On nous appelait les mouches

Un certain futur, demain peut-être. Le monde civilisé n’existe plus. Des enfants survivent sur des montagnes de déchets, qu’ils trient pour revendre aux plus grands ce qui semble monnayable. On les appelle les mouches.

Parmi eux, une petite bande, à laquelle appartient Lizzy. C’est elle qui nous raconte comment un jour, l’un d’eux trouve un drôle d’objet dont on pense qu’il ne sert à rien. Les enfants, accompagnés de leur chef, partent pour Grand Bazar…

J’ai été heureuse de retrouver Davide Cali et Maurizio Quarello après avoir eu un gros coup de coeur pour Cours! l’année dernière. Je ne pouvais pas passer à côté de ce nouvel album du duo qui cette fois-ci nous amène dans un univers post-apocalyptique où l’on rencontre Lizzy, une enfant noire qui survit tant bien que mal avec quelques-uns de ses amis. Les auteurs ont fait un travail énorme de création et développement d’un univers unique, avec une faune et une flore hybride, une société distincte et un monde vaste en plein désert. L’histoire s’achève sur un nouveau départ, avec l’espoir qu’apporte un livre mystérieux qui promet d’être salvateur.

Les illustrations collent parfaitement à cet univers angoissant et perturbant. Il s’agit d’un album pour les grands, à dévorer dès 9-10 ans pour bien en saisir toute la nuance et la richesse. J’ai été engloutie par le récit; j’aurais voulu y rester plus longtemps! Juste quand je me surprends à y être bien installée, déjà il s’achève. J’ai trouvé dommage qu’un univers aussi riche ne soit pas exploité davantage. Peut-être qu’un format roman graphique aurait était préférable. Et donc, le seul défaut de cet album est d’être trop court. Bref, un autre coup quasi parfait de Cali et Quarello que je recommande à tous! Les 11-14 ans y trouveront parfaitement leur compte, mais rassurez-vous, il y a de quoi plaire aux enfants de coeur et aux amateurs de science-fiction de tous âges également.

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On nous appelait les mouches
AUTEUR(S) : Davide Cali & Maurizio A.C. Quarello 
ÉDITION: Sarbacane, 2020
ISBN: 9782377314119
PRIX: 29,95$
10 À 14 ANS

Coup de coeur!

Ce livre vous a plu?
Vous aimerez peut être Cours, Ruby tête haute ou Les esclaves de cumana, trois albums pour les enfants de 2e ou 3e cycle du primaire avec une mise en page dynamique.

Alana et l’enfant vampire

Alana en a assez que ses parents et sa soeur partent gérer les conflits vampiriques sans elle. Alors quand sa meilleure amie Oli lui annonce que Joaô, le nouvel élève de leur classe, est probablement un vampire, elle cherche à en savoir plus. Pour la jeune fille, c’est l’occasion de prouver à sa famille qu’elle est capable de mener une mission à bien malgré ses déficiences physiques.

Que de bon points pour ce roman que j’ai A-DO-RÉ! Déjà, le sujet m’intéressait à la base: j’adore les histoires de vampires (#GenerationBuffy) et celle-ci est particulièrement intéressante. L’autrice offre le bon dosage entre histoire jeunesse et éléments fantastiques. Car oui, Alana et ses ami.e.s vont à l’école et suivent leurs cours, mais entre intérêts pour le monde des vampires, histoire familière particulière et un nouvel élève mystérieux, le surnaturel n’est jamais bien loin.

J’ai lu ce roman durant le mois de Mai qui, pour ceux qui ne le savent pas, est le mois dédié au mouvement #MaiPoils. Je me demandais justement s’il existait des livres ou autres produits culturels où le poil féminin est normalisé. Et BAM!, je tombe sur ce passage d’Alana et l’enfant vampire dans lequel le personnage principal se réfugie dans le vestiaire des filles pour pleurer et est rejointe par Olympe, sont amie:

« Mon amie vient s’asseoir à côté de moi, je baisse les yeux sur nos pieds. Elle porte des chaussettes blanches montantes avec ses baskets de sport. Je remarque que ses mollets sont couverts de fins et longs poils bruns. Je ne sais pas comment elle fait pour ne pas les raser, moi, je supporte par les regards et les remarques des autres. » (p. 55)

Sans jugement de valeur, sans en faire tout un plat, sans remettre en question le fait que oui, les filles pubères ont des poils aux pattes. D’ailleurs, le personnage d’Olympe est intéressant car dès le début, on mentionne qu’elle est souvent prise pour un garçon et que cela ne les dérange pas du tout, ni la principale concernée, ni Alana. C’est comme ça, c’est tout, c’est pas plus grave que ça. Un peu plus loin dans le récit, Olympe discutera de son identité de genre à ses amis (hors texte) et, sans chichis, le « iel » (pronom neutre, contraction du « il » et du « elle ») sera adopté pour faire référence à Olympe. L’autrice adoptera d’ailleurs une écriture neutre à partir de ce moment là, en faisant notamment usage du point médian (ex.: « Oli s’est levé.e de son matelas pour ouvrir doucement la porte » (p.150)) L’identité de genre d’Olympe n’est pas du tout au centre du récit, c’est simplement mentionné, puis les personnages et l’autrice se sont adaptés. C’est tout. J’ai trouvé cette manière d’inclure la diversité de genre dans un récit tout à fait fabuleuse. Je n’ai d’ailleurs encore jamais lu d’autres romans comme celui-là. En connaissez-vous d’autres?

Niveau représentation raciale, on a Joâo, 13 ans, nouvel élève de l’école. Un garçon timide, qui ne parle pas beaucoup et qui ne semble pas très motivé à se faire des amis. On apprendra très rapidement dans l’histoire que son comportement distant s’explique par le fait qu’il est un vampire. Beau garçon, plusieurs filles de la classe tombent sous son charme. On a une bonne compréhension de qui est Joâo et de sa personnalité avant que l’autrice nous le décrive physiquement. J’ai aimé cette approche. Ce n’est qu’en page 38 qu’on peut lire ceci: « Sa peau est marron très foncé, ses yeux sont noirs aux reflets dorés e ses cheveux presque rasés. » Sans tout vous révéler, Joâo aura un rôle important dans l’histoire et fera preuve de courage, de confiance et de bonté.

L’autrice Cordélia mentionne en postface qu’elle avait « à cœur de proposer des personnages diversifiées, qui sortent de la norme qu’on trouve trop souvent en littérature jeunesse ». À mon sens, c’est un pari plus que réussi car non seulement on retrouve beaucoup de diversité dans le livre, mais il déconstruit plusieurs clichés et il normalise les corps ordinaires. Le tout, sans que cela soit forcé! On peut penser par exemple à ce passage où Alana mentionne tout naturellement qu’elle ressent une grande fatigue malgré le fait d’avoir dormi jusqu’à midi la veille, notamment parce qu’elle a ses règles:

Aujourd’hui, c’est samedi. J’ai dormi jusqu’à midi et je suis encore fatiguée. Et puis, j’ai mes règles depuis hier. Les deux premiers jours, ça me met toujours le ventre en vrac, en plus de m’obliger à changer de serviette hygiénique cinq fois par jour. J’erre dans l’appartement en pyjama, à la recherche de quelque chose à me mettre sous la dent, en plus du paracétamol qui calme un peu mes douleurs au bas-ventre. Mamie est sortie, tout est calme. (p. 63-64)

On peut également lire en page 91 où Alana change de serviette et se demande si les vampires sentent le sang des règles. Ce doit être l’enfer pour Joâo car dans tout le collège, il doit y avoir au moins une fille par jour qui a ses règles! Dans le romans, on parle également des douleurs chroniques d’Alana et du handicap. L’autrice Cordélia amène tous ces éléments de manière naturelle et fluide. On en veut plus, des romans comme celui-là! Je prend le temps de mentionner que l’autrice a une très belle plume, limpide et accessible. Un gros, gros coup de cœur pour moi. 🙂 J’espère sincèrement que vous aimerez ce roman autant que moi! Il vaut absolument la peine d’être lu.

Coup de cœur!

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Alana et l’enfant vampire
AUTRICE : Cordélia
ÉDITION: Scrinéo, 2020
ISBN: 9782367408651
PRIX: 29,95$
11 ANS ET PLUS

Ce livre vous a plu?
Vous aimerez peut-être Magic Charly, Les Omniscients, ou La Promesse du fleuve, trois livres jeunesse fantastiques.

Mon corps est génial ! Ses échanges avec l’extérieur

Un documentaire sur les relations entre le corps humain et son environnement, avec des volets à soulever, expliquant comment il utilise ses sens pour appréhender l’extérieur, comment il communique par le langage avec ses semblables ou encore comment la peau le protège.

Un super documentaire très complet, qui explique à hauteur d’enfant la manière dont le corps fonctionne et ses relations avec l’extérieur. Une table des matières en début d’ouvrage facilite le repérage de l’information. On retrouve également un sous-sommaire dans chacune des sections. Plusieurs sujets y sont abordés: Le rire, les cinq sens, le langage, les poils et les cheveux, ou encore le hoquet et la respiration. 

Dans la section sur l’enveloppe, on aborde le sujet de la peau. Au-delà de sa couleur, la peau sert surtout à agir comme une barrière défensive. Peut importe sa couleur, au soleil on doit vite protéger une peau claire, alors qu’une peau foncée peut être exposée plus longtemps sans brûler. On mentionne aussi que la couleur de peau est simplement le résultat de l’endroit où sont nés nos ancêtres. J’ai aimé que les couleurs de peau ne soient pas classés comme noir/blanc, mais plutôt comme une variété de teintes comme marron, brun foncé, brun-rouge, beige foncé, rosé, ou beige. Fortement recommandé! Idéal pour une bibliothèque de classe au primaire!

Mon corps est génial ! Ses échanges avec l’extérieur
AUTEUR(S) : Cristina Junyent & Cristina Losantos 
ÉDITION: Quatre fleuves, 2020
ISBN: 9791026403098
PRIX: 23,95$
8 ANS ET PLUS

Ce livre vous a plu?
Vous aimerez peut-être Pain-doré et Violette, deux albums jeunesse sur l’acceptation de sa couleur de peau. Essayez aussi Et moi voilà!, un livre sur la manière dont nous héritons des caractéristiques physiques de nos ancêtres.

Les enfants d’ailleurs

A l’enterrement du père Gab, Noé, Théo et Maxime rencontrent Rebecca, petite-fille adoptive du défunt. Les trois garçons accompagnent la fillette qui veut visiter la maison de son aïeul, sans en parler à ses parents. Ils découvrent un lieu à l’abandon, où un vieux chat et un mainate ont été oubliés. Au coucher du soleil, l’oiseau se met à hurler, les prévenant d’un danger imminent.

Rebecca, Max, Noé et Théo ont découvert, dans la maison du père Gab, un passage vers un autre monde. Suite à une erreur de manipulation, les voilà tous les quatre coincés dans un pays étrange et peu accueillant.

Voilà une bande dessinée pour enfants pleine d’action et de mystère avec une petite touche d’épouvante. La maison du grand-père de Rebecca donnera lieu à quelques frissons au cours de la lecture, mais rien de bien méchant. Les dessins sont vifs et détaillés: l’auteurs parvient parfaitement à véhiculer la vitesse, l’énervement ou la peur en quelques coups de crayons. Son style m’a rappelé dans certaines cases les mangas par son utilisation de la simplification du visage pour créer un effet comique. Cette bande dessinée a tout pour plaire: c’est une aventure avec une pointe de magie, et le récit d’une belle amitié.

Dès le premier tome, on rencontre Rebecca, une petite fille noire qui s’ennuie à l’enterrement de son grand-père qu’elle n’a jamais connu. Son père lui permettra d’aller vagabonder le temps que la cérémonie se termine et c’est ainsi qu’elle fera la connaissance de ses nouveaux amis, trois garçons blancs du quartier. Dès cette première rencontre, la couleur de la peau de Rebecca sera sujet à conversation: l’un des garçons est étonné d’apprendre qu’elle est la petite-fille du défunt car elle est noire. Rebecca n’hésitera pas une seconde à répliquer: on imagine bien que ce n’est pas la première fois qu’on lui fait ce genre de remarques.

Rebecca est une fille courageuse (elle n’hésitera pas à aller dans la maison un peu glauque de son grand-père), drôle (elle s’amuse à jouer des tours à ses amis) et fonceuse (elle n’attend pas après les autres pour prendre une décision). Dans le premier tome, on comprend qu’elle est adoptée et que sa vie avant son adoption a été traumatisante pour elle, mais on ignore les détails. Il faudra attendre le tome 2 pour découvrir que Rebecca est née au Rwanda en 1992 et avait deux ans lorsque sa famille a été assassinée à coups de machette (elle en garde d’ailleurs une large cicatrice sur les côtes. Rebecca est donc un personnage très important dans l’histoire et c’est généralement elle qui mène le récit. Elle est aussi présente sur toutes les pages couvertures de cinq des 6 tomes de cette série qui malheureusement a été abandonnée avant la parution du 7e tome. Une excellente bande dessinée !

Je me permet de souligner un passage où l’un des protagonistes fume malgré son jeune âge et offre une cigarette à Rebecca. Cette dernière sera plutôt dégoûtée, mais le fumeur présentera le tabagisme comme quelque chose de pas si mauvais que ça.

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Les enfants d’ailleurs, 1: Le passage
AUTEUR(S) : Nykko & Banniste
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ÉDITION: Dupuis, 2012
ISBN: 9782800155104
PRIX: 17,95$
7 ans et plus

Albertine Petit-Brindamour déteste les choux de bruxelles

Et si manger des choux de Bruxelles pouvaient vous donner un superpouvoir ? Albertine adore dresser les listes des choses qu’elle aime : ses mots favoris, ses aliments préférés, les superpouvoirs qu’elle rêve de posséder. Mais il y a une chose que vous ne trouverez sur aucune des listes d’Albertine : les horribles choux de Bruxelles ! Albertine les DÉTESTE ! ! ! Une seule chose pourrait la faire changer d’avis : qu’ils puissent lui donner un superpouvoir ! Un album plein d’humour mettant en vedette les choux de Bruxelles, ces petits légumes trop souvent mal aimés.

Cet album pour les enfants du préscolaire est d’une bonne qualité matérielle: couverture rigide, jolies pages de garde et format agréable. J’ai beaucoup aimé le texte d’Anne Renaud qui capture bien l’aversion des enfants pour les légumes, tout en y ajoutant une pointe d’humour bon-enfant. Le vocabulaire y est riche et les petits lecteurs apprendront plusieurs nouveaux mots comme démasque(r), fanfarons, frondeur, chenapans, hume(r) ou tournoyer.

Albertine est une enfant comme les autres, un peu têtue, un peu naïve, mais curieuse et pleine d’imagination. Elle croit que les carottes lui permettront un jour de voir dans le noir, que les épinard la rendront plus forte, et que les choux de Bruxelles servent surtout à faire les yeux des bonhommes de neige! Ces petites mimiques d’adulte m’ont bien fait rire, par exemple lorsqu’elle fouille dans les livres à la recherche de recettes avec (pas trop) du légume tant détesté. Elle vit avec sa maman (son papa n’est pas mentionné dans l’histoire), une femme élégante aux cheveux crépus, et son petit chat noir. D’ailleurs, l’illustratrice a très bien réussi à dessiner la texture des cheveux!

Le livre se termine pas une blague de pet, qui fera rire les enfants. Le livre me semble plus adapté à une lecture en duo qu’une lecture à un groupe, mais n’hésitez pas à vous familiariser avec cette histoire, car certains bibliothécaires et animateurs auront plaisir à l’adopter pour l’heure du conte. Superbes illustrations colorées et expressives d’Élodie Duhameau. Très bon!

Albertine Petit-Brindamour déteste les choux de bruxelles
AUTEUR(S) : Anne Renaud et Élodie Duhameau 
ÉDITIONLa courte échelle, 2020
ISBN: 9782897743215
PRIX: 18,95$
4 ANS ET PLUS

Ce livre vous a plu?
Vous aimerez peut-être La princesse et le poney, un album jeunesse qui se termine lui aussi par une blague de pet! Essayez aussi Rien du tout!, ou encore Cherche remplaçant: doit aimer les livres, deux histoires dont le personnage principal est une petite fille noire.

Au beau débarras: La mitaine perdue

Au beau débarrasCe jour-là, on gèle au Beau Débarras car le chauffage est cassé. Abdou a perdu sa précieuse mitaine. On y trouve un cœur en satin, brodé avec amour par sa maman. Heureusement, au Beau débarras, il y a Kim et Sasha et tous leurs amis qui peuvent l’aider! Danser pour se réchauffer, fouiller dans les mitaines retrouvées, faire la différence entre une moufle et une mitaine ou aiguiser ses talents d’artiste: toutes les solutions sont bonnes pour raviver la chaleur et le réconfort. Personne ne sera laissé pour compte dans ce lieu où tout prend vie!

Cette histoire illustrée donne à voir un catalogue de personnages vraiment éclectiques et fort sympathiques. J’ai aimé les voir défiler au fil de ma lecture, tous à tenter d’aider ce petit garçon qui a perdu sa mitaine. Ce n’est pas le premier livre de Simon Boulerice que je lis et j’ai toujours l’impression que cet auteur écrit les livres qu’il aurait aimé lire étant enfant; il y a une certaine naïveté, une certaine liberté dans ses textes qui me plait beaucoup. Il a une vision tout à fait unique du monde et met régulièrement en scène des personnages minoritaires de par leur genre, leur orientation sexuelle ou, comme c’est le cas ici, leur origine ethnique, sans toutefois faire d’eux des curiosités.  Chapeau! 

Au Beau Débarras est un récit amusant, mais au bout d’un moment, j’ai eu l’impression que l’auteur se perdait dans le récit et perdait de vue le fil conducteur.

Abdou, le personnage principal, est un garçon noir dont on ne connaît pas beaucoup de détails. Mais ce n’est pas le plus important: il a perdu sa mitaine et on souhaite la retrouver tout comme lui! Mentionner au passage son origine ethnique ou s’attarder sur sa couleur de peau aurait été mal venu. C’est un garçon comme un autre. Voilà donc une représentation positive et juste d’un personnage noir en littérature jeunesse. Bravo!

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Au beau débarrasBouton acheter petit
AUTEUR(S) : Simon Boulerice & Lucie Crovatto
ÉDITION: Québec Amérique, 2019
ISBN: 9782764437841
16.95$
6 à 10 ANS

Ce livre vous a plu ?
Vous aimerez peut-être Le pelleteur de nuage, aussi écrit par Simon Boulerice, ou encore Le Carnaval de Malaïka, un livre jeunesse qui se déroule durant la saison hivernale.

le pelleteur de nuages    le carnaval de malaika

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L’alerte au feu

Il fait très chaud dans les modules préfabriqués installés dans la cour, depuis que l’école a fermé pour cause de moisissures. Alors quand l’alarme incendie retentit, les élèves de madame Tzatziki sont bien contents de profiter de l’exercice pour prendre l’air. Seulement voilà, l’incendie était bien réel, et Marie et son ami Mustapha sont convoqués chez le directeur. Qui a déclenché le feu ? Est-ce Marie avec le grille-pain de la cantine ? Ou bien Marin, qui cherchait à éviter le contrôle de maths ? En voulant effacer les preuves du délit, les trois amis vont de surprise en surprise…

J’aime beaucoup le livre Le voleur de sandwich et je le recommande souvent aux enseignants qui visitent ma bibliothèque. L’alerte au feu est la suite tant attendue de ce roman drôle et intriguant, mais rassurez-vous, les deux livres peuvent très bien se lire de manière indépendante. Si vous n’avez pas lu Le voleur de sandwich, vous n’aurez aucun mal à apprécier L’alerte au feu.

On suit Marie et ses deux copains, Marin (dont elle est secrètement amoureuse) et Mustapha. Lorsqu’elle et Mustapha sont convoqués chez le directeur, celui-ci leur fait clairement comprendre qu’il les soupçonne d’avoir mis le feu à l’école. Les deux enfants auront plus tard une conversation à ce sujet dans la cours de récréation: Et s’il étaient soupçonnés seulement parce que Mustapha est noir et que Marie est une fille??

J’ai aimé le personnage de Mustapha: Nerveux, il se ronge les ongles et suit les règles à la lettre. Il est très inquiet à l’idée d’être accusé de pyromanie à cause de sa couleur de peau. Bon ami, il aidera tout de même Marie à accéder à l’école hors des heures de classe, même si c’est interdit. Il pensera même à apporter de l’équipement pour les protéger des champignons dans l’école et dissimuler leurs traces. Il a un rôle important dans l’histoire et sa présence reflète celle des enfants racisés dans les écoles québécoises.

Le livre mélange les genres et passe sans tracas de la bande dessinée à l’album illustré. C’est un livre hybride, à la présentation matérielle de qualité et à l’histoire pleine de suspense. J’ai adoré! Idéal pour les classes de primaires: les élèves adoreront!

Coup de cœur!

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L’alerte au feu
AUTEUR(S)
: André Marois & Célia Marquis
ÉDITIONLa Pastèque, 2020
ISBN: 9782897770938
PRIX: 18,95$
7 à 11 ans

Une poupée pour maman

Poupée pour mamanAdjoa raconte l’histoire de la poupée de sa maman, fabriquée pour elle à une époque où elle n’arrivait pas à avoir d’enfant. Publié dans la collection Pont des arts des éditions Canopé, cette histoire permet de découvrir une oeuvre d’art, celle de la statuette féminine Akua-ba.

Adrienne Yazouba et Élodie Nouhen, l’auteure et l’illustratrice, nous content l’histoire de la petite Ajoa. Au cœur d’un village Africain, entre imaginaire, croyances et traditions, elles nous font découvrir la sculpture traditionnelle de l’art ashanti, la poupée de fertilité Akua ba.

Quelle bonne idée d’utiliser la littérature jeunesse comme porte d’entrée vers l’art, ici celui du peuple Ashanti. En fin d’album, il y a un dossier explicatif sur la poupée akua-ba. On y apprend notamment que les poupées sont très répandues en Afrique et qu’on les retrouve dans chaque peuple, en divers matériaux (la poupée Ibeji ou Ibeyi chez les Yoruba, la poupée Nyeleni chez les Bambara du Mali, ou encore la poupée Biga chez les Mossi au Burkina Faso). Les illustrations sont superbes et mélangent diverses techniques. Il y a aussi une photo de la statuette Akua-ba exposée au musée du quai Branly-Jacques-Chirac à Paris. Un très bel album informatif que je vous recommande vivement!

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Adrienne Yabouza est une auteure centrafricaine.

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Une poupée pour mamanBouton acheter petit
AUTEUR(S) : Adrienne Yabouza & Élodie Nouhen
ÉDITION: Éditions L’Élan vert, 2019
ISBN: 9782844555786
Prix: 23,95$
À partir de 8 ans

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graine    heureux évènement

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[DÉCO] 6 astuces pour aménager un coin lecture à la maison

Êtes-vous, vous aussi, confiné à la maison à cause de la COVID-19 ? Les enfants ne vont plus à l’école et il faut bien trouver une manière de les occuper en ces temps de distanciation sociale. C’est le moment parfait pour faire de la récup’ en faisant le grand ménage du printemps et aménager un joli coin lecture où les enfants pourront se réfugier pour lire. Parce qu’avec un livre, on n’est jamais vraiment seul! Alors, on se lave les mains et on se laisse inspirer par ces idées d’aménagement faciles à faire à la maison. Et on oublie pas: #ÇaVaBienAller. 🌈

Par Mistikrak! Littérature Jeunesse.

 

Coin lecture aménager astuces

Maximiser un espace perdu

Cette maman de Tampa Bay a décidé de créer son coin lecture au coeur de la maison, là où elle pouvait garder un oeil sur ses enfants. Elle a donc opté pour l’espace entre la porte du garage et la descente de l’escalier du rez-de-chaussée. Petit et enveloppant, ce coin lecture permet aux enfants de se s’amuser avec des livres car l’espace est trop petit pour y faire autre chose (avez-vous dit « se chamailler »? 😉 ). Ajoutez un peu de peinture colorée, un tapis doux et de petites tablettes pour y disposer les livres. Vous pouvez même ajouter des lettres pour accrocher un court mot au mur: LIRE, par exemple. Ta-dam !

Prévoir de l’espace pour y déposer les livres bien en vue

Les étagères de bibliothèque, c’est bien, surtout quand on a énormément de livres. Leur seul défaut : elles ne permettent pas de présenter les livres de face. Pourtant, et surtout en littérature jeunesse, les pages couvertures sont de véritables invitations à entrer aux pays de l’imaginaire. Pensez à placer les livres de manière à ce que la page couverture soit visible. Vous pouvez les accrocher sur une corde à linge intérieure (avec les livres à couverture souple, pourquoi pas?) ou fixer de minces tablettes ou paniers en osier au mur. Assurez-vous que les livres soient bien en vue en tout temps !

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Oser changer la vocation d’un placard

Petit et inusité: le placard est l’ami tout désigné des petits à la recherches de cachettes secrètes. Convertissez le placard de leur chambre en une forêt enchantée ou l’intérieur d’un vaiseau spatial rempli de livres. Vous pouvez même enlever la porte du placard et y mettre des rideaux pour un effet plus douillet. Parions que ce coin lecture deviendra rapidement l’endroit préféré des enfants.

Se lancer même si on a un petit budget

Votre coin lecture n’a pas besoin de vous coûter les yeux de la tête. Identifiez simplement un espace de la maison qui est bien éclairé et (idéalement) fenestré. La lumière naturelle est très importante pour que les enfants aient envie d’y passer du temps ! Ajoutez-y plusieurs coussins colorés de différentes tailles et textures (vous en avez sûrement qui traînent quelque part). Disposez ensuite les livres jeunesse dans une petite bibliothèque, un joli coffre ou simplement sur la petite table de salon que vous n’utilisez plus. Pour économiser sans compromettre la variété des livres pour vos enfants, abonnez-vous à votre bibliothèque municipale et changez la sélection deux à trois fois par mois ! C’est gratuit !

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Créer une ambiance féérique

Un coin lecture ne sert à rien si personne n’y va. Créez un rendez-vous quotidien ou hebdomadaire avec vos enfants: par exemple, tous les mardis soirs, tamisez les lumières du salon, accrochez de petites guirlandes de lumières blanches, préparez un bon chocolat chaud ou un bon verre de lait froid et sortez la doudou géante que grand-maman vous a tricotée. La création d’ambiance préparera votre enfant à ce moment de partage autour d’un livre avec vous. Vous pouvez même ranger le tout dans un coffre spécialement dédié une fois les histoires terminées. L’avantage de ce coin lecture est qu’il n’est pas permanent et vous pouvez l’utiliser à autre chose le reste de la journée. Pratique pour les petits espaces !

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Faire participer les enfants

On ne le dira jamais assez: laissez les enfants choisir eux-même leurs livres ! Peu importe leur raison, elle est bonne. Que ce soit les couleurs, la forme, le genre, la longueur de l’histoire ou la grosseur de l’objet qui ait attiré votre enfant vers un livre, permettez-lui de l’explorer. Il pourra décider lui-même si ce livre l’intéresse ou pas. Soyez comme un guide: proposez de nouvelles lectures (« Connais-tu cette histoire-là? Elle m’a fait beaucoup rire. »), orientez un petit peu ses choix (« Aujourd’hui, on choisi des romans/documentaires. Choisi celui que tu veux, mais ce doit être un roman/documentaire »), et amenez-le à développer sa curiosité (« Je me demande d’où viennent les virus. Si on choisissait un livre qui pourrait nous l’expliquer? »). Votre enfant aura beaucoup plus envie d’aller bouquiner dans le coin lecture de la maison s’il a participé à la sélection des livres. Bon, après, rien ne vous empêche de laisser « traîner » un livre que vous avez choisi stratégiquement sur son coussin préféré. 😉

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Pas dans mon lit !!

Pas dans mon litUn petit garçon qui ne veut pas dormir tout seul invente chaque soir un nouveau problème pour que ses parents l’acceptent avec eux. Mais ces derniers trouvent toujours une solution pour déjouer ses stratagèmes. « Mon lit, je l’aime beaucoup, il est super pour y jouer : il y a une grosse couette pour se cacher ou faire des cabanes, je peux y garer mes petites voitures ou en faire un dortoir pour mes poupées… mais y dormir, quelle drôle d’idée !!! »

Ce sont d’abord les illustrations fantaisistes qui m’on charmées dans cet album en format à l’italienne. L’illustratrice y explore le monde des rêves et peint des tableaux où des licornes broutent l’herbe, des chevaliers chevauchent des tigres, des pingouins se réchauffent près d’un feu, des crocodiles vivent dans des igloos et des pirates géants débarquent sur une île peuplée de lapins. Au fil des pages, on comprend vite que le monde des rêves du personnage principal fait vivre à ses peluches et ses jouets toutes ses aventures. Son lit devient tour à tour une mer en colère, un pays de glace, une banquise gelée ou une forêt enchantée. J’ai adoré cette manière de nourrir l’imagination des enfants en les laissant découvrir à chaque relecture de nouveaux détails dans les illustrations. Les parents ne sont pas en laisse non plus, car de petits clins d’œil leur sont aussi adressés, notamment par le titre du livre que le papa lit certains soirs (« La patience ») , puis celui que la maman lit (« La persévérance ») ;).

Les personnages de ce livre jeunesse n’ont pas de noms : il s’agit simplement du papa (noir), de la maman (blanche) et de leur petit fils (métissé), une famille plein d’amour où l’enfant doit apprendre à dormir seul dans son propre lit. J’ai beaucoup aimé ce livre et j’espère qu’il vous plaira autant qu’à moi !

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Auteur(s) / illustrateur(s) : Leïla Brient & Émilie Angebault
Maison d’édition: Le buveur d’encreBouton acheter petit
Année de publication: 2015
ISBN: 9782914686792
Public cible: 3 à 5 ans
Vous aimerez peut-être: Minucette et la tortue géante, un album jeunesse dans lequel le monde des rêves est très présent.

minucette

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