Si on était…

Si on était...Depuis la nuit des temps (8 ans), Marie et Nathalie s’adonnent à leur jeu bouche-trou préféré : le Si on était. L’exercice est assez simple ; une personne nomme un sujet – admettons « les fruits » – et les participants doivent ensuite s’imaginer quel fruit ils seraient. Un jeu facile à jouer mais extrêmement difficile à maîtriser, car voyez-vous, si le sujet est nul (comme les fruits) ou si les participants ont des faiblesses au niveau de l’imagination, ce jeu devient rapidement encore plus plate que de fixer le vide. Heureusement, Marie et Nathalie sont des expertes en la matière et même après 8 ans, elles parviennent à se renouveler constamment.

Quelle bande dessinées rafraîchissante! J’ai adoré le format: ces petites scènes du quotidien entre deux meilleures amies, chacune ayant une personnalité totalement opposée de l’autre. Les dessins m’ont beaucoup plu aussi: les expressions faciales sont toujours réussies et la mise en page est dynamique. De la grande BD! Les gags sont efficaces et j’ai lu ce premier tome d’une traite avec un sourire en coin. Même s’il s’agit avant tout de petits moments croqués ça et là, l’auteure a tout de même réussi à développer admirablement ses personnages: Marie gagnera en maturité et Nathalie apprendra à vivre pleinement son homosexualité. Par contre, au bout d’un moment, ça devient répétitif: Le jeu, « si on était » est bien sûr au centre du récit, mais j’ai vraiment eu l’impression que la lecture est beaucoup plus digeste à petite dose, par exemple une fois par semaine en ligne ou bien une fois par mois dans un magazine. Ce n’est pas pour rien: L’auteure a d’abord publié sur son site en ligne les aventures de Nathalie et Marie. Puis, elles ont été publiées dans le magazine québécois pour adolescents Curium mensuellement. Malheureusement, le transfert en format relié est un peu boiteux par moments. Le texte est aussi écrit très petit, ce qui rend la lecture difficile. Dommage.

Dans ce duo de meilleures amies, il y a Marie, une fille noire aux cheveux courts, exubérante, pleine de confiance et impulsive. Axelle Lenoir a très bien campé ses personnages qui nous apparaissent comme étant authentiques. Elles parlent comme on parle ici, avec des québécismes et des tournures de phrases vraiment rigolotes. De la BD québécoise assumée, je dis OUI! Si on était… est une très bonne série à découvrir.

Si on était 3
si on était 2
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Si on était…Bouton acheter petit
AUTEUR(S) : Axelle Lenoir
ÉDITION: Front Froid, 2019
ISBN: 9782924455081
Prix: 21,95$
13 ans et plus

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petite suceuse    boondocks

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Les enfants du Bayou

Les enfants du bayou Eva Roussel Isabelle BottierAprès avoir perdu leur maison dans un ouragan, Joshua et son fils Blaise commencent une nouvelle vie dans le bayou. Une aubaine pour leur petite voisine, Liloye, ravie à l’idée de faire de nouveaux amis. Alors que Joshua et Blaise s’habituent tant bien que mal à la drôle de vie du bayou, une étrange créature rôde la nuit. Un loup-garou ? Non, un « rougarou » ! Liloye leur révèle qu’il s’agit de Jimmy, un garçon enfuit de chez lui et qui a fini par devenir un vrai sauvage. Touchés par son histoire, Blaise et Liloye vont tout faire pour ramener Jimmy parmi les siens.

L’un des personnages principaux de cette bande dessinée est Liloye, une jeune fille intrépide et aventureuse coiffée de deux mignons petits choux avec des tresses plaquées (elle porte aussi l’afro parfois). Liloye a été adoptée et on dit que Ovila, sa gardienne, l’a trouvée enroulée dans sa couverture alors qu’elle se promenait dans le bayou. Liloye aime les histoires, mais ce n’est pas dans les livres qu’elle va les chercher. Elle préfère user de son imagination pour inventer les siennes. Liloye est aussi très forte en mathématique et aime être le centre de l’attention. Quand les touristes se pointent, par exemple, elle aime jouer les stars et prend la pose pour eux. Du coup, elle se sent célèbre car des gens du monde entier ont des photos d’elle. Bref, plutôt sympa comme fillette. Je vous dis tout ça parce que juste comme ça, cela semble être une représentation plutôt positive d’une personne noire en littérature jeunesse. Sauf que j’ai réalisé en lisant ce livre qu’on connait le nom des voisins, de ses amis et même de son alligator de compagnie avant de connaître le prénom de Liloye. J’ai trouvé ça bizarre. Je suis même retournée lire le début, au cas où je l’aie manqué. Mais non. Rien. J’ai même été inquiète qu’elle reste sans nom jusqu’à la fin de l’histoire. Difficile de s’attacher à un personnage dont on ne connait même pas le prénom !

Il y a beaucoup d’humour dans cette bande dessinée, par exemple la présence de l’enseignante qui a peur de Gaby, l’alligator de compagnie de Liloye. Les enfants du Bayou n’a pas été pour moi une lecture très marquante. J’ai trouvé que l’histoire manquait d’originalité et le récit m’a un peu ennuyé. Peu plaire aux enfants qui recherchent une bande dessinée pas trop compliquée, avec peu de texte et un vocabulaire facile. enfants du bayou 2enfants du bayou 3

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Les enfants du bayouBouton acheter petit
AUTEUR(S) : Isabelle Bottier & Eva Roussel
ÉDITION: Éditions Jungle, 2018
ISBN: 9782822221702
PRIX: 18, 95$
8 à 11 ans

 

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billie du bayou banjo    crocodile à l'école

 

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Max et Koffi sont copains

Max et Lili sont copainsA la récréation, Koffi se fait injurier parce qu’il est noir et son ami Max s’en mêle… Comment vont-ils se défendre ? Ce petit livre de « Max et Lili » parle de l’amitié et du racisme. Tous pareils et tous différents, les hommes ont le même droit de vivre dignement sur la Terre, sans souffrir du mépris.

Ahhhhh… Max et Lili… Ces petites bandes dessinées adorées des enfants que je dois racheter à l’infini pour ma bibliothèque car ils sont littéralement dévorés par nos petits lecteurs ! La recette est gagnante: des situations du quotidien des enfants, une petite bande dessinée, des personnages face à un dilemme éthique, des questions et mises en situations pour se faire sa propre opinion. Personnellement, je dois admettre que je trouve ces livres parfois un peu moralisateurs, hétéronormatifs et s’adressant plutôt à un lectorat européen blanc. Mais les enfants les aiment, bon ! Et puis les illustrations de Serge Bloch sont vraiment fantastiques. À ce niveau, rien à redire; Serge Bloch est une valeur sûre. Le texte de Dominique de Saint Mars aussi est bien et j’apprécie qu’elle parvienne à intéresser les enfants à la philosophie. C’est plutôt le ton ou la manière dont certains sujets sont abordés qui me chicotte un peu parfois.

La scène phare dans « Max et Koffi sont copains » est ce moment où Koffi se fait apostropher par un camarade de classe dans la cours de récré, alors qu’il s’occupait tranquille de ses affaires avec son ami Max sur un banc. Le camarade en question, bien peu sympathique, lui réclame la place en prétextant qu’elle lui appartient. Puis, il lance: « C’est pas ton banc, pas ta cour, et en plus, c’est pas ton pays ! D’abord, t’es qu’un SALE NOIR!  »

Max et Koffi sont copains 3

Ce genre de représentation laisse supposer que le racisme, ce sont les insultes lancées à tue-tête par des Blancs méchants en manque d’attention. Bien sûr, les insultes racistes, ça arrive. Mais aujourd’hui, le racisme est beaucoup plus pernicieux, implicite et systémique. Je le dit et le redis, les enfants de 7, 8, 9 10 ans sont assez matures pour aborder ces sujets, il suffit que les livres choisis soient adaptés à leur âge. Ce livre a d’abord publié en 1995 et les choses ont bien changé depuis, j’en conviens. Mais rien n’aurait empêché une réédition mise à jour, histoire de s’éloigner de cette idée que les gens racistes sont mauvais et que les gens non-racistes sont bons, alors qu’il est clair que même les gens bons, ouverts d’esprit, progressifs, éduqués et bien intentionnés peuvent exhiber (intentionnellement ou non) des comportements racistes. Ce discours montre aux enfants que le racisme est un problème que seules les mauvaises personnes ont, plutôt qu’un système qui nous implique tous.

Premier petit malaise en page 18 lorsque la maman de Max, voyant Koffi pour la première fois, s’exclame, étonnée « Mais il est noir ! ». Oui, et alors ? J’ai attendu une suite qui n’est jamais venue. Juste « Mais il est noir! » Point. Bizarre. Cela dit, passé son étonnement initial, elle se montre très ouverte à l’amitié de son fils pour Koffi. Au départ, je me suis dit: « Bon, ok, les auteurs font sûrement questionner les enfants sur la réaction de la mère à la fin de la bande dessinée. Ils ont toujours de bonnes questions pour faire réfléchir les enfants ». Et malheureusement, aucune question n’est posée en lien avec cette scène.

Deuxième petit malaise en page 23 lorsque Koffi présente à Max son petit frère d’un mois et déclare, tête basse : « Sa peau est claire parce qu’il est bébé ! Il a de la chance!  » Que veut-il dire par là ? Qu’avoir la peau claire est mieux que d’avoir la peau foncée ? Et encore une fois, les auteurs ne questionnent pas les enfants sur le colorisme ou le racisme intériorisé à la fin du livre. Cela dit, la mère de Koffi répond du tac-au-tac: « Mais elle est belle ta peau noire, mon doudou ! », ce qui est positif. C’est à ce moment que Max semble réaliser la différence de son ami et déclare « C’est marrant, j’avais jamais fait attention ! On dirait qu’elle est teinte! » en lui touchant la main pour l’observer. Dois-je mentionner que ce n’est pas apprécié d’être perçu comme une bête de foire qu’on peut toucher, palper et observer avec curiosité à cause de sa couleur de peau ? On peut se dire qu’il ne s’agit que de la curiosité naturelle des enfants, mais dans le livre, Koffi ne manifeste pas la même curiosité envers Max, laissant supposer que la peau blanche est normale et n’a pas besoin d’être touchée, palpée et observée avec curiosité. Koffi exprime enfin son malaise d’être traité différemment en disant qu’il « en a marre de ne pas être comme les autres et de se faire traiter [de sale noir] », donnant ainsi une voix aux minorités visibles qui peuvent ressentir ce genre de malaise intérieur.

Max et Koffi sont copains 2

J’ai aimé qu’à la fin de l’histoire, ce soit le pardon qui l’emporte lorsque Koffi vient en aide à son camarade de classe l’ayant insulté au début du livre alors que celui-ci est victime d’intimidation par des plus vieux de l’école. Par contre, cela m’a dérangé que le personnage ne s’excuse pas pour les propos racistes qui a tenus envers Koffi. Il dit qu’ils sont « plus forts ensemble », demande s’ils peuvent « rester copains », veut « faire la paix » et qu’il a « été bête », mais les mots JE M’EXCUSE ne sortent pas de sa bouche. Ugh.

En épilogue, des questions intelligentes sont posées aux enfants: « Quand tu as peur de quelqu’un, essaies-tu de le connaître ou t’enfermes-tu dans ta coquille? », « Connais-tu des exemples de racisme dans l’histoire? As-tu des idées sur les façons de le combattre? », « Est-ce que cela te rend triste d’être différent? Ou est-ce que cela te fait « grandir dans ta tête »? « , « Trouves-tu difficile de parler de ses différences? Est-ce que ça te rend aggressif? » Ou encore « As-tu souffert de racisme? As-tu été rejeté ou injurié par les autres? Ou est-ce arrivé à un ami? »

D’autres questions, toutefois, le sont beaucoup moins, par exemple: « Et toi… Est-ce qu’il t’est arrivé la même histoire qu’à Max? » (Ah, parce que quelque chose est arrivé à Max? J’ai manqué ce bout de l’histoire, car il m’a semblé que c’était plutôt à Koffi qu’il était arrivée quelque chose.) Ou encore « Est-ce que ça existe pour toi le racisme ? » (Cette question n’est pas valide. Ça existe, point.)

Eh, misère…

Auteur(s) / illustrateur(s) : Dominique de Saint Mars & Serge Bloch
Maison d’édition: Calligram
Année de publication: 1995
ISBN: 2884452508
Lectorat cible: 7 à 12 ans
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La Valentine trop petite

La valentine trop petite Brandi DoughertyEmma a beau être la plus petite de la famille Valentine, elle sait qu’elle peut contribuer aux préparatifs en vue de la Saint-Valentin. Toutefois, malgré tous ses efforts, Emma a beaucoup de difficulté à accomplir les tâches qui lui sont confiées par les membres plus âgés de son entourage. Sera-t-elle en mesure de les aider ou est-elle tout simplement… trop petite?

Cet album coloré est tout désuigné pour la Saint-Valentin. On y parle d’amour, mais aussi d’amitié, d’entraide et de persévérance. Emma est la plus petite de sa famille. Trop petite pour aider son grand frère à gonfler les ballons, pour donner un coup de main à ses parents qui font des cartes, pour faire des chocolats avec ses grands-parents… Cela la rend triste car Emma veut aider ! Mais elle découvrira qu’elle n’est pas trop petite pour partager son amour ! Elle rencontrera un petit chiot abandonné qu’elle prendra sous son aile. Mignon comme tout ! N’hésitez pas à questionner votre enfant sur ce qu’il a pensé de ce livre. Demandez-lui : « Comment penses-tu qu’Emma se sentait lorsqu’elle n’arrivait-pas à aider sa famille ? » ou encore « As-tu l’impression d’être trop petit(e) toi aussi pour faire certaine choses? »

La valentine trop petite 2

Auteur(s) / illustrateur(s) : Brandi Dougherty & Michelle Lisa Todd
Maison d’édition: Scholastic Bouton acheter petit
Année de publication: 2018
ISBN: 9781443174060
Lectorat cible: 3 à 5 ans
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Sako

SakoPrès d’un pavillon coquet, des caravanes déglinguées sur un terrain vague où vivent des sans-papiers. La vieille Mado n’attend plus rien de la vie lorsque Sako pointe sa jeune frimousse à travers la haie de son jardin. Tout les sépare: l’âge, la couleur, la tradition. Tout, sauf… la solitude. Et les voilà qui, peu à peu, s’apprivoisent. Pour le meilleur et pour le pire ?

Ce roman m’a beaucoup plu et touché ! La plume de Martine Pouchain est claire, limpide, spontanée et nous transporte sans difficulté dans le discours intérieur de chacun de ses personnages. Tout au long du roman, Mado, Sako et sa mère Niouma partagent avec nous le temps de courts chapitres leurs pensées intérieures. Pouchain aborde avec beaucoup de finesse la condition des sans-papiers et la fragilité des relations humaines. Sako est Malienne d’origine bambara et l’auteure a pris le soin de se renseigner sur la culture de ce pays avant d’écrire son roman. Agoutis, froufrous, koré, la ville de Kayes, le tô, et Mousso Koroni ponctuent le récit sans toutefois le rendre trop lourd et cliché. Sako est un très beau roman qu’il faut lire absolument.

Coup de cœur !

Auteur(s) / Illustrateur(s) :  Martine Pouchain
Maison d’édition : Oskar éditeur
Année de publication : 2011
ISBN : 9782350007151
Public cible : À partir de 10 ans

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Billie Jazz (tome 1) : Les auditions

Billie Jazz les auditions 1Amies depuis toujours, Billie et Maya partagent la même passion : la danse. Elles font partie d’une troupe et, quand elles ne dansent pas, elles passent leur temps à fabriquer des costumes et inventer des chorégraphies. Leur rêve de devenir danseuses semble enfin à portée de main quand elles apprennent qu’un nouveau programme, mêlant école et danse, verra le jour à la rentrée ! Mais pour faire partie des élèves sélectionnées, elles devront beaucoup s’entraîner et, surtout, se soutenir… Le parcours qui les mènera jusqu’au jour des auditions sera parsemé d’embûches, et il faudra plus que d’ingénieuses pirouettes pour en venir à bout.

Billie Jazz est une jeune fille dynamique et attachante. Le roman de Geneviève Guilbault m’a accroché dès les premières phrases. L’amitié entre elle et Maya est absolument adorable, tout comme l’amour naissant que Billie porte pour Julien, un danseur lui aussi. Au-delà de l’histoire d’amitié, Billie Jazz est aussi un beau récit sur la persévérance et la découverte de soi. Au niveau de la représentation, on n’offre aucun description physique de Billie, mais les illustrations la montre ayant un teint visiblement plus foncé que les autres et les cheveux frisés. La dynamique familiale est saine et Billie Jazz est toujours là pour aider les autres, même si elle s’y prend un peu maladroitement parfois.  La typographie utilisée est également très variée, et cela dynamise la lecture ! Les lecteurs s’habituent à lire un livre plutôt volumineux (plus de 320 pages !), mais le termineront rapidement.  En effet, le texte est écrit très gros: il y a moins de 100 mots par pages et de nombreuses illustrations en noir et blanc ponctuent le récit. L’auteure est québécoise et on retrouve plusieurs expressions locales dans le récit (« Ben voyons donc! », « Allô! » pour dire « Salut », « peinturer » des toiles, plutôt que « peindre » des toiles, « regarde-moi bien aller! », etc.). J’ai adoré et j’ai hâte de lire la suite !

 

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Auteur(s) / illustrateur(s) : Geneviève Guilbault
Maison d’édition: Boomerang
Année de publication: 2016Bouton acheter petit
ISBN: 9782897091255
Public cible: À partir de 10 ans
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Yakoubwé

yakoubweUn homme est retrouvé mort dans la savane. Pour le venger, les chasseurs tuent le lion qui, croit-on, a commis le méfait. Lorsque Yakouba découvre qu’il s’agit de Kibwé, un lion qui lui a déjà épargné la vie, il devient fou de douleur. Il coupe la tête du lion et part vivre seul dans la savane. Devenu Yakoubwé, il porte comme couvre-chef la tête de son ami et interdit à quiconque de l’approcher. Depuis la mort de Yakouba, les guerriers ne chassent plus le lion qui, dit-on, contient l’esprit de l’ancien berger. De plus, une cérémonie célèbre depuis ce jour l’amitié hors du commun entre l’homme et la bête. (c) Livres Ouverts.

Je suis tombée tout à fait par hasard sur cet album à ma bibliothèque publique. L’album est magnifique: les grandes pages blanches et noires contrastantes ont quelque chose de prenant, de doux et violent à la fois. Le texte et l’illustration se marient tout naturellement tout au long du livre. Par son format, ce livre est bien adapté à la lecture à voix haute devant un groupe. Et ça tombe drôlement bien, cet album peut être exploité en classe auprès des élèves de 9-10-11 ans. D’ailleurs, les bibliothécaires de Montréal vous proposent diverses pistes de réflexion ici. Je vous conseille vivement la lecture des deux autres livres de la trilogie dont Yakoubwé est la conclusion: Yakouba et Kibwé.

Auteur(s) / illustrateur(s) : Thierry Dedieu
Maison d’éditionRue du Monde Bouton acheter petit
Année de publication: 2012
ISBN: 9782021072877
Public cible: 9 ans et plus
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Si tu étais mon ami…

si tu étais mon ami scholasticUn vocabulaire simple, des phrases courtes et des illustrations amusantes encourageront les jeunes, lors de leurs premières expériences. Les 50 mots utilisés dans ce livre sont listés avant l’histoire dans une note à l’intention des parents et des enseignants.  Issu de la collection « Je veux lire » de la maison d’édition Scholastic, Si tu étais mon ami… est un livre facile à lire sur le thème de l’amitié et du partage. Six personnages se croisent et se recroisent comme dans un mixer où les danseurs changent de partenaires continuellement. Chaque ami en croise un autre et l’invite à jouer. L’ami invité en invitera lui aussi un autre, etc. dans une série de saynètes drôles et inusitées. À chaque double page, on laisse un indice qui nous permet de deviner et de prédire qui sera le prochain ami invité et ce à quoi il veut jouer. Par exemple, une fillette blonde construit un gigantesque château de sable devant un garçon noir qui tient un livre sur les fleurs à la main. À la page suivante, ce dernier cueille des fleurs.

Parmi les six personnages du récit, deux sont noirs: une fille et un garçon. La fille joue à la poupée, cajole son chat et partage ses chocolats. Le garçon, plus présent dans le livre, joue au baseball, fait du skate, lit des livres, cueille des fleurs et construit un bolide. Les illustrations de style brouillon, mais colorées et sympathiques dynamisent la lecture en racontant elles-aussi une histoire parallèle. Car oui, le chien et le chat de compagnie ont aussi leur histoire racontée par les images ! De leur rencontre en page 20-21, la poursuite du chat par le chien en page 22-23, la peur du chat dans l’arbre en page 24-25, le chien qui tente d’amadouer le chat avec un poisson en page 28-29, le chat qui offre un os au chien en page 30-31 et enfin leur réconciliation. J’ai trouvé ce livre charmant et inventif ! Destiné aux apprentis lecteurs, il favorise l’apprentissage de mots nouveaux et de compétences sociales avec humour. Fortement recommandé !

Auteur(s) / illustrateur(s) : Diane Namm & Mike Gordon
Maison d’édition: Scholastic
Année de publication: 2007
ISBN: 9780439942836
Public cible: 3 à 7 ans.

Vous aimerez peut-être: Aussi dans la collection « Je veux lire! » chez Scholastic, il y a L’heure du bain ou encore Je suis une ballerine.

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Babakunde

BabakundeBabakunde était l’homme le plus puissant de la tribu. Et si , par une nuit sans lune, une terrible silhouette venait rôder autour de la case de Babakunde… pour bousculer sa vie à tout jamais ? 

Ce conte se déroulant en Afrique dans un pays non nommé fait réfléchir le lecteur sur ce qui est essentiel. Un champ lexical varié, des péripéties bien définies et une chute inattendue… tout pour une exploitation en classe auprès d’élèves du primaire. À ce sujet, questionnez les élèves sur le sens de la vie et du partage en lien avec le comportement de Babakunde et la chute du récit. Vous pouvez également faire participer l’album à une discussion sur le deuil et la mort. Invitez les élèves à tirer des exemples de leur vécu ou de leurs connaissances. Vous pouvez également les accompagner lors d’une analyse des illustrations: quelles couleurs dominent l’album ? Comment les villageois sont-ils dessinés ? Comment la mort est-elle représentée ? Quelles formes géométriques peuvent-ils déceler dans les illustrations ? Comment décriraient-ils le style de l’illustrateur ? Les possibilités sont nombreuses !

Auteur(s) / illustrateur(s) : Annelise Heurtier & Mariona Cabassa
Maison d’édition: Casterman Bouton acheter petit
Année de publication: 2014
ISBN: 9782203071902
Public cible: 6 à 10 ans
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Le conte de Sidi

conte-de-sidiSidi est un jeune Mauritanien qui rêve d’apprendre à lire. Il quitte son village pour rejoindre la capitale. Là-bas, il fait la connaissance de Myriam et Olivier, avec lesquels il devient ami. « Sidi, Sidi, est-ce que tu connais des histoires? » leur demandent-ils. « Cric-crac, ouvrez grand vos oreilles et les yeux de vos coeurs! » répond Sidi, car il connaît bien des contes. N’est-il pas le petit-fils de Fatou la griotte? Mais il a aussi un grand rêve: découvrir les histoires mystérieuses qui se cachent dans les livres.       

C’est d’abord l’illustration de couverture qui m’a accroché l’oeil; celle-ci se déploie sur la première et la quatrième de couverture et montre un jeune garçon tout de bleu vêtu, l’air de vouloir nous raconter une merveilleuse histoire. Tout au long de l’album, les illustrations nous qui s’étendent parfois sur des doubles pages accompagnent avec justesse le texte sans l’étouffer. De nombreux détails graphiques se sont glissés ça et là; on s’amusera d’ailleurs à les identifier. Le texte et l’image se côtoient en un équilibre satisfaisant. Ce livre peut être utilisé à l’heure du conte auprès des élèves de 8, 9, 10 ou 11 ans avec lesquels on prendra le temps d’exploiter cet album. Très beau.

Auteur(s) : Annick Combier & Bénédicte Nemo
Maison d’édition: Cépages Bouton acheter petit
Année de publication: 2016
ISBN: 9791093266015
Public cible: À partir de 8 ans

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