Compte sur moi

Compte sur moi Gallimard Miguel Tanco

La narratrice raconte sa passion pour les mathématiques et son plaisir à les dénicher dans la vie quotidienne. Pour cette passionnée de nombres et de figures géométriques, le monde s’apparente à une vaste aire de jeux de calcul et de mesure. Avec, en fin d’album, des informations sur des notions mathématiques telles que les fractales, les polygones élémentaires ou les différents types de courbes.

Le papa du personnage principal est un homme blanc dont la passion est la peinture sur toile. Sa mère, noire, se passionne pour l’entomologie. Son frère est vraiment doué pour la musique, en particulier le tuba. J’ai aimé ce genre de représentation qui fait l’effort de montrer des hommes et des femmes dans des domaines non stéréotypés. Le personnage principal, elle, a essayé toutes sortes d’activités à l’école (le théâtre, la danse classique, la cuisine, le chant, la peinture, le tennis, le karaté, la musique…), mais aucune ne semble être faite vraiment faire pour elle. Par contre, elle adore les mathématiques! À travers ses yeux, le lecteur découvrira que le monde qui nous entoure est rempli de formes et d’équations mathématiques. J’ai adoré le récit! On retrouve à la fin du livre le cahier personnel du personnage principal que l’on voit régulièrement au cours de l’histoire noter des choses. On y découvre ce qu’elle y a noté: Les fractales (dans les arbres, les feuilles), les polygones élémentaires (dans les cornets de crème glacée, les lunettes, les cartons de lait), les cercles concentriques (les tronc d’arbres, les cœurs d’oignon), les types de courbes, les formes solides, les trajectoires et les ensembles. Les illustrations, douces, sont à l’aquarelles. Je vous conseille vivement ce livre qui met de l’avant une famille métissée dans le quotidien.

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Coup de cœur!

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AUTEUR(S) : Miguel Tanco
ÉDITION: Gallimard Jeunesse, 2019
ISBN: 9782075123761
3 à 7 ANS

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lola lune     Le petit jardinier extraordinaire

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Maman, papa, comment vous vous êtes rencontrés ?

Maman, papa, comment vous vous êtes rencontrés

Sofia interroge ses parents sur leur rencontre. En évitant un piéton, son père est rentré dans un mur puis il a appelé une dépanneuse. Sofia souhaite remercier tous les intervenants de cette histoire alors elle dessine, pour le passant, le mur et l’inventeur de la dépanneuse.

Le texte tout en douceur de Thierry Lenain capture l’innocence de l’enfance par le biais de dialogues naturels et spontanés. J’ai aimé ce processus narratif où on nous fait remonter le fil des événements ayant menés à la rencontre de deux personnes qui tomberont amoureuses. Les illustrations de Stéphanie Marchal capturent la poésie du quotidien. Ses traits naïfs et ses couleurs contrastantes sont un plaisir pour les yeux.

Ce livre est tout adapté pour une exploitation en milieu scolaire : idéal pour faire des inférences et des prédictions. À ce sujet, dans le livre, la maman de Sofia n’a pas voulu s’embarquer dans l’histoire détaillée et complexe de la fondation des États-Unis, mais on aperçoit sur l’illustration des musiciens Jazz, des personnes issues de premières nations et des gens de toutes origines. Enseignants, questionnez vos élèves sur ce qu’ils savent des États-Unis afin de valider leurs connaissances antérieures. Vous pourriez ensuite rebondir sur une petite leçon d’histoire (de l’Amérique ou, pourquoi pas, l’histoire personnelle familiale de chacuns de vos élèves!). Points bonus pour avoir choisi de faire des conductrices de remorques des femmes dans ce milieu traditionnellement masculin ! Un très bon livre que je vous recommande chaudement !

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Maman, papa, comment vous vous êtes rencontrés 3

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Auteur(s) / illustrateur(s) : Thierry Lenain & Stéphanie Marchal
Édition: Flammarion jeunesse, 2019
ISBN: 9782081449954
Prix: 17,95$
6 à 8 ans

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Les chiffres de Maya

Chiffres de maya québec amériqueAvec ses 10 doigts, son grand cœur, ses neuf amis ou ses deux parents; pendant les 7 jours de la semaine, aux quatre points cardinaux ou en regardant les étoiles… Maya apprend à compter jusqu’à 10.

J’admets que ce livre m’a laissée plutôt indifférente. Les choses que compte Maya n’ont pas vraiment de lien entre eux : dix doigts, neufs amis reçus à son anniversaire, les huit tentacules d’une pieuvre, les sept jours de la semaine, etc. Maya semble vivre sur une île déserte avec ses parents et on ne sait pas trop pourquoi (les neuf amis reçus à son anniversaire sont en fait des animaux). On retrouve la pieuvre et ses huit tentacules de page en page, sans toutefois que cela n’ajoute un intérêt particulier au niveau de la lecture. Le format à l’italienne ne se prête pas vraiment bien au livre car les illustrations on plutôt un cadre resserré (il aura été bien que le long format du livre-objet donne à voir les beaux paysage de l’île où vit Maya…). Parfois même la mise en page peu équilibrée laisse entrevoir un fond beige fait de coquillages ou encore des vignettes sans grand intérêt. Le texte est très simple et n’offre pas un champ lexical intéressant, par exemple concernant les îles (pourquoi pas!). Bref, le livre n’est pas mauvais, il est simplement inintéressant. Dommage. Cela dit, Maya est une petite fille métisse et à la fin du livre, on aperçoit sa maman qui est noire et son papa qui est blanc. Un bon coup pour la représentation des personnes racisées en littérature jeunesse !

Auteur(s) / illustrateur(s) : Martine Latulippe & Fabrice Boulanger
Maison d’édition: Québec AmériqueBouton acheter petit
Année de publication: 2019
ISBN: 9782764439135
Public cible: 3 à 5 ans
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Le jardin de Clara

 

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Le chat qui ne voulait pas fêter Noël

chat qui ne voulait pas fêter Noël 3Saviez-vous qu’il y a sur Terre six millions de chats ? Mais pour les bêtises, c’est Zouki le champion ! Dans la famille Hudson, on attend Noël avec impatience. Le sapin est décoré, les chaussettes accrochées, la dinde prête à passer au four… Mais Zouki, le chaton farceur, a décidé de bouleverser les traditions !

Ce petit roman tout à fait sympathique se dévore tout rond ! Le texte est bien écrit et les illustrations douces lui donnent vie. La famille Hudson est constituée de six membres, dont Zouki le chat. La maman est noire et porte un afro court. Le papa est blanc. Les origines ethniques des personnages n’est pas mentionnée dans le texte et je trouve que c’est super: on est en face d’une famille ordinaire, qu’importe la couleur de leurs peaux ! Dans le récit, on constate que l’ange au sommet du sapin est noir de peau. En fin de livre, on trouve même la marche à suivre pour le reproduire à la maison ! Le garçon de la famille, Alex, se passionne pour les sciences et les informations diverses sur toute sorte de sujets.

La répétition des péripéties est amusante: La veille de Noël, les enfants enfilent leur pyjama, brossent leurs dents et les font inspectées par leur père. Puis, plus tard dans le récit, se sera au tour de la petite Rose d’enfiler un pyjama à Zouki, de se brosser les dents en sa compagnie et de lui inspecter la gueule. Zouki vole un peu la vedette de l’histoire : il est drôle et sa maladresse est attendrissante. Cela fait du bien de voir des personnages noirs dans les livres pour enfants qui vivent une vie ordinaire et heureuse. Très rafraîchissant !

Coup de cœur !

chat qui ne voulait pas fêter Noël

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Auteur(s) / illustrateur(s) : Lil Chase & Thomas Docherty
Maison d’édition: Flammarion Jeunesse Bouton acheter petit
Année de publication: 2018
ISBN: 9782081420977
Lectorat cible: 8 à 11 ans.
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Naïma et la magie du cirque

Naïma et la magie du cirque (Kinra Girls)Chez Naïma, la vie est gaie, entre des parents aimants et quatre petits frères turbulents. Pourtant, l’argent manque souvent… Alors, quand vient son anniversaire, Naïma ne s’attend pas à ce que son rêve se réalise : des cours à l’école du cirque ! Ce sera le début d’une grande aventure.

Les Kinra Girls sont cinq jeunes filles talentueuses venues des quatre coins du monde. Loin de chez elles, elles vont comparer leurs différences culturelles et devenir amies pour la vie. Dans La magie du cirque, on découvre l’histoire de Naïma avant leur rencontre. Je n’ai pas lu les autres titres des Kinra Girls en entier; sachez que ce titre se lit très bien indépendamment des autres.

Naïma est américaine. Son père est blanc et sa mère, noire. Cette dernière est originaire du Bénin et transmet régulièrement à ses enfants la culture de se pays: la langue fon, la caleta (danse de rue enfantine), les contes traditionnels, etc. La famille est nombreuse et a des soucis financiers. On dit d’ailleurs que le père se rend au travail à vélo, non pas par choix ou conscience écologique, mais parce qu’il n’a pas les moyens de s’acheter une voiture. 

Naïma est entourée de personnages d’origines diverses qui se soucient d’elle et avec qui elle entretient des liens sains: la voisine haïtienne qui lui chante des chansons traditionnelles et lui raconte des histoires de son pays, Fat Eddy le patron (blanc) de son père qui travaille à Coney Island, ou encore Funny Billy un afro-américain qui l’initie aux arts du cirque. Devant son talent naturel pour cette discipline, d’autres enfants commencent à éviter Naïma par jalousie. Le récit se termine toutefois avant que l’on sache comment Naïma vit cette situation. D’ailleurs, le récit, lent au début et précipité à la fin, manque d’une ligne directrice claire. On parvient tout de même a bien cerner le personnage de Naïma auquel on s’attache sans difficulté. En fin d’ouvrage, on retrouve un dossier « pour en savoir plus » où l’on parle du boubou (vêtement traditionnel) et de la tradition orale africaine.

L’univers dans lequel évolue Naïma est somme tout assez genré, et on réitère régulièrement qu’elle est une fille par toute sorte de petits clins d’œil sur ce qui est approprié ou pas pour elle de faire. Par exemple, à à l’école, ses deux frères font toujours semblant de ne pas la voire car « on ne parl[e] pas aux filles devant les copains. C’est la honte, quoi! » (p.94) Naïma n’est pas dérangée par cela et trouve cela normal. Autre exemple, on lui dit de ne pas faire la roue car elle porte une jupe (alors qu’on aurait pas l’idée de surveiller et contrôler la manière dont les garçons s’habillent ou ce qu’ils font). Troisième exemple: alors qu’un garçon (Rico) cherche la bagarre après avoir provoqué Naïma, un intervenant lui dit: « Tu ne dois pas frapper les autres, surtout pas une fille qui t’arrive à l’épaule » (p.98) C’est bien sûr à Rico de s’excuser, mais il dit simplement qu’il la pardonne (!). Naïma se défend en disant que c’est à lui de s’excuser, mais l’intervenant dit qu’au moins, Rico a « fait un effort ». Ainsi, il est acceptable pour un garçon de se montrer violent; l’important est qu’il « fasse l’effort » de se contrôler. Eh, misère…

[SPOILERS] Plus loin dans le récit, Rico tourmente Naïma et va même jusqu’à lui empoigner le bras. La jeune fille se libère de son emprise et se met à courir. Alors que Rico est à sa poursuite, il trébuche et se retrouve les pieds dans le vide du haut d’un immeuble de six étages. Naïma ne peut se résoudre a le laisser tomber à une chute qui lui serait mortelle et elle décide de lui venir en aide. Gêné et reconnaissant, Rico se traite lui-même de « gros nul » et affirme que toute personne qui s’en prend à Naïma ou lui fait des problèmes aura désormais affaire à lui. Ce qui m’a dérangé dans ce passage, c’est qu’à aucun moment Rico ne s’excuse de son comportement macho et violent. De plus, il demeure agressif envers les autres; ce n’est que Naïma qui sera épargnée car elle lui a sauvé la vie. Pis encore, Naïma aura beau lui dire que sa protection n’est pas nécessaire, Rico continuera de la suivre partout contre son gré, de se mêler de ses affaires et de la surprotéger. Bonjour l’absence de consentement. [FIN SPOILERS]

Bref, Naïma et la magie du cirque est un roman intéressant avec des personnages réalistes, mais qui véhicule des messages auxquels je n’adhère pas. Parents, vérifiez si ces messages vous conviennent ou préparez-vous à discuter de cette lecture avec votre enfant avant de lui offrir ce roman. Après tout, tout se lit; mais une bonne discussion sur ses lectures permet parfois de relativiser les choses et constitue un moment d’apprentissage privilégié pour les enfants. À vous de juger.

Auteur(s) / illustrateur(s) : Moka & Anne Cresci
Maison d’édition: PlayBacBouton acheter petit
Année de publication: 2018
ISBN: 9782809661934
Lectorat cible: 8 à 12 ans
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La fenêtre magique

la fenêtre magiquePour une petite fille, la fenêtre de la cuisine de ses grands-parents est source de magie… Récit de découvertes enfantines, cet album est aussi un hymne à la relation unique entre petits-enfants et grand-parents.

Les illustrations naïves et colorées de cet album utilisent le crayon, la peinture et le feutre. La mise en page exceptionnelle donne à voir le lien entre une petite fille métissée et ses grands-parents qui la gardent le temps d’une journée. Les joues rouges des personnages leur donne un air heureux. La grand-mère, appelée Nanny, est noire et a les cheveux bouclés et gris. Le grand-père, appelé Poppy, est blanc, chauve et a les yeux bleus. Le texte nous pousse à observer et à apprécier la lenteur et la douceur de la vie. Un livre merveilleux.

*Prix Caldecott 2006 pour l’édition originale

Auteur(s) / illustrateur(s) : Norton Juster & Chris Raschka
Maison d’édition: Le Génévrier Bouton acheter petit
Année de publication: 2013
ISBN: 9782362900235
Public cible: 4 à 7 ans
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Le collège selon Olivia, demi-princesse

olivia demi-pincesseOlivia apprend un beau jour qu’elle est une princesse. Et pas n’importe laquelle! Elle est la demi-sœur de la célèbre princesse Mia de Genovia! Très vite, Olivia devient une vraie star avec une vie de rêve : New York, le grand luxe, le shopping, les montagnes de cookies, les limousines… Mais Olivia va aussi comprendre que la vie d’une princesse n’est pas tous les jours un conte de fées!

« Cheveux : moyennement marron et longs. Normalement, j’ai des nattes. Ça me simplifie la vie, parce que mes cheveux frisottent quand il pleut. Il pleut souvent dans le New Jersey.
Teint : ni blanc ni noir, mais «café (ou chocolat) au lait». C’est parce que mon père est de type Caucasien (rose et blanc) et ma mère afro-américaine. […] Je suis une fille archi-normale et genre banalissime. »

Découvrir qu’on fait partie d’une famille royale, le rêve! Olivia écrit dans son journal sa vie à l’école et puis dans un penthouse au sommet d’une tour de New York. Le personnage est attachant, mais il ne se démarque pas des autres personnages semblables de la littérature jeunesse; pas de talents particuliers, de personnalité éclatée, de manière unique de voir le monde. Olivia est simplement une fille de 12 ans comme les autres. J’aurais aimé un peu plus d’éclats à ce niveau-là.

Olivia vit avec sa tante, son bel-oncle et ses beaux-cousins car sa mère est décédée et elle ne connaît pas son père. Outre une petite rivalité fraternelle avec les cousins, rien ne laisse penser qu’elle est malheureuse dans cette dynamique familiale. Pourtant, vers la fin du livre, elle se refuse catégoriquement de retourner vivre avec eux, comme si elle avait connu la torture auprès d’eux. J’ai trouvé cette réaction bizarre et cette chute m’a semblé peu crédible.

Le titre et le résumé en quatrième de couverture laisse supposer une histoire sur le «collège» (comment y survivre, etc.), mais le récit ne s’y déroule pas vraiment. Olivia fréquente un établissement scolaire comme toutes les personnes de son âge, mais on ne la suit pas à l’école. Le récit se déroule sur 4 jours (du 6 au 10 mai), et on passe beaucoup plus de temps Quvenzhané Wallisà suivre Olivia dans sa nouvelle vie de princesse qu’à l’école (à aucun moment elle n’apprend à jongler avec sa vie d’ado et sa vie de princesse : au début elle va à l’école, après elle n’y va plus, point.)

Le récit m’a fait penser à la nouvelle version de film Annie sorti en 2014 avec Quvenzhané Wallis (en image). Vous allez aimer ce livre si le film vous a plu; c’est le même genre.

Pour finir, la traduction est plutôt franco-française; il y a présence de mots et tournures de phrases non utilisées au Québec.

Auteur(s) / illustrateur(s) : Meg Cabot
Maison d’édition: Hachette Jeunesse
Année de publication: 2015
ISBN: 9782912256538
Public cible: 11 à 13 ans

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Gros chagrin

gros-chagrinNoémie, une petite fille métisse, a un gros chagrin : elle voudrait être blanche, blanche comme son papa. Ému, ce dernier lui raconte l’histoire de Boulou, la petite chatte noire qui voulait être blanche, sauf qu’une fois son souhait exaucé plus personne ne la reconnaissait…

Publié en collaboration avec Amnesty International, cet album a l’avantage d’aborder franchement et sans détour le sujet du rejet de soi à cause de sa couleur de peau. Noémie, le personnage principal, déclare d’un coup à son père:

« J’veux plus être noire! J’veux être blanche, comme toi! »

D’une certaine manière, cet album illustre également les dangers du manque de représentations chez les personnes racisées. Les raisons pour lesquelles Noémie veut devenir blanche sont de l’ordre de la ressemblance, de la reconnaissance. Elle veut être blanche pour être « comme son papa » et « comme [ses] copains d’école ». Il n’y a dans son discours aucune indication qu’elle aurait été victime de racisme. Elle ne dit pas ne pas aimer sa couleur de peau, comme cela a été le cas dans Noire comme le café, blanc comme la lune. Il semble être question d’un enjeu de représentation (et de son absence), donc. Cela dit, les enjeux raciaux sont complexes. Après tout, Noémie ne désire pas être noire comme sa maman adorée ou noire comme sa grand-maman qu’elle aime tant… Étant métissée, elle est déjà considérée par défaut comme étant noire. Le père parvient à amener sa fille à accepter et célébrer son métissage: elle est en effet noire et blanche. Ses deux identités se complète et se nourissent l’une de l’autre.

Le récit est raconté uniquement par le biais de dialogues dans des phylactères (des bulles de type bande dessinées). La mise en page est toute simple. En effet, on tourne les pages un peu comme on regarderait un film: les illustrations sont très semblables d’une page à l’autre. De beaux clins d’oeil ponctuent le livre (par exemple, Noémie-humaine a un petit chat en peluche, alors que Noémie-chaton a une petite poupée noire).

Auteur(s) / illustrateur(s) : Rémi Courgeon
Maison d’édition: Talents Hauts Bouton acheter petit
Année de publication: 2014
ISBN: 9782362660924
Public cible: À partir de 4 ans
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Awa dans le désert

awa dans le désertBilly, l’ami d’Awa, l’invite au Nevada. Ça promet! Elle accepte et se retrouve donc à Desert City. Un désert de sable entoure la ville et un lac y est aménagé. Mais les maisons à vendre s’y comptent par dizaines. Pourquoi les gens veulent-ils partir? Awa réussira à résoudre un grave problème. Une autre aventure où l’on se préoccupe d’environnement.

Un récit qui fait voyager entre Montréal et le sud des États-Unis, et qui a bien veilli. La protection de l’environnement est aujourd’hui encore un sujet d’actualité. Il s’agit du deuxième titre de la série Awa dont le personnage principal est une métisse intelligente et enjouée dont le père est québécois. Ce livre étant épuisé, trouvez-le à votre bibliothèque de quartier.

Auteur : François Pratte
Maison d’édition: La Courte Échelle
Année de publication: 1989
ISBN: 2890211118
Public cible: 9 ans et plus

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Black is brown is tan

black brown tanBrown-skinned mama, the color of chocolate milk and pumpkin pie. White-skineed daddy, not the color of milk or snow, but light with pinks and tiny tans. And their two children, the beautiful colors of both. For an all-American family, full of joy, warmth, and love.

I read it. I loved it. You should read it too. A great story about the beauty and love of mixed-race families. When it was first published in 1973, Black is Borwn is Tan featured the first interracial family in children’s books in the US.

Author : Arnold Adoff & Emily Arnold McCully
Publishing company: Harper Collins
Publication date: 2002
ISBN: 0060287764
Target audience: 4 years old and over

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