammes et de nouveaux mots outils, de plus que des liaisons indiquée par un signe dans le texte. Toute la collection est conçue de manière très progressive afin que dès que l’enfant connaît le son des lettres (possible vers l’âge de 5 ans), il pourra progresser aisément à lire les livres de la collection. Les illustrations, abondantes, permettent à l’enfant de s’autocorriger et d’accéder au sens.

Détail important: Le texte est écrit en lettres attachées, ce qui est fantastique pour permettre aux enfants de s’habituer à déchiffrer l’écriture cursive. Les liaisons sont indiquées clairement dans le texte et les lettres muettes sont grisées. De plus, il y a à la fin du livre est étiquettes de mots et des images à découper pour associer le bon mot à l’illustration.

Le personnage principal, Zachary, est un enfant métis dont la mère est noire et le père, blanc. L’histoire est toute simple, mais intéressante et fait voyager. Très bon! 

Le pays des kangourous
AUTEUR(S): Anaïs Galon, Julie Rinaldi & Amélie Clavier
ÉDITION: Larousse, 2020
ISBN: 9782035979131
PRIX: 6,95$
6 à 8 ANS

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Les esclaves de cumana

Vers l’an 1800, Pablo, jeune métis, enfant naturel d’une esclave africaine et d’un commerçant espagnol, vit une vie de chien dans le petit village de la forêt amazonienne où le sort l’a fait naître. Il y subit, jour après jour, les persécutions des fils légitimes de son père.

Fuyant les mauvais traitements et la dureté de sa condition, il part à la recherche de sa mère, que le commerçant a vendue, voici des années, pour l’éloigner.

Dans l’aventure qui l’emmène à travers plusieurs régions d’Amérique du Sud et lui fait affronter de nombreux dangers, Pablo va être aidé par deux Européens de passage, qui ne sont pas les premiers venus. Il s’agit du savant allemand Alexander von Humboldt et de son assistant français, le botaniste Aimé Bonpland, esprits éclairés, dont les travaux scientifiques et les prises de position humanistes vont marquer leur époque.

Je qui étonne d’abord dans ce livre, c’est sa manière d’emprunter des codes tant du côté de la bande dessinée que de l’album. Hybride, il se lit de manière peu commune, de cases en cases, avec les phrases qui commence ici et finissent là-bas. J’ai particulièrement aimé cet équilibre entre l’image et le texte: on a vraiment l’impression de voir un film image par image.

L’histoire est une incursion intéressant dans le passé et fait voyager en Australie. On apprend rapidement à connaître Pablo et son histoire. Par contre, il est rapidement relayé en second plan lorsque arrivent deux européens adultes dans l’histoire: un Allemand nommé Alexander von Humboldt et un Français nommé Aimé Bonpland, tous deux animés par la science et l’aventure. D’un coup, ce sont eux que le lecteur va suivre dans leur recherches de nouvelle plantes à identifier, d’animaux inconnus à découvrir et de contrées à cartographier. Ils vont défendre Pablo de ses méchants frères, ils vont lui écrire une lettre lui permettant de se rendre à l’école, puis ils le conduiront jusqu’à la ville où Pablo espère retrouver sa mère. Ce sont donc eux qui font avancer le récit. Laissé chez un prêtre, Pablo ne pourra pourtant pas aller à l’école et on fera de lui un esclave comme les autres, même si sa condition se révèle légèrement moins pire que celle d’esclaves noirs à cause du fait qu’il soit métis.

Un peu plus loin dans le récit, Pablo, s’étant enfui de chez le prête, se retrouvera sur un bateau à nouveau en compagnie des deux Européens et ces derniers le prendront de nouveau sous son aile. Ils l’achèteront afin qu’il échappe à une vie d’esclave pénible, l’aideront à trouver sa mère, embaucheront cette dernière dans leur villa comme employée et enverront Pablo à l’école. Bref, j’avais espéré lire le récit d’un jeune garçon métis en temps d’esclavage, mais c’est plutôt celui de deux européens et de leur générosité qui est raconté. En fin d’album, on retrouve un dossier pour en savoir plus sur Alexander von Humboldt et Aimé Bonplan (car oui, ils ont vraiment existé), ainsi que sur la traite des Noirs.

Un intéressant récit malgré tout, bien écrit et illustré, même si ce n’est pas vraiment l’histoire promise par le résumé en quatrième de couverture qui nous est raconté. Le sous-titre mentionne bien pourtant « Aimé Bonpland et Alexander von Humboldt en Amérique du Sud ».

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Les esclaves de Cumana
AUTEUR(S) : Olivier Melano 
ÉDITION: L’école des loisirs, 2015
ISBN: 9782211217255
PRIX: 22,95$
11 à 13 ANS

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Fechamos (on ferme), un album similaire dont l’histoire se déroule aussi en Amérique du Sud.

Les trois poules de Sonia

Sonia a trois poussins dont elle s’occupe avec amour. Chaque jour, elle les fait sortir, nettoie le poulailler, leur donne de la paille fraîche, de quoi picorer… Mais une nuit, elle est réveillée par un terrible raffut en provenance du poulailler…

Ce livre jeunesse dit les choses telles qu’elles sont et parle du cycle de la vie. Un candidat parfait pour une exploitation scolaire avec des élèves de 2e ou 3e cycle du primaire!

Les illustrations font usage de techniques mixtes et sont un plaisir à admirer. Elles fascinent par leurs détails et leur délicatesse, et par la justesse avec laquelle elles complémentent le texte.

Sonia prend grand soin de ses trois poules. Mais une nuit, un renard se faufile dans le poulailer et prend l’une d’entre elles pour nourir ses petits. Sonia sera dévastée. Son père prendra un moment pour lui raconter l’histoire de la vie: tous les êtres vivants veillent à leur survie et font tout ce qu’ils peuvent pour que leurs petits soient heureux, aient le ventre plein et un endroit chaud pour dormir. Aurait-elle voulu que de petits renardeau meurent de faim? Eh, bien, c’est la vie!

L’histoire peut sembler un peu dure au premier abord, mais le tout est amené avec douceur. On y parle également de la mort, et Sonia pourra entammer son deuil autour d’une tombe symbolique préparée pour sa poule disparue. Dans le livre, il est aussi sujet de responsabilisation, car les parents de Sonia poussent leur fille à être autonome et capable de se débrouiller sur la ferme.

Les poules de Sonia
AUTEUR(S)
: Phoebe Wahl
ÉDITION: Éditions des Éléphants, 2018
ISBN: 9782372730471
PRIX: 26,95$
5 à 8 ANS

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Le club des As

Caroline vient d’emménager dans un nouveau quartier et elle se sent un peu seule. Si Karim et Hugo, les rois de la récré, voulaient bien l’accepter, tous les autres élèves deviendraient ses amis. Mais comment faire pour rejoindre leur club hyper secret ?

Il y a dans ce livre d’une quarantaine de pages une histoire estivale autour du vélo, de la découverte de soi et du courage. Mais, et il faut le savoir, il y a aussi des passages sexistes. Caroline vient d’arriver dans un nouveau quartier et souhaite rapidement être acceptée de ses camarades pour se faire de nouveaux amis. Elle a donc repéré dans la cours d’école les deux garçons les plus populaires et respectés, et fera tout pour tenter d’intégrer leur groupe. Toutefois, Hugo et Karim sont tout de go réticents à accepter Caroline: Il n’y a plus de place dans leur club et certainement pas pour une FILLE (p.13)! Tout au long du roman, il y aura ces petites flèches lancées ici et là comme quoi les filles sont moins que les garçons: moins courageuses, moins intéressantes, moins digne de respect. Ça commence en page 6 où on mentionne que « le dernier arrivé au petit bois est une fillette! », comme si être une fillette était une insulte, un statut à éviter à tout prix. Puis, quand les garçons mettront Caroline à l’épreuve de monter au sommet d’un silo, d’en faire le tour et de redescendre (persuadés qu’elle se dégonflerait), la jeune fille les épate par son courage. Mais jamais les garçons ne l’admettront, allant même jusqu’à minimiser son exploit (« ce n’était pas vraiment dangereux, même [mon petit frère] aurait pu le faire! » (p. 28)) Ainsi, les efforts et succès de la jeune fille ne sont jamais suffisants aux yeux des garçons.

Alors que Caroline réussi toutes les épreuves imposées par les deux garçons, ces derniers, jaloux, cessent de lui adresser la parole à l’école. Caroline en subira les répercussions puisque, voyant qu’elle n’est pas acceptée par Hugo et Karim, ces camarades de classe lui tourneront le dos aussi. J’aurais aimé que le roman traite un peu plus de la problématique du rejet et de l’intégration à l’école. En fait, toute l’histoire tourne autour de ces moments passés à vélo dans le quartier. Ça aurait été pour une autre histoire, peut-être.

J’ai aussi été un peu découragée par le fait qu’en réalité, Caroline ne se demande pas vraiment si Hugo et Karim méritent son amitié, ou s’ils sont de bonnes personnes qu’il vaut la peine de fréquenter. C’est comme si le plus important était de les impressionner pour être acceptée, pas d’être soi-même ou de se respecter. Je trouve que ça ne véhicule pas vraiment un bon message. Aussi, on ne reviendra pas en fin de récit sur le contenu sexiste du roman. Je n’aurais pas aimé une morale trop apuyée non plus, mais j’aurais apprécié qu’on mentionne, d’une manière ou d’une autre, que les filles ont autant de valeur que les garçons. Est-ce trop utopiste que de demander ceci d’un livre jeunesse?

Bref, je n’ai pas aimé.

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Le club des as
AUTEUR(S): Milie Goudin-Lopez , Bastien Quignon
ÉDITION: Bayard jeunesse, 2020
ISBN: 9791036312458
PRIX: 10,95$
7 à 10 ANS

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Un orage de colère pour Violette

Violette vit chez sa mère les jours bleus et chez son père les jours jaunes. Ce week-end, ce dernier lui a promis de construire un château. Mais son ami est hospitalisé et Violette doit aller chez sa mère. Elle se met en colère puis se calme. Une histoire sur la nécessité d’accepter sa colère pour mieux l’apprivoiser.

Il y a plusieurs bons points à attribuer à ce livre jeunesse: on y parle du divorce des parents, on offre des outils pour gérer ses émotions et on donne à voir une famille métissée au quotidien.

La petite Violette est heureuse d’avoir reçu un château à construire de son papa. Il lui a promis qu’ils allaient le faire ensemble. Mais une urgence force Papa à déposer sa fille chez sa mère, sans son château. Et sa promesse, alors?? Violette est en colère, et avec raison! Elle a du mal à comprendre pourquoi la promesse qu’on lui a fait n’a pas été tenue, pourquoi elle doit respecter le calendrier des visites parentales alors que les parents peuvent le changer à leur guise et pourquoi il faut qu’elle ait deux maisons. Avoir deux maisons, c’est nul! Les jouets ne peuvent pas aller d’une maison à l’autre, il y a beaucoup de changements, c’est stressant tout ça!

L’histoire est bien racontée et les émotions vécues par Violette semblent authentiques et naturelles. On devine bien ce qui rend Violette en colère, sans que tout soit explicité car Violette elle-même a un peu de mal à comprendre ce qu’elle ressent. Le livre est construit de manière à faciliter les échanges avec le lecteur afin qu’il s’exprime sur ce qu’il lit et afin qu’il s’identifie au personnage principal. Les parents de Violette sont là pour la guider, valider son émotion et lui offrir des alternatives pour la gérer. On ne dit pas à Violette d’arrêter de bouder ou d’être en colère. On lui dit plutôt que son émotion est compréhensible, et on lui offre des pistes pour se calmer. En fin d’album, il y a un petit dossier à l’attention des adultes qui explique ce qu’est la colère et propose des solutions pour réguler ses émotions adaptées à l’âge de l’enfant.

La maman de Violette est blanche alors que son papa est noir. La couleur de peau des personnages ne change absolument rien au récit. Il s’agit tout simplement d’une famille multiraciale comme les autres. Un excellent livre que je vous recommande chaudement!

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Un orage de colère pour Violette
AUTEUR(S) : Kochka & Sophie Bouxom 
ÉDITION: Père castor Flammarion, 2019
ISBN: 9782081441910
PRIX: 15,50$
3 à 6 ANS

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Noirs et Blancs

Il y a bien longtemps, les éléphants étaient noirs ou blancs. Ils se détestaient, s’affrontèrent et finirent par disparaître. Mais un jour, les petits-enfants des éléphants qui n’avaient pas voulu la guerre sortirent de la jungle où ils étaient restés cachés. Ils étaient gris… Par David McKee, le créateur d’Elmer, une fable essentielle pour parler ensemble des conflits et de la paix, chez les éléphants et n’importe où sur la Terre.

Je ne sais pas pourquoi, mais ça m’a pris beaucoup de temps pour me résigner à écrire cette critique. Ce livre m’a laissée assez indifférente… Le texte ne m’a pas marqué, les illustrations ne m’ont pas plu, le livre-objet m’a semblé peu intéressant. Et puis, je sais pas, mais des éléphants avec une arme à feu ou un poing ou un canon à la place de la trompe, ça me perturbe!!

Au début de l’histoire, les éléphants Noirs et Blancs ne s’entendent pas et se font la guerre. Pour échapper à celle-ci, certains d’entre eux iront se réfugier dans la forêt. Aucun éléphant Noir et aucun éléphant Blanc n’aura survécu à la guerre. Mais des années plus tard, des éléphants gris sortent de la forêt. Ce sont des éléphants pacifiques, du moins, au premier abord. Car bien vite, les éléphants gris aux grandes oreilles se mettront à regarder d’un mauvais œil les éléphants gris aux petites oreilles…

Ce livre est quand même intéressant pour sa manière d’aborder le vivre-ensemble. On entend souvent que le métissage aura raison du racisme et que lorsque tous les êtres humains seront métissés, il n’y aura plus de haine raciale. C’est totalement utopique, évidemment, car non, les personnes métissées ne sont pas là pour nous sauver de notre propre bêtise. Point positif: L’histoire se termine sur une fin ouverte qui peut amener à de bonnes discussions sur les différences, le vivre-ensemble, la tolérance et le racisme.

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Noirs et Blancs
AUTEUR(S): David McKee
ÉDITION: Gallimard jeunesse, 2016
ISBN: 9782070562299
PRIX: 8,95$
4 À 6 ANS

Ce livre vous a plu?
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Les Ontoulu ne mangent pas les livres

IndŽsirablesEsquissesCouv.Chez les Ontoulu, la lecture en famille n’est pas l’activité conviviale dont chacun rêve. D’un côté, les parents vénèrent les livres comme de précieux trésors. De l’autre côté, le petit Lulu traite les livres comme des hochets, des cahiers à colorier ou des blocs de construction. C’est si déprimant que Papa Ontoulu en tombe malade ! Les livres arriveront-ils à le guérir ? Bien sûr ! Mais avec la méthode de lecture très spéciale de Lulu ! 

D’habitude, j’aime beaucoup les livres sur les livres. J’aime la mise en abîme et puis le livre est bien entendu mon sujet préféré. 😉 Sauf que je n’ai pas aimé Les Ontoulu ne mangent pas les livres. Il manquait le petit « oumph » qui m’aurait fait vibrer et la petite blague sur la dégustation de livres m’a laissée plutôt indifférente. Cela dit, le papa qui tombe malade parce qu’il réalise qu’on son fils n’aime pas lire, aurait pu être la prémisse d’un bel album sur la découverte et l’affirmation de soi. Ce n’était malheureusement pas le cas ici. Dommage.

En termes de représentation, je ne peux passer sous silence le choix de l’illustratrice de faire de la famille Ontoulu une famille métissée sans que leur couleur de peau n’ait d’incidence sur l’histoire. Bravo! Les illustrations colorées sont jolies et le style de l’artiste m’a plu. On retrouve également un bel équilibre entre le texte et l’image. Les curieux remarqueront aussi la présence du petit chat bleu de la famille qui lui, semble beaucoup apprécier la lecture! Peut plaire.

Ce livre est épuisé. Empruntez-le auprès de votre bibliothèque municipale!
Les Ontoulu ne mangent pas les livres
AUTEUR(S) : Andrée-Anne Gratton & Céline Malépart
ÉDITIONLes 400 Coups, 2006
ISBN: 9782895402602
3 à 5 ANS

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Couleur de l’amour

L’amour, ça peut être rouge : rouge comme les baisers et les fraises trop sucrées. Mais l’amour, ça peut aussi être rose : rose comme les barbes à papa et les roses du jardin. Ça peut encore être gris souris, bleu comme le ciel en plein été, ou jaune, violet et orangé, voire d’autres couleurs pas encore inventées !

Avec ce petit album carré à couverture rigide, Glénat Jeunesse nous offre une histoire douce qui réchauffe l’âme. Les illustrations lumineuses et colorées accompagnent à merveille le texte qui fait l’analogie entre l’amour et les souvenirs qu’elle évoque: le bleu des yeux de papa, le rouge des cœurs dessinés et offerts à maman, le gris des photographies souvenir de papi… Le personnage principal est une petite fille métissée dont la maman est noire et le papa, blanc. On rencontre aussi deux de ses grands-parents (blancs) au cours de l’histoire. Un beau récit du quotidien tout en poésie, dans lequel la couleur de peau des personnages n’a pas d’importance. Excellent!

La couleur de l’amour
AUTEUR(S): Béatrice Ruffié Lacas & Camille Tisserand
ÉDITION: Glénat Jeunesse, 2020
ISBN: 9782344039472
PRIX: 17,95$
2 à 5 ans

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Sylvia Lespiègle: Gare au loup

Gare au loupQui est donc cette petite fille aux grandes lunettes et au cahier rempli de dessins d’animaux ? En vacances à la campagne, Sylvia rencontre Violette, apprentie naturaliste, qui rêve d’apercevoir un loup. En farfouillant dans la remise, les fillettes trouvent une vieille tente qui n’a plus servi depuis des lustres. Ni une ni deux, elles la montent dans le jardin, bien décidées à veiller toute la nuit. Au programme : provisions commandées par yaourtophone, théâtre d’ombres et exploration du pré voisin, quand soudain, au petit matin… Serait-ce la silhouette tant attendue qui se dessine sur la tente ?

Si qui démarque cet album des autres, c’est d’abord son format: Très long et étroit, il s’ouvre comme un petit carnet de notes. Ensuite, ce sont les illustrations naïves aux crayon de bois agrémentés de collages qui ont attiré mon attention. J’ai eu un coup de cœur pour le travail de l’illustratrice Marika Maijala et j’ai déjà hâte de découvrir ces autres albums publiés en français.

Il faut dire aussi que c’est une histoire de loup pas comme les autres que l’on peut lire dans « Gare au loup ». Le loup, au final, ne sera qu’aperçu entre deux arbustes. L’intérêt de l’histoire réside plutôt dans l’amitié nouvelle qui se développe entre deux jeunes filles, l’une maladroite et l’autre appliquée. La première, blanche, arrive en vacances avec sa famille. La deuxième, métissée, apprécie observer et noter ce qui l’entoure pour mieux l’analyse. Deux personnalités bien opposées qui finalement donneront lieu à une aventure assez inattendue. Les deux fillettes apprendront à se connaître à travers le jeu et l’imagination, sans porter attention à leurs différences. J’ai beaucoup, beaucoup aimé! Je vous le conseille vivement!

gare au loup 3

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Sylvia Lespiègle: Gare au loupBouton acheter petit
AUTEUR(S) : Juha Virta & Marika Maijala
ÉDITION: Cambourakis, 2016
ISBN: 9782366240931
PRIX: 26,95$
7 À 9 ANS

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La petite fille qui voulait voir les éléphants    inventions de malia pip jones

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À l’aéroport

Dans ce livre à la fois intrigant, divertissant et instructif, le lecteur suit le périple mouvementé d’une famille dans un aéroport moderne. Il découvre les différentes étapes de son voyage, depuis l’enregistrement des bagages qui disparaissent sur un mystérieux tapis roulant jusqu’à l’attente interminable à la porte d’embarquement, en passant par les contrôles de sécurité bien évidemment. Mais ce n’est pas tout! Le singe en peluche de la petite fille a disparu! Le lecteur devra le retrouver au fil des pages tout au long de son voyage mémorable.

Quel bel album! On y suit une famille métissée dans les premiers moments de son voyage en avion, de la préparation des valises à la maison, au long trajet sur l’autoroute, à l’enregistrement à l’aéroport, à l’arrivée à destination dans le sud. La mère de la famille est une femme blanche et le père est un homme noir. Ils ont deux enfants: Une petite fille qui s’inquiétera beaucoup pour son toutou préféré, ainsi qu’un grand garçon enthousiasmé par son premier grand voyage.

J’ai adoré le niveau de détail des illustrations: il y a énormément de personnages et l’aéroport grouille de monde. De page en page, on retrouve l’équipe de sport, une dame qui parle fort au téléphone, ou encore un vieil homme transportant un paquet mystérieux. Il est amusant de les retrouver à chaque page et de découvrir ce qu’ils font, un peu comme un livre-jeux de type cherche et trouve. Bien sûr, on suit également la famille principale et on se surprend a s’inquiéter nous aussi pour Toto, le toutou. Le style de l’auteure-illustratrice est tout à fait comme je les aime: doux, coloré, net avec de jolis ombrages.

Certaines pages sont divisées en deux horizontalement, laissant voir ce qui se passe dans la soute de l’avion (un chien sort de sa cage et se blottit contre Toto!) J’ai adoré suivre la petite famille dans son aventure. Une belle représentation d’une famille diversifiée en littérature jeunesse! Recommandé pour les amoureux des avions, les lecteurs qui aiment comprendre comment fonctionnent les choses, ou les enfants qui préfèrent les docu-fictions. À lire de toute urgence!

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À l’aéroport
AUTEUR(S) : Lisa Brown
ÉDITIONScholastic, 2017
ISBN: 9781443159869
PRIX: 11,99$
3 À 8 ANS

Ce livre vous a plu?
Vous aimerez peut-être La surprise de Ti Sweety à Sainte-Lucie, Tout un monde sous l’eau ou L’éléphant, trois albums de type docu-fiction pour la jeunesse.