Snooze

Résumé: Snooze, c’est une belle gang de colocs. C’est une fille qui ARRIVE PAS à se lever À L’HEURE. C’est une rentrée au cégep qui est une CATASTROPHE. C’est aussi un cochon nain qui se dédouble. C’est un groupe d’amis qui finit par se retrouver à la rue. Bref, c’est un appart où il se passe ben des affaires, quoi ! Pis au pire, t’as qu’à lire la série. Je te GARANTIS que tu t’ennuieras pas… 

Lectorat cible : 13 ans et plus

Autrice : Marilou Addison

Édition : Boomerang, 2021

ISBN : 9782897095086

Prix : 19,95$

Appréciation: Les lecteurs et lectrices de Marilou Addison ont d’abord fait la connaissance de Joanie, la souris et le géant dans la série LOL dont 7 tomes sont déjà parus. J’ai trouvé les personnages peu crédibles et peu attachants. Joanie est une jeune fille métissée, plutôt pessimiste et paresseuse. Je n’ai pas réussi à trouver l’énergie de me soucier de ce qui lui arrivait. Le vocabulaire est plutôt pauvre et la syntaxe, boiteuse à bien des passages. De la littérature plutôt faible, commerciale et peu digeste. Par contre, les lecteurs et lectrices des autres séries de l’autrice (Le journal de Dylane, les DIY de Maélie, etc.) y trouveront sûrement leur bonheur. 

« Je m’observe de longues secondes dans le miroir. Des milliers de tresses partent dans tous les sens sur ma tête. Je devrais prendre un rendez-vous chez la coiffeuse de ma grand-mère. C’est la seule qui fait du bon travail, selon elle, pour une Métisse comme moi. J’essaie de m’imaginer avec un superbe afro, mais je grimace aussitôt. Nah… Je prends déjà assez de place comme ça dans la vie, pas besoin d’en rajouter. Le crâne rasé? Je suis à peu près certaine que ça m’irait bien, mais je n’ai jamais osé. Même si je me fous généralement de l’avis des autres, je dois avouer que là-dessus, je suis un peu sensible. Je finis par ramasser mes tresses et les attacher sur le haut de ma tête. Ça crée une grosse boule que je parviens de peine et de misère à faire tenir, mais le résultat me semble potable ». (p. 58-59)

Ce que pèsent les mots

Résumé: Que dit-on vraiment quand on parle? La question du langage, des multiples façons dont on l’utilise, de ce qui motive ce qu’on dit et comment on le dit est indispensable à la compréhension du monde dans lequel on vit. Parler, ce n’est pas seulement communiquer, c’est classer, c’est discriminer, bref, c’est agir : le langage est un outil et c’est aussi une arme qu’on peut apprendre à utiliser !

Lectorat cible : 12 ans et plus

Autrices : Mirion Malle & Lucy Michel

Édition : La ville brûle 2021

ISBN : 9782360121243

Prix : 21,95$

Appréciation: Qu’est-ce que ça veut dire, parler? À la lecture de ce livre, on apprend que le langage n’est pas égalitaire: la violence des mots, les discriminations liées au langage ou causées par celui-ci touchent davantage les groupes de personnes les moins privilégiées au sein de la société. Le texte, intelligent et réfléchi, nous fait réaliser que oui, les mots peuvent tuer (par exemple, lorsque la paroles des femmes victimes de violence conjugale ne sont pas crues). On avance aussi que la façon de nommer les choses est donc extrêmement importante pour comprendre les idées, les images et les valeurs qui sont associées aux « autres ». On parle de l’usage du mot « Black » plutôt que « Noir », on parle de l’usage des pronoms il, elle ou iel, on parle de la manière dont la langue française en particulier est très normée et participe aux clivages sociaux. Bref, ce livre est extrêmement intéressant! Comme j’aimerais davantage de livres réfléchis, anti-racistes et féministes comme celui-ci pour le lectorat jeunesse!

Vous aimerez peut-être: Les règles, quelle aventure!, un autre livre issu de la même collection aux éditions La Ville Brûle.

Les devoirs d’Édmond

Résumé: « Ma maman est morte. Je le dis comme c’est arrivé, brusquement. Quelques minutes avant que la mer l’avale, on s’amusait tous les deux. Elle était le requin, j’étais le surfeur. On l’a retrouvée le lendemain, comme la boîte noire d’un avion. On ne meurt pas en vacances. C’est pas juste. On peut pas être très heureux et très malheureux la même journée. C’est trop rapproché. »

Lectorat cible : 8 ans et plus

Auteur : Julie Rocheleau & Hugo Léger

Édition : Les 400 coups, 2021

ISBN : 9782895409182

Prix : 23,95$

Appréciation: Gros coup de cœur pour ce livre imagé qui aborde le deuil pour le public jeunesse de niveau scolaire. C’est d’abord le texte qui m’a profondément touché; le personnage principal évoque sa douleur, sa solitude, son incompréhension et son sentiment de culpabilité face au décès de sa mère, partie alors que la famille était en voyage à la plage. Le texte est porté par une belle poésie, alors qu’on vit le cheminement du deuil d’un enfant. Ce dernier, témoin de la tristesse de son père et l’insouciance de sa petite sœur qui est trop jeune pour comprendre, tentera d’abandonner l’école pour soutenir sa famille. J’ai terminé ma lecture les yeux plein d’eau. Coup de coeur!

* Finaliste du Prix TD de littérature canadienne pour l’enfance et la jeunesse

Positive

Résumé:

Simone est amoureuse de Miles et rêve de faire l’amour avec lui. Hélas, la jeune fille est séropositive de naissance. Elle est prête à lui avouer sa maladie, mais elle hésite, alors que ses pères lui recommandent la chasteté. Un mot trouvé dans son casier lui adresse un ultimatum. Si elle ne renonce pas au jeune homme, son secret sera dévoilé publiquement. Premier roman.

Lectorat cible : 13 ans et plus

Auteur : Camryn Garrett

Édition : Robert Laffont, 2021

ISBN : 9782221240274

Prix : 29,95$

Appréciation: Simone est une adolescente du secondaire et elle veut avoir une vie sexuelle. Je le dis crûment car c’est tout aussi crûment que Simone en parle dans le roman. C’est une personne réfléchie, empathique, qui vit bien avec sa séropositivité. Il faut dire que ces deux papas lui parlent de l’importance de bien vivre avec sa maladie, d’être responsable face à sa maladie. Depuis ses 13 ans, ils lui répètent sans cesse que l’abstinence est la seule manière d’être absolument sûre de ne pas transmettre le VIH. Sauf que même si Simone pense souvent à avoir des relations sexuelles récemment et elle a envie de franchir le pas, de pouvoir aimer quelqu’un comme tout le monde. Le point fort de ce roman, c’est assurément son côté lumineux et positif: Simone entretient des relations saines avec ses parents et ses amis. Pas de relations toxiques, pas de déprime, pas d’obstacles insurmontables auxquels il faut faire face. J’ai trouvé cela rafraîchissant de lire un roman jeunesse avec un personnage principal noir dans lequel la couleur de la peau ne soit pas posée comme un problème ou une source de souffrances. Point boni pour la peau foncée de Simone, car les personnages noirs au teint foncé ont aussi besoin de représentation positive. Vraiment excellent!

Camryn Garrett est une autrice noire américaine.

Birdy Melody

Résumé:Deux oiseaux amoureux et mélomanes préparent leur petit nid douillet pour l’arrivée d’un oeuf. Un jour, cette tranquillité est perturbée par l’arrivée d’un chat, qui s’attaque au futur père. L’oiselle est contrainte de quitter le cocon avec son oeuf sous l’aile. Son voyage est ponctué de rencontres musicales.

Lectorat cible : 6 ans et plus

Auteur : David Périmony

Édition : De la Gouttière, 2021

ISBN : 9782357960350

Prix : 27,95$

Appréciation: Cases quasiment vides, et pourtant, il y a énormément de mouvement dans les pages de cette bande dessinée sans texte: les personnages, dansent, courent, chantent, volent! Ce livre rend hommage aux sudistes symphonistes des studios Disney des années trente aux États-Unis. Les illustration sont faits de traits arrondis, presque liquides, avec beaucoup de mouvement. L’auteur reprend d’ailleurs certains codes de ces films muets de Disney, comme les personnages animaux anthropomorphes, portants des gants blancs, qui évoluent dans un environnement muet, mais non dénué de musique. Ce livre s’adresse autant aux adultes qu’aux enfants de 9 ans et plus. Birdy Melody, c’est l’histoire de ce petit oiseau qui va partir à la recherche de son compagnon qui a été enlevé par un chat. Son périple sera la fenêtre à travers laquelle l’auteur David Périmony nous fera voir le sud des États-Unis des années 30, avec son lot d’intolérance et de racisme. Birdy croisera notamment une jeune musicienne noire qui la sauvera de la noyade et avec qui elle découvrira la beauté de la musique d’orchestre à laquelle elle se joindra et qui lui fera penser à son compagnon perdu. Elle fera également la connaissance de suprémacistes blancs du KKK qui ici, refusent qu’on jouent de la musique - encore moins de la musique noire peut-on penser. J’ai bien ris lorsque le dragon se retrouva culottes exposés, la bouille à terre, et partant en courant à moitié nu, honteux. L’histoire peut sembler naïve de prime abord, mais une lecture approfondie révèle un récit touchant sur la liberté, la censure, l’amour et la manière dont la musique panse les plaies. Très beau!

Coup de coeur!

Lâche-moi!

Résumé: À 13 ans, Mayana, bien que très jolie, est complexée par sa demi-soeur Margaux, une élève très brillante qui capte tous les compliments. Quand Carl, le petit ami de cette dernière, lui propose de l’aider en maths, Mayana, flattée, accepte. Mais le jeune homme entreprend bientôt de la séduire et se fait de plus en plus pressant, allant jusqu’à la menacer.

Lectorat cible : 13 ans et plus

Autrice : Nacy Guilbert

Édition : Magnard jeunesse, 2021

ISBN : 9782210972612

Prix : 10,95$

Appréciation: Une belle petite surprise que ce roman court et efficace! Le texte est court et aéré, le récit est à la première personne et le personnage principal, Mayana, est authentique. J’ai attrapé ce livre à la va-vite, sans même lire le résumé de quatrième de couverture, et je l’ai dévoré en quelques minutes. Je ne m’attendais donc pas dû tout à découvrir une histoire d’harcèlement. Mayana est métisse, a quelques difficultés à l’école (rien de très grave, mais elle doit travailler fort pour maintenir de bonnes notes), alors que sa demi-soeur Margaux est blanche et a une facilité avec les matières les plus difficiles. Elles s’aiment comme des soeurs: beaucoup de jalousie, beaucoup de comparaison mutuelle, mais aussi beaucoup de soutien (la famille, c’est la famille!). Mayana considère sa meilleure amie, Astou, comme sa sœur de cœur et la décrit ainsi:

« Elle a un look d’enfer, Astou, avec ses tenues de ouf, ses énormes lunettes rouges, jaunes ou blanches et ses cheveux au naturel. Nappy. Libre. Surtout pas de lissage. Je l’admire. Est est trop forte. » (p.16)

Il y a quelques années, on aurait jamais pu lire un.e auteur.e blanc.he prendre la peine de s’attarder à l’importance des cheveux naturels pour les communautés noires, et encore moins l’inclure dans leurs récits. Merci à l’autrice Nancy Guilbert d’être une alliée! Ce roman s’adresse assurément à un public averti car il y a plusieurs scènes qui peuvent susciter des émotions fortes chez les lecteurs, notamment lorsque Carl (le beau gosse du lycée qui aide Mayana dans ses devoirs), l’embrasse sans consentement, l’incite à boire alors qu’ils ne sont pas majeurs, lui fait des attouchements, tente de la manipuler en lui disant qu’elle lui doit bien quelques contacts physiques (voire sexuels) puisqu’il l’a aidé à réviser, la harcèle, lui demande si elle est lesbienne car elle refuse ses avances, et utilise le détournement cognitif (« gaslighting ») pour la faire douter d’elle-même. Le récit devient oppressant, anxiogène très rapidement. Nancy Guilbert a une plume efficace et maîtrisée, tout en restant attrayante pour les jeunes. Recommandé! Contexte français.

La peau étoilée d’Anicée

Résumé: Anicée se sent prête à faire face à une nouvelle année scolaire, une nouvelle école et de nouvelles amitiés ! Avec l’aide d’une amie, elle trouvera une façon originale de dire à ses compagnons qu’elle ne tolérera plus les remarques en lien avec sa couleur de peau ou toutes ses autres caractéristiques physiques qui la rendent unique !

Lectorat cible: 6 à 9 ans

Autrice : Renée Wilkin & Annie Boulanger

Édition : Boumerang, 2021

ISBN : 9782897095277

Prix : 24,95$

Appréciation: La peau étoilée d’Anicée vise à encourager, dès l’enfance, la tolérance et le respect envers les différentes cultures. Peau foncée, métissée, pâle ou colorée. Cheveux bouclés, raides ou décoiffés. Voilà un bel album québécois sur ces questions incessantes que se font demander les personnes racisées en milieu minoritaire: « Tu viens d’où? », « Pourquoi ta peau est de cette couleur? », « Est-ce que je peux toucher tes cheveux? », « D’où vient ton nom de famille? » Le personnage principal, Anicée, est victime de railleries durant la récréation lors d’un match de soccer. Deux de ses camarades lui disent que ses cheveux ébouriffés couvriraient une grande surface du filet de but et que ses nombreux grains de beauté sauraient déconcentrer l’adversaire; elle devrait donc être gardienne de but. Blessée, Anicée se confiera à ses amis, puis à sa famille desquels elle obtiendra beaucoup de soutien. À la fin de l’histoire, les deux camarades qui ont eu des propos blessants s’excuseront auprès d’Anicée. 

J’ai particulièrement aimé l’angle adopté par l’autrice pour aborder la thématique de la différence: elle souligne que son amie Nadia et elle ont beaucoup en commun (elle sont toutes les deux nées au Canada, pourtant, on ne pose jamais de questions intrusive sur l’origine de Nadia qui pourtant est d’origine irlandaise). On soulève la question de qui est légitime dans la société et qui ne l’est pas. À découvrir!

Le nouveau

Résumé: Au début de sa septième année, Jordan Banks intègre une prestigieuse école privée d’un quartier riche de New York. Il ne se sent pas vraiment à sa place dans ce nouvel environnement. Non seulement il est nouveau, mais il est aussi l’un des seuls élèves noirs de tous les septième année. Jordan comprend vite que sa nouvelle vie sera semée d’embûches. Il va devoir être résilient pour rester fidèle à lui-même, à sa famille et à son quartier. Sera-t-il capable de jongler entre ces deux mondes très différents?

Lectorat cible : 10 ans et plus

Auteur : Jerry Craft

Édition : Scholastic, 2021

ISBN : 9781443191906

Prix : 16,99$

Appréciation: Il y a beaucoup de références à d’autres livres, à des films et à la culture populaire dans cette bande dessinée. J’ai adoré cet aspect. Les personnages semblent réels: justes, sans clichés et raccourcis racoleurs. La dynamique entre les parents de Jordan semble authentique et empreinte d’amour. Cette bande dessinée aborde le sujet du racisme avec réalisme et subtilité, de manière presque subversive. Il n’y a pas d’insultes lancées à tue-tête, mais plutôt des enseignants qui ne se rendent pas compte qu’ils mélangent les deux seuls étudiants noirs de l’école, des camarades de classe qui prennent pour acquis que les étudiants noirs ont forcément une bourse pour étudier dans une école privée, etc. Le livre aborde également les enjeux de charge raciale, comme lorsqu’on doit naviguer des environnements où on doit jongler entre être soi-même et ne pas déranger les Blancs par notre simple présence.

J’ai aimé la traduction canadienne plutôt qu’européenne: on parle d’école secondaire plutôt que de lycée et on nous épargne l’argot parisien. J’ai trouvé que les illustrations manquaient de sensibilité artistique et de relief. Le point fort de ce livre est sans l’ombre d’un doute le traitement du sujet. Pour les illustrations, rien de mémorable. À découvrir tout de même! À noter que les tomes 2 et 3 sont déjà disponibles en librairie.

Jerry Craft est un auteur noir américain.

Bébé antiraciste

Résumé: On ne naît pas bébé antiraciste, on le devient. Un bébé antiraciste est élevé pour faire évoluer la société. Apprenons-nous à être racistes ou antiracistes? Heureusement, il y beaucoup de choses que nous pouvons faire pour faire de l’équité une réalité.

Lectorat cible : 2 à 8 ans

Autrice : Ibram X. Kendi & Ashley Lukashevsky

Édition : Scholastic, 2021

ISBN : 9781443190800

Prix : 12,99$

Appréciation: J’ai un peu de mal à cerner à qui s’adresse ce livre. Le propos est très intéressant, juste et inspirant. Ce n’est pas le problème. Mais il s’agit d’un livre cartonné, un format qui s’adresse aux 2-3 ans et moins… J’ai l’impression pourtant que le contenu du livre s’adresse plutôt aux parents, voire aux enfants plus âgés. On peut y lire « Même si les personnes racisées sont souvent traitées différemment, « Nous sommes tous humains! » dit bébé antiraciste fièrement. » Je ne sais pas à quel point un poupon va comprendre le message ou encore avoir la capacité à tenir ce genre de discours. J’aurais tellement voulu que le livre format soit mieux adapté au lectorat, en privilégiant l’album, par exemple. Dommage! Parce que tout le reste est parfait: du texte aux mots savamment choisis, aux rimes qui se faufilent de pages en pages, aux illustrations très belles, à la qualité du livre-objet. Espérons une édition en format album au courant des prochains mois!

Ibram X Kendi est un auteur américain.

Lulu et Nelson (tome 2): Le royaume des lions

Résumé: Dans l’attente de la libération de son père Roberto, Lucia vit chez Mary, une militante. Accompagnée de son nouvel ami Nelson, elle part sur les traces des lions sans se soucier des dangers.

Lectorat cible : 9 ans et plus

Autrice : Jean-Marie Omont, Aurélie Neyret & Charlotte Girard

Édition : Soleil, 2021

ISBN : 9782302091382

Prix : 26,95$

Appréciation: Comme j’ai beaucoup aimé le premier tome de Lulu et Nelson, je me devais de lire la suite, d’autant plus que l’épilogue laissait déjà entrevoir une histoire vachement intéressante. Dans ce nouvel opus, on reprend le récit là où il nous avait laissé à la fin du premier tome, mais on passe vite à autre chose. Lulu a toujours dans la tête l’idée d’adopter un animal sauvage pour le faire travailler au cirque, mais on sent que des questionnements commencent lui faire douter du côté éthique de sa démarche. Et si elle ne parvenait pas à subvenir aux besoins de liberté du lionceau qu’elle a soigné? Nelson, de son côté, continue de jouer un rôle assez mineur, même si on sent poindre à l’horizon le début d’une relation plus complexe entre les deux personnages. Un nouveau venu, un esclave sud-africain à qui on a promis une réunion familiale, va vouloir déjouer les plans de Lulu. Au final, ce personnage aura un rôle plus important que Nelson dans ce tome. On retrouve la même qualité au niveau des illustrations et du scénario. Une bonne série de BD à lire dès 9 ans!