Résumé:Deux oiseaux amoureux et mélomanes préparent leur petit nid douillet pour l’arrivée d’un oeuf. Un jour, cette tranquillité est perturbée par l’arrivée d’un chat, qui s’attaque au futur père. L’oiselle est contrainte de quitter le cocon avec son oeuf sous l’aile. Son voyage est ponctué de rencontres musicales.
Appréciation: Cases quasiment vides, et pourtant, il y a énormément de mouvement dans les pages de cette bande dessinée sans texte: les personnages, dansent, courent, chantent, volent! Ce livre rend hommage aux sudistes symphonistes des studios Disney des années trente aux États-Unis. Les illustration sont faits de traits arrondis, presque liquides, avec beaucoup de mouvement. L’auteur reprend d’ailleurs certains codes de ces films muets de Disney, comme les personnages animaux anthropomorphes, portants des gants blancs, qui évoluent dans un environnement muet, mais non dénué de musique. Ce livre s’adresse autant aux adultes qu’aux enfants de 9 ans et plus. Birdy Melody, c’est l’histoire de ce petit oiseau qui va partir à la recherche de son compagnon qui a été enlevé par un chat. Son périple sera la fenêtre à travers laquelle l’auteur David Périmony nous fera voir le sud des États-Unis des années 30, avec son lot d’intolérance et de racisme. Birdy croisera notamment une jeune musicienne noire qui la sauvera de la noyade et avec qui elle découvrira la beauté de la musique d’orchestre à laquelle elle se joindra et qui lui fera penser à son compagnon perdu. Elle fera également la connaissance de suprémacistes blancs du KKK qui ici, refusent qu’on jouent de la musique - encore moins de la musique noire peut-on penser. J’ai bien ris lorsque le dragon se retrouva culottes exposés, la bouille à terre, et partant en courant à moitié nu, honteux. L’histoire peut sembler naïve de prime abord, mais une lecture approfondie révèle un récit touchant sur la liberté, la censure, l’amour et la manière dont la musique panse les plaies. Très beau!
Résumé: Au début de sa septième année, Jordan Banks intègre une prestigieuse école privée d’un quartier riche de New York. Il ne se sent pas vraiment à sa place dans ce nouvel environnement. Non seulement il est nouveau, mais il est aussi l’un des seuls élèves noirs de tous les septième année. Jordan comprend vite que sa nouvelle vie sera semée d’embûches. Il va devoir être résilient pour rester fidèle à lui-même, à sa famille et à son quartier. Sera-t-il capable de jongler entre ces deux mondes très différents?
Appréciation: Il y a beaucoup de références à d’autres livres, à des films et à la culture populaire dans cette bande dessinée. J’ai adoré cet aspect. Les personnages semblent réels: justes, sans clichés et raccourcis racoleurs. La dynamique entre les parents de Jordan semble authentique et empreinte d’amour. Cette bande dessinée aborde le sujet du racisme avec réalisme et subtilité, de manière presque subversive. Il n’y a pas d’insultes lancées à tue-tête, mais plutôt des enseignants qui ne se rendent pas compte qu’ils mélangent les deux seuls étudiants noirs de l’école, des camarades de classe qui prennent pour acquis que les étudiants noirs ont forcément une bourse pour étudier dans une école privée, etc. Le livre aborde également les enjeux de charge raciale, comme lorsqu’on doit naviguer des environnements où on doit jongler entre être soi-même et ne pas déranger les Blancs par notre simple présence.
J’ai aimé la traduction canadienne plutôt qu’européenne: on parle d’école secondaire plutôt que de lycée et on nous épargne l’argot parisien. J’ai trouvé que les illustrations manquaient de sensibilité artistique et de relief. Le point fort de ce livre est sans l’ombre d’un doute le traitement du sujet. Pour les illustrations, rien de mémorable. À découvrir tout de même! À noter que les tomes 2 et 3 sont déjà disponibles en librairie.
Résumé: Dans l’attente de la libération de son père Roberto, Lucia vit chez Mary, une militante. Accompagnée de son nouvel ami Nelson, elle part sur les traces des lions sans se soucier des dangers.
Lectorat cible : 9 ans et plus
Autrice : Jean-Marie Omont, Aurélie Neyret & Charlotte Girard
Appréciation: Comme j’ai beaucoup aimé le premier tome de Lulu et Nelson, je me devais de lire la suite, d’autant plus que l’épilogue laissait déjà entrevoir une histoire vachement intéressante. Dans ce nouvel opus, on reprend le récit là où il nous avait laissé à la fin du premier tome, mais on passe vite à autre chose. Lulu a toujours dans la tête l’idée d’adopter un animal sauvage pour le faire travailler au cirque, mais on sent que des questionnements commencent lui faire douter du côté éthique de sa démarche. Et si elle ne parvenait pas à subvenir aux besoins de liberté du lionceau qu’elle a soigné? Nelson, de son côté, continue de jouer un rôle assez mineur, même si on sent poindre à l’horizon le début d’une relation plus complexe entre les deux personnages. Un nouveau venu, un esclave sud-africain à qui on a promis une réunion familiale, va vouloir déjouer les plans de Lulu. Au final, ce personnage aura un rôle plus important que Nelson dans ce tome. On retrouve la même qualité au niveau des illustrations et du scénario. Une bonne série de BD à lire dès 9 ans!
Résumé: Sibu vit sur les rives du Zambèze. Elle est sans nouvelles de son père parti travailler sur le grand barrage de Kariba. Grâce à ses étranges pouvoirs qui la lient aux animaux de la région, elle décide de partir à sa recherche et de remonter le fleuve. Elle est accompagnée par Amedeo, le fils de l’ingénieur en chef de Kariba. Une sensibilisation à la protection de l’environnement.
Appréciation: Les enfants de cette bande dessinée apprendront à se connaître malgré leurs différences. Malgré des visages inexpressifs et un trait inégal, les dessins et couleurs apportent profondeur et lumière. Des scènes d’action et de conflits armés ponctuent le récit. Les transformations fantastiques de Siku se déploient de cases en cases lors de moments charnières du récit. Par le biais de ce récit fantastique, Daniel et James Clarke évoquent le déracinement des tribus dont les foyers et terres sont détruites par la construction de barrages. Cette fiction n’est pas sans rappeler le destin tragique de nombreux peuples dont le territoire est détruit par l’avidité de compagnies souhaitant exploiter les ressources qui s’y trouvent.
Appréciation : Dans Le vilain petit canard (ou presque), on réinvente ce conte traditionnel avec un garçon noir pour personnage principal nommé Omar Canard. Dans la cours de récréation, on se moque d’abord de son nouveau manteau imperméable tout neuf, jugé trop délicat pour un garçon. Puis, on se moque de son nom. Lorsqu’on lui propose une partie de soccer, Omar refuse car il préfère la danse. Ce sera une nouvelle raison de se moquer de lui. Heureusement, Omar trouvera un certain réconfort à l’idée d’aller regarder les cygnes danser sur le lac, et de danser avec elles. Sa maman l’encourage beaucoup dans sa passion pour la danse. À la fin de l’histoire, les camarades de classe d’Omar le verront danser sur le lac avec les cygnes et seront épatés par sa prestation. Il deviendra un héro et fera de la danse classique son métier.
J’ai bien aimé cette version du vilain petit canard, surtout le fait que sa couleur de peau ne soit pas l’une des raisons qu’on se moque de lui. Ce livre ravira les enfant en apprentissage de la lecture. Tous les dialogues sont dans des phylactères, ce qui facilite la lecture à deux: l’adulte lit le texte principal et l’enfant lit ce qui est écrit dans les bulles!
Résumé : New York a sombré depuis la transformation de tous les adultes en zombies au contact de terrifiants hybrides. Une petite bande d’enfants livrés à eux-mêmes tâche de survivre dans la ville désolée.
Appréciation : Je suis une amatrice de science-fiction et quand j’ai vu passer cette bande dessinée dans le rayon des nouveautés de mon libraire, j’ai tout de suite su qu’il fallait que je la lise. Et j’ai beaucoup aimé! On nous plonge dans un univers post-apocalyptique très sombre, avec des enfants qui tentent de survivre sans leurs parents depuis que les adultes sont atteint d’une curieuse condition les rendant légumes. L’univers créé par Betbeder et Dijef m’a rappelé celui du jeu vidéo Half-Life ou The last of us (deux excellents jeu d’horreur, soit dit en passant, quoique non appropriés pour les enfants).
Ce premier tome ne perd pas de temps à placer les personnages et le contexte dans un récit un peu vide comme c’est parfois le cas en bande dessinée jeunesse. Dès les premières pages, on est aspiré dans l’histoire avec des personnages qui ont déjà un passé un monde déjà à la dérive. Il s’en passe des choses dans ce premier tome! Tout n’est pas dit, on se pose beaucoup de questions, mais c’est justement cela qui ne garde en haleine. Comment le monde en est-il arrivé là ? Que sont ces créatures ? Que veulent-elles ? Peut-on vaincre ces monstruosités ? Comment les personnages vont-ils parvenir à survivre? Comment ont-ils survécu jusqu’ici?
L’un des personnages principaux est une jeune fille noire aux cheveux naturels dont le petit frère est albinos et doté de pouvoirs magiques. Sa mère est également assez présente dans le récit puisqu’elle tente de la garder près d’eux sous sédatifs le temps qu’elle trouve une manière de la ramener à son état normal et pour la protéger de la créature maléfique qui rôde et cible les adultes. Cette fillette s’appelle Dina, mais tout le monde l’appelle Vanille puisque lorsqu’elle était petite, sa mère lui faisait des « tresses afro qu’on appelle des vanilles » (appelés des twists chez nous) et le surnom est resté. C’est une forte tête et elle reste concentrée sur son but à atteindre: survivre, protéger son petit frère et garder sa famille ensemble. À la limite, elle n’a pas besoin des autres. Elle tient a garder sa mère près d’elle malgré ce qui se passe dans le monde. Elle a beaucoup de courage et a même sauvé la vie des autres personnages principaux. Débrouillarde et pleine de ressources, elle ne se laisse pas faire du tout! Le récit se termine par la capture de son petit frère par une créature maléfique. Elle est aussi touchée. Finalement, elle aura peut-être besoin des autres… À suivre dans le tome 2!
Cette BD se dévore d’un coup et elle plaira aux amateurs de sensations fortes et de récits d’horreur (oui, car il y a quand même quelques gouttes de sang et de coups de feu tirés). J’ai très, très hâte de lire la suite!
Cette histoire sans paroles suit cinq personnes qui laissent tout derrière elles pour quitter leur pays.
Parfois, les mots sont superflus car les images parlent d’elles-mêmes. Dans En vie, on suit le parcours de cinq personnages qui ont tout quitté pour entreprendre un long voyage vers des conditions de vie meilleures, dans un pays qu’ils ne connaissent pas. Chaque page constitue une planche titrée qui résume ce qui se passe dans les cases. Le récit est porteur d’espoir puisqu’à la fin, les réfugiés parviennent à s’installer en France.
En vie ne raconte pas seulement l’histoire de ces cinq personnages qui fuient la famine, la guerre, un mariage forcé ou le chômage, mais aussi l’histoire de milliers de personnes réelles qui décident de tout laisser derrière elles. Dans le dossier en postface, on mentionne bien que personne ne quitte son pays, sa famille et ses amis pour le plaisir. Le voyage est long et dangereux. Des familles sont séparées et il y a toujours le risque d’être renvoyé dans le pays qu’on a été contraint de fuir et de devoir tout recommencer.
Ce livre parle aussi de SOS méditerranée, une association française dont la vocation est de porter assistance à toute personne en détresse sur mer se trouvant dans le périmètre de son action, sans aucune discrimination. Les marins ont le devoir de porter assistance et d’aider les personnes qui risquent de se noyer, par exemple lorsqu’ils aperçoivent des migrants dont le bateau ne peut résister aux vagues.
Le livre est publié dans un contexte français et les statistiques fournies sont également françaises, ce qui n’est pas facile d’accès pour un petit québécois qui n’a jamais entendu parler de villes comme Saint-Lô, Carquefou, Concarneau ou Le Puy en Velay, ou encore qui ne saisit pas encore très bien la valeur de l’euro par rapport au dollar canadien. Malgré tout, cette BD, lorsqu’utilisée en parallèle avec d’autres livres sur les réfugiés, peut constituer une belle porte d’entrée vers des discussions sur la solidarité.
À noter que ce livre est la version adaptée au lectorat jeunesse d’une BD pour adulte du même titre. En vie est aussi un album caritatif : sur chaque album, 2,5€ sont reversés à SOS Méditerannée.
Pour vous procurer ce livre, cliquez sur le bouton ci-dessous:
En vie… AUTEUR(S) : Joub & Nicoby ÉDITION: KOMICS INITIATIVE, 2021 ISBN: 9782491374150 PRIX: 27,95$ 8 ANS et plus
Maureen et Francine sont sœurs jumelles et meilleures amies. Elles partagent tout : les loisirs, la nourriture et les vêtements. Mais juste avant le début de leur sixième année, les goûts de Francine changent. Soudainement, les jumelles ont de moins en moins d’intérêts communs. Elles grandissent en prenant des directions opposées, et Maureen ne peut rien y faire. Ces sœurs qui étaient inséparables réussiront-elles à se reconnecter?
Alerte d’intérêt général: Si vos enfants ont dévoré les romans graphiques de Raina Telgemeier, ils vont assurément adorer Sœurs jumelles. La recette est la même: une histoire réaliste du quotidien qui se déroule en milieu scolaire, des préadolescents comme personnages principaux, beaucoup d’émotions, un coup de crayon très cartoony au niveau des illustrations et un développement des personnages au niveau psychologique. D’ailleurs, l’auteur Varian Johnson remercie Raina Telgemeier pour les conseils qu’elle a partagé avec lui sur la rédaction et le procédé associés à la bande dessinée en postface. Je n’ai pas non plus manqué de remarquer le clin d’œil à la BD Souriez! de Raina Telgemeier en page 135!
Ce sont deux auteurs afro-américains qui ont écrit se livre et ça paraît. Tout est si normalisé et fluide, c’est très rafraîchissant! Ce que Maureen et sa sœur Francine font, ce qu’elles sont, est posé comme la norme, du moins durant ses moments passés en famille. Par exemple, on n’hésite pas à montrer diverses coiffures de cheveux naturels sans en faire un plat, on montre les jumelles dormir avec un bonnet et c’est normal, bref, elles vivent une vie de famille ordinaire. Je trouve cela très chouette de pouvoir lire ce genre d’histoire aujourd’hui. Évidemment, dans la sphère publique, elles seront à l’occasion victimes de racisme, parce que oui, le racisme existe toujours! 😦 Lors d’un après-midi entre amies au centre commercial, Maureen et ses deux copines noires entrent dans un magasin et trouvent un chandail que l’une d’elles aimerait essayer et acheter avec son argent de poche. Toutefois, aucun employé ne vient les voir pour leur offrir du service. Poliment, Nikki interpelle une vendeuse blanche qui préférera les faire patienter pour plutôt servir une nouvelle cliente, prenant pour acquis que les jeunes filles n’ont pas de pouvoir d’achat et ne méritent pas d’être servies. Heureusement, la nouvelle cliente dénoncera le comportement de la vendeuse et quittera le magasin. Les trois amies, bouleversées par ce qu’elles venaient de vivre, s’empresseront d’informer la mère de Nikki qui avait décidé de rester aux alentours pendant que les filles magasinaient. Dans le récit, on ne pourra pas lire le mot « discrimination » ou « micro-agression » ou « racisme », mais la scène est très clairement une référence à ce que vivent plusieurs jeunes noirs dans les centres commerciaux aux États-Unis et ailleurs.
Si le cœur vous en dit, vous pouvez lire cette bande dessinée en parallèle avec votre enfant pour pouvoir discuter de cette scène et de l’histoire dans sa globalité.
Maureen et Francine sont identiques. Du moins, physiquement. À la lecture, en cas de doute, je regardais leurs oreilles pour les différencier car Maureen, contrairement à sa sœur, ne porte pas de boucles d’oreilles! Cela dit, leur personnalité n’aurait pas pu être plus diamétralement opposées! Francine est timide et manque de confiance en elle, mais elle excelle à l’école. Francine est sociable et meurt d’envie de se distancier de sa sœur afin de découvrir qui elle est vraiment. Secrètement, elle jalouse Maureen qui semble exceller dans tout sans efforts, alors que cette dernière envie la sociabilité de sa sœur qu’elle perçoit aussi comme une bouée de sauvetage dans un monde parfois trop bruyant pour elle. Leur relation se dévoile lentement dans le récit et j’ai apprécié cette retenue de la part de l’auteur. C’est une excellente manière de maintenir l’intérêt du lecteur et de rendre les personnages plus réalistes. Maureen et Francine vivent avec leurs parents et ont aussi un demi-frère qui habite en appartement, mais qui agit comme modèle pour les jeunes filles.
Les personnages ont des personnalités bien définies et l’histoire est intéressante. Maureen et Francine apprendront beaucoup durant cette année scolaire particulière, cette année passée à la lisière de l’enfance et de l’adolescence. Entre conflits dans la fratrie, jalousie, prise de confiance en soi et désir d’indépendance, Francine et Maureen connaîtront des hauts et des bas, mais finiront par se réconcilier et se soutenir mutuellement. J’ai vraiment beaucoup, beaucoup aimé ce livre! J’ai été émue vers la fin. Sœurs jumelles est un livre à lire absolument!
Varian Johnson est auteur jeunesse. Il vit aux États-Unis.
Shannon Wright est une illustratrice noire américaine.
Soeurs jumelles AUTEUR(S): Varian Johnson & Shannon Wright ÉDITION: Scholastic, 2021 ISBN: 9781443187268 PRIX: 17,95$ 9 ANS ET PLUS
Les Lamas Joyeux sont toujours prêts et ils n’ont peur de rien. Leur mission du jour ? Empêcher leur copain Paolo d’être puni pour avoir oublié ses affaires de piscine. Pour ça, il suffit de s’infiltrer dans l’école, de piquer les affaires d’autres élèves, d’ouvrir les portes avec des cure-dents et surtout, de ne pas se faire attraper… Leur inventivité et leurs bêtises permettront-elles aux Lamas de mener à bien leur mission ?
Quand on pense « premières lectures », on pense rarement à la bande dessinée. Pourtant, il existe de plus en plus de BDs pour les lecteurs débutants qui offrent un niveau de lecture adapté aux enfants en apprentissage de la lecture. Dans Titus et les lamas joyeux, on a une histoire simple, des bulles faciles à lire et beaucoup d’illustrations. Titus, le personnage principal, est un garçon noir, le super chef des missions impossibles! C’est lui qui mène la bande et, même s’il a beaucoup d’imagination, ces idées ne sont pas toujours à recommander! On notera au passage que l’enseignante de classe et l’instructeur de natation sont également noirs. Un bon livre à découvrir, bien adapté au contexte scolaire également! Contexte français.
Titus et les lamas joyeux: Mission sac de piscine AUTEUR(S): Anne-gaëlle Balpe & Zoé Plane ÉDITION: Nathan, 2021 ISBN: 9782092594483 PRIX: 12,95$ 6 à 8 ANS
Francis est un adolescent comme les autres qui vit dans la petite ville de Providence. Avec son ami Howard, ils trainent et multiplient les ennuis. Mais l’arrivée d’Atonia, une mystérieuse jeune fille, semble tout bousculer. Quel est donc ce monstre qui l’obsède ? En quoi est-ce lié aux cultes anciens que son grand-père a étudiés ? Francis plonge peu à peu, au cœur du mystère…
Une histoire librement inspirée de L’Appel de Cthuluh, le chef-d’œuvre de H. P. Lovecraft, cette bande dessinée a tout pour plaire. Avec un design de personnages réaliste et « cartoony » à la fois, et des environnements détaillés, chaque planche offre un équilibre certain. Et pouvons-nous parler de Attonia Wilcox en particulier? Cette fille est tellement badass! Super design pour ses cheveux (vous savez comme c’est important pour moi que les personnages noirs aient des coiffures qui correspondent à leur identité): Un genre de mohawk vert fluo, rasé sur les côté, avec un long lock à la nuque. À 16 ans, j’aurais voulu avoir la même coupe! 😀
Mention spéciale aussi pour le graphisme et la palette de couleurs choisie: tantôt plus fade lors des séquences de notre réalité ennuyeuse, tantôt fluo et glauque à la fois lorsque les forces démoniaques apparaissent. La créature maléfique, gigantesque et tentaculaire, moitié seiche et moitié humanoïde donne froid dans le dos. Frissons assurés! D’ailleurs, les auteurs donnent au récit une montée en tension maîtrisée et un rythme soutenu. L’histoire fait vivre beaucoup d’émotions, avec une mise en bouche déjà assez intense, une succession de péripéties limite stressantes et un dénouement qui appelle une suite.
Bref, je conseille vivement aux jeunes préados et ados qui carburent aux histoires fantastiques qui font frissonner! Une belle rencontre avec l’univers de H. P. Lovecraft pour le lectorat jeunesse. Hâte de lire la suite! C’est drôle, je suis à nouveau agréablement surprise par la nouvelle qualité des éditions Jungle: une plus grande variété de récits, des personnages forts et un choix de bédéistes talentueux. Eh ben, dites donc, les éditions Jungle est à surveiller ces temps-ci…
Le cercle de providence, 1: L’appel AUTEUR(S): Sébastien Viozat & Anne-Catherine Ott ÉDITION: Jungle, 2020 ISBN: 9782822229869 PRIX: 26,95$ 14 ANS et plus