Positive

Résumé:

Simone est amoureuse de Miles et rêve de faire l’amour avec lui. Hélas, la jeune fille est séropositive de naissance. Elle est prête à lui avouer sa maladie, mais elle hésite, alors que ses pères lui recommandent la chasteté. Un mot trouvé dans son casier lui adresse un ultimatum. Si elle ne renonce pas au jeune homme, son secret sera dévoilé publiquement. Premier roman.

Lectorat cible : 13 ans et plus

Auteur : Camryn Garrett

Édition : Robert Laffont, 2021

ISBN : 9782221240274

Prix : 29,95$

Appréciation: Simone est une adolescente du secondaire et elle veut avoir une vie sexuelle. Je le dis crûment car c’est tout aussi crûment que Simone en parle dans le roman. C’est une personne réfléchie, empathique, qui vit bien avec sa séropositivité. Il faut dire que ces deux papas lui parlent de l’importance de bien vivre avec sa maladie, d’être responsable face à sa maladie. Depuis ses 13 ans, ils lui répètent sans cesse que l’abstinence est la seule manière d’être absolument sûre de ne pas transmettre le VIH. Sauf que même si Simone pense souvent à avoir des relations sexuelles récemment et elle a envie de franchir le pas, de pouvoir aimer quelqu’un comme tout le monde. Le point fort de ce roman, c’est assurément son côté lumineux et positif: Simone entretient des relations saines avec ses parents et ses amis. Pas de relations toxiques, pas de déprime, pas d’obstacles insurmontables auxquels il faut faire face. J’ai trouvé cela rafraîchissant de lire un roman jeunesse avec un personnage principal noir dans lequel la couleur de la peau ne soit pas posée comme un problème ou une source de souffrances. Point boni pour la peau foncée de Simone, car les personnages noirs au teint foncé ont aussi besoin de représentation positive. Vraiment excellent!

Camryn Garrett est une autrice noire américaine.

Lâche-moi!

Résumé: À 13 ans, Mayana, bien que très jolie, est complexée par sa demi-soeur Margaux, une élève très brillante qui capte tous les compliments. Quand Carl, le petit ami de cette dernière, lui propose de l’aider en maths, Mayana, flattée, accepte. Mais le jeune homme entreprend bientôt de la séduire et se fait de plus en plus pressant, allant jusqu’à la menacer.

Lectorat cible : 13 ans et plus

Autrice : Nacy Guilbert

Édition : Magnard jeunesse, 2021

ISBN : 9782210972612

Prix : 10,95$

Appréciation: Une belle petite surprise que ce roman court et efficace! Le texte est court et aéré, le récit est à la première personne et le personnage principal, Mayana, est authentique. J’ai attrapé ce livre à la va-vite, sans même lire le résumé de quatrième de couverture, et je l’ai dévoré en quelques minutes. Je ne m’attendais donc pas dû tout à découvrir une histoire d’harcèlement. Mayana est métisse, a quelques difficultés à l’école (rien de très grave, mais elle doit travailler fort pour maintenir de bonnes notes), alors que sa demi-soeur Margaux est blanche et a une facilité avec les matières les plus difficiles. Elles s’aiment comme des soeurs: beaucoup de jalousie, beaucoup de comparaison mutuelle, mais aussi beaucoup de soutien (la famille, c’est la famille!). Mayana considère sa meilleure amie, Astou, comme sa sœur de cœur et la décrit ainsi:

« Elle a un look d’enfer, Astou, avec ses tenues de ouf, ses énormes lunettes rouges, jaunes ou blanches et ses cheveux au naturel. Nappy. Libre. Surtout pas de lissage. Je l’admire. Est est trop forte. » (p.16)

Il y a quelques années, on aurait jamais pu lire un.e auteur.e blanc.he prendre la peine de s’attarder à l’importance des cheveux naturels pour les communautés noires, et encore moins l’inclure dans leurs récits. Merci à l’autrice Nancy Guilbert d’être une alliée! Ce roman s’adresse assurément à un public averti car il y a plusieurs scènes qui peuvent susciter des émotions fortes chez les lecteurs, notamment lorsque Carl (le beau gosse du lycée qui aide Mayana dans ses devoirs), l’embrasse sans consentement, l’incite à boire alors qu’ils ne sont pas majeurs, lui fait des attouchements, tente de la manipuler en lui disant qu’elle lui doit bien quelques contacts physiques (voire sexuels) puisqu’il l’a aidé à réviser, la harcèle, lui demande si elle est lesbienne car elle refuse ses avances, et utilise le détournement cognitif (« gaslighting ») pour la faire douter d’elle-même. Le récit devient oppressant, anxiogène très rapidement. Nancy Guilbert a une plume efficace et maîtrisée, tout en restant attrayante pour les jeunes. Recommandé! Contexte français.

Le nouveau

Résumé: Au début de sa septième année, Jordan Banks intègre une prestigieuse école privée d’un quartier riche de New York. Il ne se sent pas vraiment à sa place dans ce nouvel environnement. Non seulement il est nouveau, mais il est aussi l’un des seuls élèves noirs de tous les septième année. Jordan comprend vite que sa nouvelle vie sera semée d’embûches. Il va devoir être résilient pour rester fidèle à lui-même, à sa famille et à son quartier. Sera-t-il capable de jongler entre ces deux mondes très différents?

Lectorat cible : 10 ans et plus

Auteur : Jerry Craft

Édition : Scholastic, 2021

ISBN : 9781443191906

Prix : 16,99$

Appréciation: Il y a beaucoup de références à d’autres livres, à des films et à la culture populaire dans cette bande dessinée. J’ai adoré cet aspect. Les personnages semblent réels: justes, sans clichés et raccourcis racoleurs. La dynamique entre les parents de Jordan semble authentique et empreinte d’amour. Cette bande dessinée aborde le sujet du racisme avec réalisme et subtilité, de manière presque subversive. Il n’y a pas d’insultes lancées à tue-tête, mais plutôt des enseignants qui ne se rendent pas compte qu’ils mélangent les deux seuls étudiants noirs de l’école, des camarades de classe qui prennent pour acquis que les étudiants noirs ont forcément une bourse pour étudier dans une école privée, etc. Le livre aborde également les enjeux de charge raciale, comme lorsqu’on doit naviguer des environnements où on doit jongler entre être soi-même et ne pas déranger les Blancs par notre simple présence.

J’ai aimé la traduction canadienne plutôt qu’européenne: on parle d’école secondaire plutôt que de lycée et on nous épargne l’argot parisien. J’ai trouvé que les illustrations manquaient de sensibilité artistique et de relief. Le point fort de ce livre est sans l’ombre d’un doute le traitement du sujet. Pour les illustrations, rien de mémorable. À découvrir tout de même! À noter que les tomes 2 et 3 sont déjà disponibles en librairie.

Jerry Craft est un auteur noir américain.

Entre chiens et loups (tome 5) : Entre les lignes

Résumé: Imaginez un monde où tout est noir ou blanc. Où ce qui est puissant est noir est riche, puissant et dominant. Où ce qui est blanc est pauvre, opprimé et méprisé. Tobey Durbridge est le premier chef de gouvernement blanc. Et, quand il est accusé de meurtre, il se tourne vers celle qu’il a aimée plus que tout, Callie Rose Hadley.

Lectorat cible : 13 ans et plus

Autrice : Malorie Blackman

Édition : Milan, 2021

ISBN : 9782408023355

Prix : 27,95$

Appréciation: J’étais impatiente de retrouver Sephy, Callie, Tobey et Troy après avoir dévoré les quatre premiers tomes de la série Entre chiens et loups à l’adolescence. L’autrice Malorie Blackman a eu l’envie de faire revivre cette série après les élections présidentielles américaines de 2016 et le référendum sur le Brexit qui ont démontré combien la politique de la peur et de la division peut être puissante. Dans Entre lignes, on rencontre une nouvelle génération de Nihils et de Primas. J’aurais aimé que l’histoire explicite davantage ce qui a changé en 20 ans: la vie des Nihils s’est-elle améliorée? La société est-elle plus inclusive? Moins divisée? Or, le récit s’attarde plutôt aux relations interpersonnelles de ses personnages principaux. C’est d’avantage un récit familial qu’une critique du racisme dans la société, comme cela a été le cas dans les précédents tomes. Cela dit, ce roman vaut tout de même la peine d’être lu. L’histoire est plus mature, peut-être plus aboutie que ses prédécesseurs, et les grands ados et jeunes adultes y trouveront assurément leur compte. Je vais sans l’ombre d’un doute poursuivre la série car oui, on sait déjà qu’il y aura un tome 6!

Malorie Blackman est une autrice noire américaine.

Slay

Résumé: Kiera Johnson est une élève afro-américaine exemplaire, tutrice en mathématiques et l’une des rares lycéennes noires à être membre de l’Académie Jefferson. Personne ne sait qu’elle a conçu le très populaire RPG Slay, dédié aux joueurs afro-descendants, pas même Malcom, son petit ami blanc. Un jour, un adolescent est assassiné à cause du jeu. C’est le début des ennuis pour Kiera.

Lectorat cible : 13 ans et plus

Autrice : Brittney Morris

Édition : Akata, 2022

ISBN : 9782382122211

Prix : 31,95$

Appréciation: Si votre ado aime les récits réalistes sur fond d’amitié et de vie à l’école, ainsi que les jeux vidéo, alors Slay est le roman qu’il lui faut lire. Le récit est bien écrit et on ne se lasse jamais de suivre Kiera dans son quotidien. L’autrice Brittney Morris a créé ce personnage pour se reconcillier avec ses expériences en tant que fille noire, et elle a réalisé que le peuple noir mérite toute la grandeur que nos ancêtres ont imaginée pour nous. Une histoire inspirante pour les jeunes gameuses qui peinent à voir un reflet d’elles-mêmes dans l’offre actuelle de jeux vidéo. Du bonbon.

Brittney Morris est une autrice noire américaine.

Il court! Jesse Owens, un dieu du stade chez les nazis

Résumé: Illustré de photos d’époque et d’aquarelles, ce roman retrace le destin de Jesse Owens, sa jeunesse dans les Etats-Unis rongés par la ségrégation et ses exploits aux JO de 1936, à Berlin, sous le régime nazi. Avec, en fin d’ouvrage, une courte biographie de l’athlète et des informations sur la ségrégation raciale aux Etats-Unis.

Lectorat cible : 10 ans et plus

Auteurs : Cécile Alix & Bruno Pilorget

Édition : L’Élan vert, 2022

ISBN : 9782844556806

Prix : 23,95$

Appréciation : La qualité de l’écriture et le mélange d’illustrations sobres et de photographies d’archives font de ce livre un magnifique objet très agréable à lire. L’autrice fait du lecteur un ami de Jesse Owens et ce dernier n’aura aucun mal à s’attacher à lui. Colère, tristesse, admiration… on passe par une foule d’émotions à la lecture de ce roman de docu-fiction racontant la vie de celui qui a couru aux jeux olympiques devant les Nazis et a battu des records du monde. J’ai eu un grand coup de cœur pour ce livre et il faut absolument que vous le lisiez!

Vous aimerez peut-être: Invaincus ou I have a deam : 52 icônes noires qui ont marqué l’histoire.

Les filles de la chance

Résumé: À Arketta, on appelle filles de la chance les enfants vendues à la maison de bienvenue et emprisonnées comme des animaux. Aster, Violette, Tanny, Mauve et Clémentine n’ont d’autre choix que de fuir après que l’une d’entre elles tue accidentellement un homme.

Lectorat cible : 13 ans et plus

Autrice : Charlotte Nicole Davis

Édition : Albin Michel, 2021

ISBN : 9782226435071

Prix : 29,95$

Appréciation: Un roman d’apprentissage avec beaucoup d’action: voilà ce à quoi les lecteurs du roman Les filles de la chance peuvent s’attendre. À noter cependant que ce « page-turner » s’adresse surtout à un lectorat averti: le roman s’ouvre sur une scène de tentative de viol suivi d’un meurtre. L’héroïne, de par sa fougue et son caractère bouillonnant, plaira autant aux lectrices qu’aux lecteurs. L’histoire se passe dans un genre de western fantastique où les armes, les chevaux, les règlements de compte et la magie ne sont jamais bien loin. On ne peut pas passer à côté du sous-texte féministe: les personnages principaux sont des femmes indépendantes qui n’ont pas besoin des hommes et qui n’hésitent pas à les pourchasser pour se venger. On ressort de ce roman bouleversé, diverti et un brin agité: le climat anxiogène créé par Charlotte Nicole Davis ne laissera personne indifférent.

Charlotte Nicole Davis vit au États-Unis. Les filles de la chance est son premier roman.

Vous aimerez peut-être: Les maîtres enlumineurs, L’enceinte 9 et La fille des manifs, trop excellents romans pour les adolescents et jeunes adultes.

Kariba

Résumé: Sibu vit sur les rives du Zambèze. Elle est sans nouvelles de son père parti travailler sur le grand barrage de Kariba. Grâce à ses étranges pouvoirs qui la lient aux animaux de la région, elle décide de partir à sa recherche et de remonter le fleuve. Elle est accompagnée par Amedeo, le fils de l’ingénieur en chef de Kariba. Une sensibilisation à la protection de l’environnement.

Lectorat cible : 9 à 13 ans

Autrice : Daniel Clarke & James Clarke

Édition : Vents d’ouest, 2020

ISBN : 9782344040546

Prix : 32,95$

Appréciation: Les enfants de cette bande dessinée apprendront à se connaître malgré leurs différences. Malgré des visages inexpressifs et un trait inégal, les dessins et couleurs apportent profondeur et lumière. Des scènes d’action et de conflits armés ponctuent le récit. Les transformations fantastiques de Siku se déploient de cases en cases lors de moments charnières du récit. Par le biais de ce récit fantastique, Daniel et James Clarke évoquent le déracinement des tribus dont les foyers et terres sont détruites par la construction de barrages. Cette fiction n’est pas sans rappeler le destin tragique de nombreux peuples dont le territoire est détruit par l’avidité de compagnies souhaitant exploiter les ressources qui s’y trouvent.

Vous aimerez peut-être: Les bandes dessinées Lulu et Nelson, En vie et Les esclaves de Cumana.

Martin Luther King: Un rêve d’égalité

Résumé : L’Américain Martin Luther King est le plus célèbre personnage de la lutte non violente pour les droits et l’égalité des Noirs dans la société américaine. Il a reçu le prix Nobel de la paix en 1964.

Lectorat cible : 8 à 12 ans

Autrices : Anastassia Elias, Elsa Paris & Anne Blanchard

Édition : À dos d’âne, 2019

ISBN : 9782376060826

Prix : 15,95$

Appréciation : Voici un petit livre d’à peine une soixantaine de pages sur la vie du pasteur américain qui a lutté de façon non violente pour les droits civiques des noirs américains aux États-Unis. Environ la moitié du livre - qui tient sur une main - s’intéresse à la vie de Martin Luther King. Puis, un vaste dossier documentaire offre davantage de contexte à cette courte biographie: quelques repères historiques, un chapitre sur l’histoire américaine de l’esclavage à la guerre de sécession, la ségrégation, le Ku Klux Klan, le mouvement des droits civiques, ainsi que les répercussions et les limites de l’engagement de Martin Luther King. On aborde aussi le rôle historique de figures emblématiques telles que Malcolm X, Barack Obama, Rosa Parks et Ruby Bridges. À découvrir!

Vous aimerez peut-être : Dans la même collection, il y a Aimé Césaire: . Un volcan nommé poésie. Essayez aussi De petit à grand: Jean-Michel Basquiat et Les grandes vies: Maya Angelou.

Sur le vif

Résumé : Emoni, 17 ans, rêve de devenir cheffe dans un restaurant. Mais elle a aussi une petite fille de 2 ans, des cours au lycée et travaille le soir pour aider sa grand-mère à payer ses factures. Convaincue qu’elle ne pourra jamais réaliser son projet, l’ouverture dans son lycée d’un nouveau cours d’arts culinaires pourrait toutefois lui donner l’opportunité de montrer ses talents.

Lectorat cible : 13 ans et plus

Autrice : Elizabeth Acevedo

Édition : Nathan, 2021

ISBN : 9782092593981

Prix : 29,95$

Appréciation : J’ai fait l’erreur de lire ce roman sur le chemin du retour après le travail, alors qu’il me tardait de rentrer pour souper dans le confort de mon chez-moi. Erreur et naïveté! Car Sur le vif met l’eau à la bouche avec ses descriptions alléchantes de plats et de saveurs. J’ai adoré! Elizabeth Acevedo a encore une fois (après Signé Poète X) créé un personnage féminin fort, afro-latina, qui se développe et trouve sa voie dans la vie. J’ai aimé suivre Emoni dans son parcours vers l’atteinte de ses rêves, et j’ai admiré sa force de caractère et sa résilience. Emoni doit naviguer dans le monde en tant que femme, en tant que mère-adolescente, en tant que latina, et en voulant percer dans un milieu traditionnellement masculin. Elle aura la force de terminer ses études normalement malgré la naissance de sa fille, elle aura la force d’élever sa fille malgré ses relations tendues avec le père de cette dernière, et elle aura l’envie de suivre sa passion plutôt qu’une voie plus « facile » qui lui apportera plus de stabilité.

À propos de son identité afro-latina, on peut lire plusieurs passage où Emoni nous livre ses réflexions sur le racisme ordinaire qu’elle subit ou encore les difficultés rencontrées à cause de la couleur de sa peau, par exemple lorsqu’elle dit fièrement à une passante que ce bébé est le sien:

« Le sourire s’efface du visage de la dame mais le mien reste fermement en place. J’ai déjà rencontré des femmes de ce genre. Le genre à avoir des idées très strictes sur ce qui rend certaines personnes respectables. Le genre à prendre un air constipé en entendant que Babygirl est ma fille, mais qui aurait de l’empathie si elle était un peu plus pâle. Le genre à voir les cheveux multicolore d’Angelica [son amie lesbienne] et à la traiter de racaille en douce, mais à trouver charmante et créative une ado blanche avec des tresses violettes. Le genre à couper un stéréotype en deux, et à en garder la moitié pour les jeunes Blancs et la moitié pour les jeunes Noirs. Et peut-être que je la caricature, moi aussi. À m’imaginer que je sais très bien quel genre de femme elle est, juste parce qu’il y a des femmes comme ça qui nous donnent de la haine, à moi, à Angelica, à toutes les filles noires ou basanées du quartier, qui remuent la tête et font tss, tss, en nous voyant passer, qui nous rappellent qu’on n’est pas les bienvenues de leur côté de la ville, de leur côté du bus, de leur côté du monde. » (p.380-381).

Emoni jongle avec sa double identité (Noire et Latina) avec l’aisance d’une personne à qui on a demandé depuis toujours de quelle race elle est. Sa grand-mère se revendique noire, même si ces traits sont plutôt typés espagnols et qu’elle parle mieux l’espagnol que l’anglais. Son père ne manque pas une occasion pour lui parler de l’histoire de son île, Porto Rico, et de l’impact négatif qu’a eu la colonisation sur son peuple. Et comme Emoni le dit si bien, « c’est pas parce qu’être noir, chez nous, ça vient avec de la bomba et du mofongo, que ça compte pas. » (p.75) Un livre excellent que vous devez lire si vous voulez vous plonger d’une histoire réfléchie pleine d’espoir.

À propos de l’autrice : Elizabeth Acevedo est une autrice, poète et slameuse dominicaine-américaine. Elle écrit des romans pour adolescents et jeunes adultes. Elle est née de parents dominicains et a grandi à New York, aux États-Unis. Elle s’identifie comme afro-latina et enseigne au secondaire.

Vous aimerez peut-être : De la même autrice, il y a Signé poète X. Essayez aussi Je ne meurs pas avec toi ce soir et La fille des manifs.