Spiderman: La chasse aux araignées

Spider-Man/Peter Parker, l’autre Spider-Man/Miles Morales et Ghost-Spider/Gwen Stacy font désormais équipe et rien ne peut les arrêter ! Excepté peut-être Kraven le Chasseur qui élimine ses proies les unes après les autres… Parviendront-ils à battre ce terrible adversaire? Rien n’est moins sûr!

Ce récit de l’univers Marvel fait suite au film Spiderman: Dans le spider Verse sorti au cinéma en 2018. Pour ceux et celles qui ont du mal à savoir par quel livre commencer une série de comics américain, La chasse aux araignées est une bonne porte d’entrée. Le récit se lit bien en lui même, sans avoir lu d’autres comics de Spiderman. Bon, il faut minimalement savoir que Miles Morales est le nouveau Spiderman et que Peter Parker est le premier Spiderman; mais c’est bien connu en général. Dans le livre, on retrouve aussi Gwen Stacy qui était aussi présente dans le film. Mais ne vous inquiétez pas, si vous n’avez pas vu le film, les 2-3 premières pages vous feront un résumé rapide de ce que vous avez manqué.

On a donc une histoire de super-héros avec un Spider-man afro-latino, Miles Morales, sur ses années d’adolescence. La collection Marvel Action s’adresse a un lectorat jeunesse, on n’entre pas dans la politique ou les conflits mondiaux comme c’est le cas dans les séries Marvel pour adultes. On se contente de poser un récit assez simple du bien contre le mal, avec un antagoniste bien méchant et des héros valeureux. Le récit se déroule dans une école secondaire, avec son lot d’adolescents et de téléphones cellulaires. Parlant de téléphones cellulaires, on retrouve des échanges de messages textes dans le texte, fautes d’orthographes incluses. On peut donc lire un glorieux « Ah, 6 jpouvais thwipper d’un coin à l’autre kom certains » (p.6) ou encore « vrmen t pire k mon père » (p.7). Avec l’argot parisien en plus, ça devient vite assez lourd. Toutefois, l’histoire offre un bon moment de divertissement, qui plaira aux amateurs de super-héros. Peut plaire.

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Marvel action Spiderman: La chasse aux araignées
AUTEUR(S): Erik Burnham & Christopher Jones
ÉDITION: Panini, 2020
ISBN: 9782809488326
PRIX: 16,95$
8 ANS ET PLUS

Ce livre vous a plu?
Vous aimerez peut-être Feya et Les Enfants d’ailleurs, deux séries de bandes dessinées surnaturelles. Essayez aussi La série Avengers, aussi publiée dans la collection Marvel Action chez Panini Comics.

Africville

À quoi ressemblait la communauté ? Des maisons aux couleurs vives, logées dans la colline ; des champs où les garçons jouaient au football ; un étang où les enfants faisaient du radeau; la pêche en abondance; des immenses feux de joie… La jeune fille sort de sa rêverie ; elle visite le parc historique actuel et le cadran solaire où le nom de son arrière-grand mère est gravé dans la pierre, et célèbre un jour d’été aux retrouvailles annuelles d’Africville.

Je suis toujours enthousiasmée lorsque des éditeurs francophones publient des livres jeunesse sur l’histoire de la présence noire au Canada. Africville s’intéresse à l’histoire de cette communauté urbaine située près d’Halifax qui a été détruite par le gouvernement en 1960, après plusieurs années d’abandon et d’irrespect des autorités canadiennes. La Nouvelle-Écosse a été terre d’accueil pour plusieurs Noir.e.s fuyant l’esclavage et on parle que trop peu des Noirs Canadiens aujourd’hui.

J’ai apprécié l’angle choisi par les autrices: présenter Africville comme elle l’était dans les yeux de ses habitants, plutôt que comme une communauté déchue. Malgré les difficultés, les habitants d’Aricville se sont organisés, ont bâti des maisons, ont vécu somme toute heureux, et c’est leur quotidien qui nous est raconté avec poésie et douceur: L’arôme de tarte aux pommes, les baies délicieuses au sommet de la colline, les maisons colorées comme un arc-en-ciel, les levers de soleil pourpres, les après-midi à l’église, etc.

Cet album est particulièrement bien adapté au milieu scolaire car il offre plusieurs pistes d’exploitation. En français, on peut travailler la poésie. On peut aussi travailler le champ lexical sur la communauté: quels mots sont utilisés pour rendre vivante Africville? En histoire, on peut discuter du parcours des loyalistes noirs Canadiens et de la présence noire au Canada. En univers social, on peut travailler des concepts comme le privilège ou l’importance de la communauté.

En fin d’album, on retrouve des photos d’archive et de l’information sur Africville. Voici ce qu’on peut notamment y lire: « Pendant 150 ans, Africville était une communauté dynamique et autonome qui prospérait en dépit des obstacles. […] À mesure que la ville de Halifax a grandi, Africville est devenue un endroit privilégié pour y établir toutes sortes d’installations indésirables – un abattoir, un hôpital pour maladies infectieuses et même le dépotoir municipal. […] En 2002, Africville a été déclarée lieu historique national du Canada. » On y retrouve aussi une courte bibliographie pour obtenir de plus amples renseignements sur Africville. Fortement recommandé!

Coup de cœur!

Je remercie les éditions Bouton d’Or d’Acadie de m’avoir offert ce livre.

Shauntay Grant est une autrice noire Canadienne, descendante de Loyalistes noirs immigrés au Canada il y a 200 ans.

Eva Campbell est une illustratrice Canadienne d’origine ghanéenne. Elle habite en Colombie-Britannique.

Africville
AUTEUR(S) : Shauntay Grant & Eva Campbell 
ÉDITION: Bouton d’or d’acadie, 2019
ISBN: 9782897502188
PRIX: 14,95$
4 ans et plus

Ce livre vous a plu?
Vous aimerez peut-être À la découverte du Canada: L’héritage noir, un livre documentaire fascinant. Essayez aussi La détermination de Viola Desmond et Le grain de sable: Olivier Le Jeune, premier esclave au Canada, deux livres jeunesse pour en apprendre plus sur l’histoire noire Canadienne.

Je ne meurs pas avec toi ce soir

Lorsqu’une dispute entre un lycéen noir et un lycéen blanc se transforme en émeute raciale et gagne la ville, Campbell, blanche, et Lena, noire, camarades qui se connaissent à peine, fuient le lycée et traversent la ville ensemble pour aller retrouver le petit ami de Lena. Ces heures angoissantes sont pour elles l’occasion d’apprendre à se connaître et à dépasser leurs préjugés. Premier roman.

J’ai commencé ce roman sans trop d’attentes. Le résumé en quatrième de couverture laissait entrevoir une histoire déjà maintes fois exploitée en littérature jeunesse américaine ces dernières années. La page couverture ne me plait pas particulièrement non plus. Toutefois, j’ai beaucoup aimé ce roman pour son traitement du sujet de manière nouvelle. Plutôt que de s’intéresser aux impacts d’une émeute raciale sur les personnages principaux, les autrices racontent comment se vivent ces événements de l’intérieur. Ainsi, en tout juste 232 pages, c’est un feu roulant qui défile sous nos yeux, des premiers éclats de violence au chaos qui, en une nuit, rapprochera deux jeunes adolescentes que tout oppose et qui devront se faire confiance afin de survivre.

Lena est une jeune fille noire américaine à la mode, qui se soucie avant tout des marques de ses vêtements et de son amoureux. Elle sait qu’un jour, elle sera célèbre. Campbell est une adolescente blanche qui fait tout pour ne pas attirer l’attention. J’ai aimé voir ces deux personnalités se confronter tout au long du roman: La naïveté de Lena et le côté terre-à-terre de Campbell, la conscience raciale de Lena et la manière dont Campbell choisi de ne pas voir ses propres préjugés.

La relation entre Lena et son amoureux pourri, Black, illustre la manière dont on refuse parfois de voir les choses qui sont juste sous notre nez. Ce dernier doit son surnom à sa famille qui le lui a donné, non seulement car il a la peau la plus foncée de la famille, mais aussi parce que enfant, il était toujours d’humeur sombre et calme. À ce sujet, Lena fera le commentaire suivant: « Si Black était une fille, son teint d’un noir intense lui vaudrait des moqueries, et personne ne voudrait sortir avec elle. Toutefois, comme c’est un homme, cette couleur de peau a fait de lui un séducteur. » (p. 28). Ainsi, les autrices n’hésitent pas à aborder un sujet comme le colorisme et le sexisme. On retrouve à plusieurs reprises dans le roman cette conscience raciale, toujours amenée avec doigté.

Tout comme Lena qui s’entête a rester dans une relation amoureuse malsaine alors que son entourage ne cesse de lui dire que quitter Black, Campbell préfère (peut-être inconsciemment) de ne pas voir les tensions raciales, le ghetto, les injustices. Cette nuit d’émeute sera pour les deux adolescentes une manière de s’ouvrir les yeux.

Ce roman à deux voix est écrit par deux autrices américaines: Gilly Segal, blanche, prête sa plume à Campbell, alors que Kim Jones, noire, prête sa voix à Lena. Le roman s’inspire d’un incident qui s’est produit lors des émeutes de Baltimore en 2015. Segal et Jones ont effectué plusieurs recherches afin que ce roman soit le plus proche de la réalité que possible. Elles ont interviewé des agents du SWAT Team pour comprendre les étapes qui suivent les forces armées durant un tel événement. Elles ont aussi rencontré plusieurs survivant.e.s des émeutes de Philadelphia, Los Angeles et Ferguson pour connaître la manière dont ils.elles ont vécu ces événements. Voilà donc un premier roman hautement réussi que je vous conseille vivement!

Kimberly Jones est une autrice américaine. Elle est photographiée ici avec la co-auteure de Je ne meurs pas avec toi ce soir, Gilly Segal.

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Je ne meurs pas avec toi ce soir
AUTEUR(S): Kimberly Jones & Gilly Segal
ÉDITION: Milan, 2020
ISBN: 9782408009274
PRIX: 24,95$
13 ANS ET PLUS

Ce livres vous a plu?
Vous aimerez peut-être Tyler Johnson était là (publié précédemment sous le titre VF My life matters), ou La Haine qu’on donne, deux romans pour adolescents sur le mouvement Black Lives Matter. Essayez aussi Entre Chiens et loups de Malorie Blackman, une série fantastique pour adolescents dans lequel les Noirs détiennent le pouvoir et les Blancs sont opprimés.

Baby-sitters Petite soeur : Karen et la sorcière

Dans cette série dérivée du célèbre Club des Baby-Sitters, les petites soeurs s’emparent de la scène! Karen Brewer aime ses deux familles. Cela veut dire deux Noëls, deux fois plus de jouets et deux maisons. À côté de chez son père et sa belle-mère vit Mme Porter, alias Morbida Destinée. Karen est convaincue que Mme Porter est une sorcière. Elle porte de longues robes noires, ses cheveux sont gris et ébouriffés, et elle a un chat noir. En plus, elle passe son temps dans son jardin à s’occuper de ses herbes aromatiques. Karen est sûre que son effrayante voisine prépare une réunion de sorcières. Comment va-t-elle persuader ses amis qu’elle a raison?

L’éditeur dit de cette BD qu’elle évoque les préjugés et célèbre les différences. Je n’ai pas du tout eu cette impression en lisant ce livre. Si Karen a beaucoup de préjugés envers sa voisine qu’elle pense être une sorcière, à aucun moment elle n’apprendra qu’il faut connaître une personne avant de la juger ni ce que sont les préjugés. On lui dit simplement d’arrêter d’espionner les gens. Et Karen ne se contente pas de vouloir découvrir si sa voisine est une sorcière ou pas, elle va jusqu’à lui prêter des fausses intentions, l’accuser de comploter pour faire du tort au voisinage, et ira même jusqu’à se pointer chez la voisine pour gâcher son club de jardinage en portant ses accusations devant tous les invités.

Heureusement, Hannie (une petite fille noire), sa meilleure amie quand elle est chez son père, sera là pour tenter de la raisonner un peu. Elle aura des appréhensions quant aux plans de Karen et essayera de la décourager de poser certaines actions répréhensibles. Hannie a un rôle tout de même assez mineur. On ne saura pas si elle a aussi été punie pour avoir été complice des agissement de son amie.

Disons que cette adaptation aurait bénéficié d’une mise à jour car l’histoire a assez mal vieilli. Les personnages principaux sont très jeunes (6 ans) et je doute que leurs aventures intéressent vraiment les enfants de 8, 9, 10 ans. Or, le texte est trop complexe pour qu’un enfant de 5-6 ans le lise de manière autonome. Je n’ai pas aimé.

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Baby-sitters petite soeur: Karen et la sorcière
AUTEUR(S) : Katy Farina, d’après Ann M. Martin
ÉDITIONScholastic, 2020
ISBN: 9781443181266
PRIX: 16,99$
6 à 8 ANS

Sortir d’ici

Jade aime la vie qu’elle mène dans son quartier, entourée de ses amis et de sa mère. Mais cette dernière veut l’envoyer au lycée situé de l’autre côté de la ville, celui où vont les Blancs, les riches ou les élèves pauvres mais brillants, comme elle. Dans cet établissement où elle n’est pas la bienvenue, Jade découvre un monde dont elle ignore les codes.

Vous allez adorer ce roman si vous aimez les récits réalistes et les personnages bien développés. Je me suis tellement reconnue en Jade, dans son discours, ses expériences et ses questionnements. Pourtant, contrairement à elle, je n’ai pas grandi dans un milieu pauvre, ni dans une communauté majoritairement noire, et je n’ai pas eu de bourses d’études ciblée pour les personnes racisées. Pourtant, plutôt que nos différences, c’est bien nos ressemblances qui ont fait en sorte que je m’identifie à ce personnage. Nous sommes toutes les deux noires, avons toutes les deux eu des amitiés mixtes qui ont été bousculées par l’incompréhension de nos amies blanches face au racisme que nous subissons, et nous avons toutes les deux été discriminées au moment d’être choisie pour un programme scolaire d’envergure. Tout lecteur qui a fait face à des difficultés (peut importe leur nature) ou de la discrimination, ou qui s’est questionné sur le privilège, verra en Jade un certain reflet de lui-même. C’est là toute la puissance de l’écriture de Renée Watson: rendre ses personnages vrais, authentiques et imparfaits.

Même si je n’ai pas été d’accord avec tous les propos de Jade, j’ai pu comprendre son point de vue. J’ai aussi compris le point de vue de ses détracteurs. Car l’autrice Renée Watson prend bien soin de montrer les deux côtés de la médaille à une problématique. Lorsqu’elle parle du racisme subi par Jade et sa frustration face aux Blancs qui minimisent sa douleur et sa colère, elle parle aussi des Blancs qui ne savent pas comment réagir et qui se sentent injustement visés. Plutôt que de présenter la fragilité blanche comme un problème qui ne concerne que les Blancs (« qu’ils s’éduquent! » diront certains), Renée Watson présente le point de vue des personnes blanches dans toute sa complexité, et valide tout autant les expériences des personnes noires que blanches. Ainsi, Sam, l’amie blanche de Jade, aura une voix bien à elle et aura l’opportunité de s’exprimer, par exemple, lors de cet échange entre elle et Jade après que leur amitié ait été ébranlée par une succession de micro-agressions:

— Parfois… je ne sais pas… je suis juste mal à l’aise de parler de ce genre de choses. Et je ne sais pas quoi te dire quand quelque chose d’injuste t’arrive. Comme l’autre jour au centre commercial. Je me suis sentie super mal. Mais j’étais censée faire quoi?
— Tu n’es pas toujours obligée de faire quelque chose. Mais quand tu balaies ce que je dis d’un revers de la main comme si je l’inventais ou si j’exagérais, ça me donne l’impression que tu te fiches de ce que je ressens. (p. 287)

J’ai souvent du mal avec les mauvaises traductions françaises des romans anglophones. Mais j’ai trouvé que « Sortir d’ici » était une excellente adaptation du titre original, « Piecing Me Together ». Car c’est bien ce désir de quitter la prison de verre qui l’entoure qui anime Jade tout au long du roman. Sortir d’ici, ce n’est pas nécessairement de quitter sa communauté afro-américaine pauvre, mais plutôt, quitter cet endroit où les opportunités sont trop peu nombreuses. Jade a souvent l’impression que ses chances d’avancement social sont quasi-nulles sans l’aide de personnes plus fortunées. Elle est intelligente, travaillante, déterminée et polyvalente: alors pourquoi est-ce si difficile? Elle intégrera un programme qui offre aux jeunes filles pauvres l’opportunité d’élargir leurs horizons en allant au musée, au cinéma ou en apprenant à bien se nourrir, par exemple. Au sujet de ce programme, Jade sera agacée par le fait qu’on ne lui montre que des choses extérieures à sa communauté, comme si cette dernière n’avait rien à offrir. Et elle n’hésitera pas à le dire. Jade est une forte tête et j’ai aimé cela d’elle. Elle comprend bien que le monde ne semble pas être fait pour elle, que sa mère a beau être pleine de bonne volonté, que ses voisins soient pleins de rêves ou qu’elle soit tout aussi capable qu’une personne plus fortunée (et, accessoirement, blanche), cela ne semble être jamais suffisant pour l’affronter. À ce sujet, elle dit même: « Parfois, j’ai l’impression de partir de chez moi le matin en un seul morceau, riche des baisers de maman qui a placé ses espoirs en moi. Mais quand je rentre le soir, j’ai l’âme en miette. » (p.107). Car Jade subit de nombreuses micro-agressions, ces petits gestes qui se veulent anodins, mais qui heurtent les personnes racisées, et qu’il est difficile de démontrer qu’il s’agit d’attaques. Jade est aussi grosse, et j’ai apprécié qu’une personne grosse soit le personnage principal d’un roman, sans que ce personnage soit malheureux à cause de son poids.

« Je ne sais pas ce qui est pire. Être maltraitée à cause de la couleur de sa peau, à cause de son poids, ou devoir prouver que c’est vraiment ce qui s’est passé. » (p.166)

J’ai pris des tas de notes sur ce roman, j’ai surligné énormément de passages en me disant « Oh, mon Dieu, c’est tellement bien dit » ou « C’est exactement ça! ». Vous devez absolument lire ce roman et me dire ce que vous en avez pensé. Fortement recommandé!

Renée Watson est une autrice américaine.

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Sortir d’ici
AUTEUR(S) : Renée Watson
ÉDITIONCasterman, 2019
ISBN: 9782203185661
PRIX: 28,95$
13 ans et plus

Ce livre vous a plu? Vous aimerez peut-être Le garçon qui n’était pas noir, La haine qu’on donne ou encore My life matters, trois romans pour adolescents dans lesquels un personnage doit aller à l’école dans un quartier homogène qui n’est pas le sien.

Bertille et Brindille

bertille et brindilleLa petite Bertille a perdu son chat Brindille. Pour se retrouver, ils parcourent une ville pleine de surprises chacun de leur côté avant que les deux récits se rejoignent au centre de l’ouvrage. Le lecteur peut lui aussi s’amuser à les chercher au fil des pages.

J’ai A-DO-RÉ ce livre. Les illustrations, infiniment douces, regorgent de petits détails inattendus et amusants, comme un chef pâtissier qui fait la sieste sur une étagère à pains, ou encore une veille dame qui se promène en sous-marin dans les égouts sous la ville. Ainsi, alors que le lecteur s’amuse à chercher soit Brindille, soit Bertille, il tombe sur toute sorte de situations cocasses. De quoi s’inventer sa propre histoire! En plus de chercher les deux personnages principaux, ont peu aussi trouver à chaque page la petite souris bleue qui joue des tours. Ce livre de type cherche-et-trouve plaira assurément aux tout-petits (oui, car Bertille et Brindille sont assez faciles à trouver), mais bon, je suis adulte et j’ai adoré! Rendu au milieu du livre, il faut le retourner à l’envers et recommencer de la fin pour suivre la suite de l’histoire. On retrouve les mêmes personnages secondaires d’un côté ou de l’autre du livre (je vous le dit, cette mamie en sous-marin est à croquer!)

Bertille est une petite fille noire et la couleur de sa peau ne change absolument rien au récit. J’ai beaucoup aimé son design: une petite robe rouge, des espadrilles blanches, de rondes lunettes vertes et des tresses plaquées. On retrouve également une belle diversité ethnique et corporelle parmi les personnages du livre. Je vous recommande chaudement ce petit livre aux pages cartonnées pour vous amuser avec vos petits de 2 ans et plus!  Ils adoreront!

Bertille et brindille 2

Coup de cœur! 

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Bertille et BrindilleBouton acheter petit
AUTEUR(S) : Adèle Tariel et Jérôme Peyrat
ÉDITION: Père Fouettard, 2019
ISBN: 9782371650435
Prix: 16,95$
7 À 9 ANS

Ce livre vous a plu?
Vous aimerez peut-être Gus et Lina, explorateurs de l’espace, un livre-jeux de type « cherche-et-trouve », ou encore Mes bébés docs: Le repas, un livre cartonné.

Cherche et trouve Gus et Lina explorateurs de l'espace        bébé docs repas

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Le bébé géant

le bébé géantQuoi ? Un bébé géant ?Un bébé tellement grand qu’il veut tout faire tout seul, sans l’aide de personne ? Ah ! Mais ce n’est pas parce qu’il est géant qu’un bébé n’est pas un bébé… qui a parfois grandement besoin de son papa et de sa maman !

Cette histoire s’inspire de « Brise-Montagne », un conte traditionnel haïtien. Les illustrations de fonction descriptive sont faites de techniques mixtes tels que le collage, le fusain et le crayon de bois. Certains angles de vue comme des contres-plongées renforcent la grandeur du bébé dont la taille surprend. L’auteur fait usage d’onomatopées qui dynamisent la lecture à voix haute: « Boum! », « Aïe, aïe, aïe! Ouille! ». La finale, quoiqu’un peu précipitée, est inatendue et fait sourire. Voilà un livre qui parle de l’envie qu’on les enfants de montrer qu’ils sont grands et indépendants, même si parfois ils ont bien besoin de leurs parents ! J’ai beaucoup aimé cette lecture.

Pistes d’exploitation en classe:

Cet album est bien adapté à une exploitation en classe de niveau primaire. Voici quelques idées pour amener les élèves à comprendre et à s’approprier le conte.

  • Raconte l’histoire dans tes propres mots.
  • Quel est l’élément déclencheur du récit ?
  • Invente une histoire où le personnage principal est différent des autres. Que fait-il de ses journées ?
  • Imagine que le personnage princpal s’appelle plutôt « Bébé minuscule ». Réinvente le conte.
  • Trouve des lettres qui ne servent pas à raconter l’histoire dans les illustrations (p.5-6). Que signifient-elles ?
  • Comment l’illustrateur s’y prend-t-il pour mettre l’accent sur la grandeur de Bébé Géant ?
  • L’auteur utilise beaucoup l’humour dans son texte. Trouve trois passages humoristiques et explique pourquoi ils sont drôles.
  • Trouve une morale à ce conte.
  • Illustre à ta manière un passage du conte. Présente ensuite ton dessin et mentionne de quel passage il s’agit.

Auteur(s) / illustrateur(s) : Fred Paronuzzi & Kris Di Giacomo
Maison d’édition: L’école des Loisirs Bouton acheter petit
Année de publication: 2017
ISBN: 9782877679510
Lectorat cible: 6 à 9 ans.
Vous aimerez peut-être Bonnet rouges et bonnets blancs, un conte antillais pour la jeunnesse.

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Le petit jardinier extraordinaire

Le petit jardinier extraordinaireJoe est un petit garçon rêveur. Un jour, une graine d’idée germe dans son esprit… Avec patience et détermination, il va changer son monde gris et ordinaire en un endroit extraordinaire !

J’ai un faible pour les illustrateurs qui utilisent les techniques mixtes dans les albums pour enfants. J’adore ce savant mélange de textures, de couleurs, de traits, de collages, de feutres, de crayons. Dans Le petit jardinier extraordinaire, l’auteur ne raconte pas l’histoire que par le biais de mots, mais aussi par le biais des illustrations qui véhiculent toutes sortes de messages et d’informations complémentaires au récit. De plus, l’utilisation des couleurs est particulièrement réussi: je pense notamment à cette magnifique double page où l’on voit l’immeuble où vit Joe et ce qu’y font ses voisins en tons de gris, alors qu’on aperçoit Joe entouré d’objets colorés par le pouvoir de son imagination.

Joe est un garçon noir aux lunettes bleues, mais sa couleur de peau ne change strictement rien au récit. Il s’intéresse aux sciences et à comment fonctionne le monde. Il aime explorer, dans la réalité ou dans le monde imaginaire des livres. Il n’a pas peur d’expérimenter des choses, et c’est d’ailleurs sa volonté de faire pousser un arbre qui fait naître ce récit fantastique, beau et touchant. Car lorsque la plante de Joe fleurira et se multipliera, il en offrira à toutes les personnes qu’il croise afin d’enjoliver son quartier et faire plaisir en un acte gratuit de générosité. J’ai adoré cet album !

Petit jardinier 3

Petit jardinier 2

Coup de CŒUR !

Auteur(s) / illustrateur(s) : Sam Boughton
Maison d’édition: Gallimard Jeunesse Bouton acheter petit
Année de publication: 2019
ISBN: 9782075122849
Public cible: À partir de 4 ans.
Vous aimerez peut-être: L’album Toc, toc, toc, papa, où es-tu ? fait aussi usage des techniques mixtes en illustration.

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« Croque la vie ! » : Les livres avec Samira

La collection Croque la vie ! met en scène plusieurs enfants que l’on suit dans leur quotidien et qui font face à des problèmes et de nouvelles situations d’apprentissage. À noter que les livres issus de cette collection utilisent plusieurs procédés narratifs et intègrent plusieurs éléments propres à la bande dessinée. Il est donc recommandé aux enfants exposés à la littérature dès leur plus jeune âge et ayant déjà lus une multitude de livres d’images. En effet, le sens de lecture n’est pas quelque chose qui va de soit: pas si facile de comprendre que les images se « lisent » de haut en bas, de gauche à droite et de savoir quelles images lire en premier ! Recommandé aux 3 à 6 ans, oui, mais surtout à ceux qui sont de bons lecteurs.

Samira s’habille toute seule

Samira s'habille toute seuleLa petite Samira est très heureuse d’aller à la piscine avec sa classe aujourd’hui. Sa maman l’aide à s’habiller avant de partir et à enfiler ses chaussures, même si Samira sait le faire elle-même. Après tout, elle a bien trop hâte d’aller à la piscine pour le faire elle-même! Samira étant top excitée d’aller se baigner, elle n’écoute pas les consignes et ne range pas ses vêtements sur le banc du vestiaire. Ainsi, non seulement elle doit chercher ses vêtements à la fin de la journée, mais elle n’arrive pas à s’habiller seule. Au bout d’un moment, tout le monde est prêt, sauf elle. Cette courte histoire sur l’apprentissage de l’autonomie a pour personnage principal une petite fille noire aux cheveux crépus. Sa mère a également des cheveux naturels. Il est assez rare de voir des personnages de fiction noirs coiffés de plusieurs petites tresses. Or, plusieurs petites filles noires portent cette coiffure au quotidien. La lecture de ce livre contribue donc à offrir à toutes les fillettes noires une représentation positive et réaliste d’elles-mêmes.

Auteur(s) / illustrateur(s) : Christian Lamblin, Régis Faller & Charlotte Roederer
Maison d’édition: Nathan
Année de publication: 2002
ISBN: 209211056X
Lectorat cible: 3 à 6 ans


Samira fête son anniversaire

Samira fête son anniversaireDans ce livre, Samira invite toute sa classe à son anniversaire car elle ne souhaite pas décevoir ses camarades, même si les places sont limitées. J’ai trouvé le ton vraiment moralisateur dans ce livre et limite sexiste. Lorsque Samira déballe ses cadeaux, on insiste sur le fait qu’un robot n’est pas un cadeau approprié pour une petite fille alors que des colliers et des bijoux, oui. Ugh.

Auteur(s) / illustrateur(s) : Christian Lamblin, Régis Faller & Charlotte Roederer
Maison d’édition: Nathan
Année de publication: 2002
ISBN: 2092110535
Lectorat cible: 3 à 6 ans


Samira se moque des gros

Samira se moque des gros Ce livre aborde le thème de l’intimidation. Samira se montre très méchante avec son camarade de classe, Elvis, qui a un surplus de poids. C’est sa sœur qui lui fera réaliser qu’elle aussi a une différence: elle est noire et pourrait elle aussi être la cible de moqueries ! Sa mère lui explique qu’on peut ne pas aimer quelqu’un, mais qu’on n’a pas le droit de se moquer de lui parce qu’il est différent. À l’issue de l’histoire, Samira ne s’excuse pas auprès d’Elvis même si elle préfère désormais jouer avec lui, comme pour se faire pardonner. Il y a un livret à la fin du livre à l’attention des parents et qui explique assez bien pourquoi les enfants sont si dérangés par les différences. J’ai eu un gros malaise à la lecture de cette phrase, par contre: « Le « gros », c’est un « bon vivant », mais aussi quelqu’un qui compense en général un besoin d’affection insatisfait. Aussi essaie-t-il de plaire aux copains: c’est un enfant serviable, qui fait beaucoup d’efforts pour être accepté. » Franchement, niveau préjugés, on ne fait pas vraiment mieux. On mentionne tout de même que chaque enfant doit tirer fierté de sa différence et qu’il faut toujours la valoriser.

Auteur(s) / illustrateur(s) : Christian Lamblin, Régis Faller & Charlotte Roederer
Maison d’édition: Nathan
Année de publication: 2003
ISBN: 2092111760
Lectorat cible: 3 à 6 ans

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Le conte de Sidi

conte-de-sidiSidi est un jeune Mauritanien qui rêve d’apprendre à lire. Il quitte son village pour rejoindre la capitale. Là-bas, il fait la connaissance de Myriam et Olivier, avec lesquels il devient ami. « Sidi, Sidi, est-ce que tu connais des histoires? » leur demandent-ils. « Cric-crac, ouvrez grand vos oreilles et les yeux de vos coeurs! » répond Sidi, car il connaît bien des contes. N’est-il pas le petit-fils de Fatou la griotte? Mais il a aussi un grand rêve: découvrir les histoires mystérieuses qui se cachent dans les livres.       

C’est d’abord l’illustration de couverture qui m’a accroché l’oeil; celle-ci se déploie sur la première et la quatrième de couverture et montre un jeune garçon tout de bleu vêtu, l’air de vouloir nous raconter une merveilleuse histoire. Tout au long de l’album, les illustrations nous qui s’étendent parfois sur des doubles pages accompagnent avec justesse le texte sans l’étouffer. De nombreux détails graphiques se sont glissés ça et là; on s’amusera d’ailleurs à les identifier. Le texte et l’image se côtoient en un équilibre satisfaisant. Ce livre peut être utilisé à l’heure du conte auprès des élèves de 8, 9, 10 ou 11 ans avec lesquels on prendra le temps d’exploiter cet album. Très beau.

Auteur(s) : Annick Combier & Bénédicte Nemo
Maison d’édition: Cépages Bouton acheter petit
Année de publication: 2016
ISBN: 9791093266015
Public cible: À partir de 8 ans

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