Puis-je rejoindre votre club?

Puis-je rejoindre votre clubUn canard cherche à devenir membre de clubs dont les membres ont toujours quelque chose à lui reprocher, comme par exemple de ne pas savoir barrir. L’enfant est invité à s’identifier aux personnages et à faire le rapprochement avec des situations vécues. Sur la peur de se sentir rejeté, le respect de l’autre et l’acceptation des différences.

Ce bel album pour la petite enfance fait non seulement l’éloge de la différence et de l’acceptation des autres, mais il permet aussi de se questionner sur les inconvénients de ne fréquenter que des personnes qui nous ressemblent. Un club d’éléphants où seuls les éléphants ayant une excellente mémoire peuvent se joindre, quel intérêt? Et si on est un éléphant distrait, que faire?

L’album aborde aussi l’acceptation de soi, car lorsque le petit canard tentera de rejoindre le « club des lions » en se camouflant sous une crinière afin de mieux passer inaperçu, il sera quand même rejeté car il ne sait pas rugir. J’ai beaucoup aimé cet album, que j’exploiterai sans l’ombre d’un doute lors de l’heure du conte à ma bibliothèque et que je recommanderai assurément aux enseignants du primaire. À lire de toute urgence!

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Ma vie sur MarsBouton acheter petit
AUTEUR(S) : John Kelly & Steph Laberis
ÉDITION: Thomas jeunesse, 2017
ISBN: 9782354813925
Prix: 24,95$
3 à 6 ans

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Vous aimerez peut-être Un mouton au pays des cochons, L’ours brun qui voulait être blanc, ou Interdit aux éléphants, trois albums jeunesse sur l’acceptation des différences.

Un mouton au pays des cochons     ours-brun-qui-voulait-etre-blanc    Interdit aux éléphants

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Cherche remplaçant: Doit aimer les livres

Le père de Sophia change de travail et ne peut plus faire la lecture à l’heure du conte. Alors la petite fille entreprend sur-le-champ de recruter un remplaçant et voit avec ravissement se présenter les personnages de ses contes préférés. Mais la Belle au bois dormant ne parvient pas à rester éveillée, le Bonhomme de pain d’épice lui vole son livre et Blanche Neige amène les sept nains. Sophia persévère dans sa recherche, mais elle est vite découragée. Va-t-elle devoir abandonner l’heure du conte pour toujours?

Au niveau de la représentation, on est en présence d’une petite fille noire aux cheveux naturellement crépus et au teint foncé. Ce n’est pas anodin car si les personnages noirs sont extrêmement minoritaires en littérature jeunesse, lorsqu’ils sont présents, ce sont généralement des personnages aux teint brun plutôt que marron qui sont privilégiées, ce qui invisibilise une partie des personnes afrodescendantes. J’ai été très heureuse de constater que non seulement le personnage principal de cet album ait un prénom (Sophia!), mais que son papa soit aussi présent dans sa vie. Il lui lit des histoires tous les soirs et même lorsqu’il décroche un nouvel emploi et est moins présent pour sa fille, il finira par trouver quelques minutes pour maintenir leur traditionnelle histoire du soir. Cherche remplaçant: Doit aimer les livres est un joli album pour l’heure du coucher ou tout autre moment, qui met en lumière le lien unique existant entre un père et sa fille. Bref, niveau représentation, rien à redire, cet album est fantastique!

Au niveau du récit, le texte est drôle et touchant, mais s’efface parfois pour laisser les illustrations raconter certains passages. Ainsi, les illustrations participent autant que le texte à faire avancer le récit; l’un ne peut exister sans l’autre, à défaut de perdre des informations nécessaires à la compréhension de l’histoire. La prémisse est intéressante (le papa qui n’a plus le temps de faire la lecture du soir et l’enfant qui entreprend de trouver quelqu’un d’autre), mais j’ai trouvé que l’idée a été poussée un peu trop loin à certains moments. Que les postulants soient des personnages de contes, c’est amusant. Mais qu’une fillette d’âge préscolaire rédige seule une offre d’emploi, c’est un peu trop improbable. J’ai trouvé qu’à ce niveau-là, l’auteur cherchait davantage à faire sourire les parents que de rejoindre les enfants. Qu’à cela ne tienne, Cherche remplaçant: Doit aimer les livres est un album humoristique et sympa qui vous plaira sûrement autant qu’à votre enfant.

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Cherche remplaçant: Doit aimer les livres
AUTEUR(S): Janet Sumner Johnson & Courtney Dawson
ÉDITION: Scholastic, 2020
ISBN: 9781443181945
PRIX: 11,99$
3 à 5 ans

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Vous aimerez peut-être Un jour, tu découvrirais…, Passe le ballon Blanche-Neige!, ou encore Comment ne pas se faire manger par les ours.

Papa geek

Vos petits vélociraptors ne veulent pas prendre leur bain ? Vos gremlins s’ennuient un jour de pluie ? Vos Hobbits sont hors de contrôle ? Qui appelle-t-on ? Papa Geek ! Cet ouvrage propose aux pères des idées pour s’amuser avec leurs enfants, sur le thème des gadgets technologiques et des cultures de l’imaginaire (cinéma, bande dessinée, jeux vidéos).

Il y a dans ce petit livre carré 30 mises en scène drôles et tendres, bourrées de références à la pop culture, comme Jurassic Park, Le seigneur des anneaux, Harry Potter, E.T ou Aliens. Le texte qui rime accompagne des illustrations qui montrent que les papas sont des geeks comme les autres. Une belle ôde aux papas qui jouent, rient, font des niaiseries et s’amusent avec leurs enfants. 

Je crois que les références à la culture geek passeront inaperçus au lectorat cible (la petite enfance), mais fera assurément sourire les papas lecteurs qui s’y reconnaîtront ou reconnaîtront leur film préféré.

Les papas illustrées dans le livre sont de diverses origines, et quelques uns sont racisés.

Papa geek 2
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Papa geek
AUTEUR(S)
 : Thomas Olivri & Andry Rajoelina
ÉDITION: Huginn & Muninn, 2016
ISBN: 9782364804388
PRIX: 17,95$
À PARTIR DE 4 ANS

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Vous aimerez peut-être Les courses avec papa, ou encore J’adore être papa, deux albums jeunesse sur les papas.

Ma vie sur Mars

ma vie sur mars auzouJade, 10 ans, vit avec sa maman et ses 25 robots. Son ami Nils, quant à lui, préfère les animaux. Ensemble, ils tâchent de s’occuper pendant ces longues semaines à voyager dans l’espace à bord d’un petit vaisseau spatial qui fait route vers la planète Mars.

La collection « Pas à pas » chez Auzou me plait beaucoup en général. Les histoires y sont intéressantes et variées. Dans Ma vie sur Mars, on suit le destin de deux enfants appelés à peupler la planète Mars. Le récit est assez court et le livre ne fait qu’une soixantaine de pages. Nils, l’un des deux personnages principaux, est un garçon au teint foncé, aux cheveux crépus et aux yeux verts (c’est du moins de cette manière qu’il est illustré dans le livre). J’ai trouvé étrange qu’à deux reprises dans le récit, on mentionne qu’il devient « tellement pâle qu’il ressemble à une endive » (p.8) et qu’il est « très pâle » (p.28). Bizarre… Ça arrive de temps en temps en littérature jeunesse: des illustrations sensées mettre en images le récit utilisent des personnages racisés (ou l’inverse) alors que cela ne concorde pas avec l’identité du personnage, ce qui donne lieu a des coquilles malheureuses. Dommage.

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Ma vie sur MarsBouton acheter petit
AUTEUR(S) : Sylvie Baussier, Pascale Perrier & Antoine Brivet
ÉDITION: Auzou, 2020
ISBN: 9782733877326
Prix: 9,95$
7 ans et plus

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Vous aimerez peut-être Les p’tites créatrices: le défi de Yoli, aussi publié aux éditions Auzou. Essayez aussi Princesse Rosa et le mystère de la baleine.

defi-de-yoli-creatrices      princesse rosa

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La science est dans… l’œuf

La science est dans l'oeuf NathanPourquoi l’œuf flotte-t-il quand il est vieux ? La mayonnaise est-elle une émulsion ? Quel principe permet de faire des œufs en neige ? Comment faire rebondir un œuf sans le casser ?… 10 expériences faciles et étonnantes pour découvrir de grands principes scientifiques grâce à… un œuf !

Plusieurs personnages racisés sont illustrés dans ce livre documentaire pour la jeunesse. Déjà en page couverture, mais aussi régulièrement au fil des pages. En fait, sur les 29 pages, une seul ne contient aucun personnage racisé. C’est très bien!

Dès les première pages, le lecteur fait la connaissance avec son œuf, notamment en tentant de le décrire par sa forme, sa couleur, sa texture et son poids. Il y a une foule d’information à découvrir dans le livre, notamment que la couleur des œufs varie selon les races des poules et ce qu’elles mangent. Les explications sont très claires: les auteurs réussissent à simplifier la poussée d’Archimède, la force d’inertie, les états de la matière ou la dissolution du calcaire par un acide afin que ces concepts soient compréhensibles pour les petits d’âge pré-scolaire. Ainsi, chaque double page aborde un concept scientifique à expérimenter à la maison. J’ai adoré! Points bonus pour les pages de garde avec les petits œufs qui sourient! Très mignon!

 

La science est dans l'oeuf nathan 2

 

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La science est dans l’œufBouton acheter petit
AUTEUR(S) : Cécile Jugla & Jack Guichard
ÉDITION: Nathan, 2019
ISBN: 9782092587942
Prix: 12,95$
4 ANS ET PLUS

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Vous aimerez peut-être Le chocolat un documentaire pour tout savoir sur cet aliment. Essayez aussi La cuisine créole et africaine des p’tits cuistots.

le chocolat ricochet    La cuisine créole et africaine des p'tits cuistots

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Comment transformer une banane en vélo

Afin d’être la meilleure version de soi-même, à la fois pour les autres que pour la planète, Comment transformer une banane en vélo propose une fable sur l’entraide entre voisins et l’échange de biens selon leur valeur insoupçonnée. Car pour le jardinier en sueur, une crème glacée vaut bien plus qu’une vieille tondeuse! Menée par la témérité des enfants, cette fable prouve qu’il est possible de changer de vieilles habitudes et de faire une différence dans son entourage. L’oeuvre fait la promotion de la transition écologique, d’une société zéro déchet et des mouvements citoyens.

Trouver un album illustré dans lequel les personnages ne sont pas tous blancs est tellement rafraîchissant! Dans Comment transformer une banane à vélo en particulier, l’illustratrice Ravy Puth a utilisé de magnifique couleurs pour la peau des personnages: marron riche, beige-foncé, jaune enflammé, brun-rougeâtre, beige-rosé, etc. Ainsi, chaque personnage a une couleur de peau différente, incorporant divers degrés de rouge, de brun, de jaune, de rose, de rouge ou d’orangé. Cela m’a fait pensé à la fantastique série de portraits d’Angelica Dass qui capture la pluralité des teintes de peaux et l’absurdité de la classification raciale en une poignée de catégories restrictives qui, au final, ne veulent rien dire puisque des personnes de races différentes se retrouvent à être de la même couleur de peau. Bref, les personnages de cet album ont des traits très diversifiés: des cheveux droits ou bouclés et des yeux ronds, longs ou petits. Au delà de la couleur de peau des personnages, le style d’illustration m’a également beaucoup plu! Quel beau choix de couleurs pour les paysages! L’illustratrice a vraiment créer des textures intéressantes dans les nuages, le gazon et les tissus.

Le texte est charmant et la répétition le rend très agréable à raconter à voix haute. J’ai aimé la manière dont le couple du bout de la rue est décrit: « L’horrible monsieur Landry habite au bout de la rue avec son-épouse-pas-si-horrible-que-ça, Louisa. Pas d’enfants, pas d’animaux, que l’horrible vieux monsieur Landry et son-épouse-pas-si-horrible-que-ça. Tous les gens du voisinage savent qu’il ne faut pas les déranger. » Ça crée tout de suite un image dans sa tête assez forte et on imagine déjà la relation qu’il y a entre ces deux-là et leur entourage. Par quelques phrases seulement, l’auteure parvient à créer tout un univers. Simple et efficace.

Cette fable écologique véhicule des valeurs de protection de l’environnement, de camaraderie, de partage et de débrouillardise. J’ai adoré! 

Comment transformer une banane en vélo 3

Coup de cœur! 

 

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Comment transformer une banane en véloBouton acheter petit
AUTEUR(S) : Jerry Dougherty & Ravy Puth
ÉDITIONKATA, 2020
ISBN: 9782925077008
PRIX: 22,00$
4 À 8 ANS

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Vous aimerez peut-être Vive les livres ou Veux-tu être mon ami? pour leurs illustrations qui donnent à voir une belle diversité. Essayez aussi Le vélo rouge: L’histoire extraordinaire d’un vélo ordinaire.

       

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Les surdoués: Léonie, vétérinaire pour vrai

Surdoués Léonie vétérinaire pour vraiÀ l’Ecole des Surdoués, les élèves ont une intelligence très supérieure à la moyenne. Un diplôme de cette prestigieuse institution leur permet d’entrer directement sur le marché du travail à n’importe quel âge ! Une fois son diplôme en poche, Eléonie est engagée comme vétérinaire dans un hôpital de son quartier. Lorsque la SPA démantèle une usine à chiots insalubre, Eléonie et ses collègues accueillent une partie des chiens maltraités. Ce qui angoisse le plus la jeune fille quant à son nouveau métier, c’est sa grande timidité : un bon vétérinaire doit pouvoir travailler en équipe ! Saura-t-elle surmonter ses craintes et faire face au rythme effréné des journées à la clinique ? 

Ce roman de 295 pages s’inscrit dans la nouvelle mode des romans en gros caractères pour les enfants. Le livre semble épais et contient très peu d’images, mais chaque page ne n’a que trois ou quatre phrases car la police de caractère utilisée est très grande. Les jeunes abonnés de ma bibliothèque aiment beaucoup ce genre de livres, mais malheureusement, plusieurs d’entre eux sont d’une qualité littéraire douteuse. J’étais donc bien heureuse de lire Élonie, vétérinaire pour vrai, car au moins, on est sur une histoire bien racontée et un vocabulaire recherché.

La série Les surdoués des éditions Les Malins permet aux enfants de se mettre dans la peau d’un adulte sur le marché du travail. Ici, Léonie ne fait pas que jouer à la vétérinaire, elle l’est vraiment! Une fois qu’on a dépassé la prémisse peu crédible (finir sa première année en une journée? Terminer son secondaire en quelques mois? Obtenir un permis de vétérinaire à 12 ans? C’est assez rigolo…), c’est tout à fait fascinant de lire le quotidien d’un professionnel de la santé animale. Léonie anesthésie, crève des abcès, fait des chirurgies, diagnostique des maladies, fait passer des échographies, injecte des médicaments et procède à des radiographies. Son introversion rend le côté social du métier de vétérinaire plus difficile (faire la conversation avec ses collègues, aller au party de Noël, discuter avec les techniciennes, etc.), mais elle apprendra à surmonter son anxiété et à se faire une nouvelle amie de son âge. Il n’y a pas de description physique de Élonie dans l’histoire et en fin de compte, on en sait assez peu sur elle à part qu’elle est très timide et qu’elle est surdouée. L’illustration de la page couverture donne à voir une jeune fille au teint brun, mais ça aurait très bien pu être autrement sans que cela ne change quoi que ce soit à l’histoire.

Élonie, vétérinaire pour vrai est un bon roman pour les enfants de 8, 9, 10 ou 11 ans passionnés des animaux! Contexte québécois.

Élonie vétérinaire 2

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Les surdoués: Léonie, vétérinaire pour vraiBouton acheter petit
AUTEUR(S) : Valérie Fontaine
ÉDITION: Les malins, 2020
ISBN: 9782898101007
Prix: 9,99$
8 à 11 ANS

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Vous aimerez peut-être L’attaque des cubes ou encore Un été au chalet, deux romans pour les enfants du niveau primaire.

L'attaque des cubes Marine Carteron    un été au chalet

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11 illustrateurs et artistes visuels afro-québécois à suivre

L’illustration joue un rôle important en littérature jeunesse. Bien souvent, elle y joue une fonction narrative au même titre que le texte. Elle peut aussi exister en elle-même, sans texte, et raconter des histoires de manière nouvelle. On entend souvent qu’il n’y a pas de diversité en littérature simplement parce que les artistes noirs n’existent pas. « Je voudrais bien les inclure, mais il n’y en a pas! » me dit-on souvent comme une mauvaise excuse. Que nenni! Voilà 11 artistes et illustrateurs d’ici, noirs, québécois et talentueux. Certains font ou aspirent à faire de la littérature jeunesse, d’autres non. Mais tous méritent qu’on s’attarde à leur art.

Par Mistikrak! Littérature Jeunesse.

Maliciouz

Peintre et muraliste, Maliciouz est une artiste en arts visuels montréalaise d’origine haïtienne reconnue pour son art afro, urbain, contemporain. Sa démarche artistique se caractérise par la force d’esprit qui se dégage de ses personnages, majoritairement des femmes noires quelle présente dans ses œuvres comme étant des entités monumentales.

Site web: www.maliciouz.com

(c) Photo: Elisa Barbier pour le The Link Newspaper.

Jenny Bien-Aimé

Basée à Montréal, Jenny Bien-Aimé est une jeune illustratrice qui aspire à travailler sur des films d’animation, des livres pour enfants et des romans graphiques. Elle crée ses œuvres en utilisant des outils traditionnels et numériques, mais ses outils préférés sont la gouache, l’acrylique et l’huile. Son travail démontre un grand intérêt pour les détails, les formes organiques et la narration. Fait cocasse: Elle aime beaucoup les oiseaux.

Site web: jennybienaim.wixsite.com

Eloisa Aquino

C’est au brésil que naît Eloisa Aquino. En 2000, elle s’installe au Canada pour poursuivre sa maîtrise en études des médias à l’Université Concordia, où elle s’est documentée sur les immigrants à Montréal. L’auteure-illustratrice dirige B&D Press, un micro-éditeur québécois qui publie des livres d’artistes, de la poésie, des zines et du contenu à thématique queer. En 2018, elle a publié la traduction d’une anthologie intitulée Portraits d’illustres butchs aux Éditions San Fin. Il s’agit d’une série de douze fanzines conçus par Eloisa Aquino publiés entre les années 2009 et 2016.

Site web: banddpress.ca

(c) Photo: Librairie Drawn & Quarterly

Made in Shaïna

Made in Shaïna est une artiste muraliste d’origine haïtienne née à Montréal. Inspirée par ses racines et emportée par sa passion pour le dessin, elle a commencé à peindre les murs de la ville en 2012. Le graffiti devient sa manœuvre d’expression et influence tout son parcours artistique. Elle revendique une lacune présente dans la culture et le monde de l’art à Montréal : Le manque de représentation. « Les muralistes, les street artists, les graffeurs racisés ne sont pas toujours représentés », selon Made in Shaïna, et c’est en créant des alters-ego d’elle-même, en créant ses personnages, qu’elle réussit à le faire. Ainsi, elle décore sa ville à sa manière.  

Site web: www.madeinshaina.com

(c) Photo: Ralph-Bonnet Sanon, TC Media, pour le Journal Métro.

Niti Marcelle Mueth

Niti Marcelle Mueth est une artiste visuelle indépendante d’origine camerounaise et haïtienne. En évoluant de manière fluide entre l’art et les pratiques orientées design, elle s’investit dans l’illustration d’expériences significatives tournant autour de la réflexion sur les expériences d’individus issus des communautés racisées. Sa pratique multidisciplinaire évolue de manière transparente entre la conception graphique, l’illustration, la sérigraphie et l’animation. Elle a collaboré à la fresque de rue La vie des noirs compte (« Black Lives Matter ») sur la rue Sainte-Catherine au centre-ville de Montréal, ainsi que celle dans le quartier Rivière-des-Prairies en 2020.

Site web: nitimueth.com

La représentation m’inspire à créer au quotidien. Je suis ma propre muse. Étant un être complexe qui cherche à créer sa place dans cette société, mon travail est un peu un journal intime auquel les gens peuvent s’identifier. (…) Mon but est donc de rendre nos histoires visibles, donc oui, c’est une forme de militantisme.

– Niti Marcelle Mueth en entrevue dans Le Cahier.
Dimani Mathieu Cassendo

C’est à Laval qu’est né.e cet.te auteur.e illustrateur.e qui fait de la BD de genre. En 2016, iel publie La petite suceuse, une bande dessinée fantastique se déroulant en 2302 en banlieue montréalaise. L’histoire raconte la vie de vampires s’attaquant à des enjeux sociaux tels que la sexisme et la discrimination. On peut voir les illustrations de Dimani dans certaines revues (À Babord! #67 et la Ligue des Droits et Libertés, entres autres), quelques zines et des cahiers à colorier. Ses intentions artistiques sont de normaliser des personnages qui ressemblent à ceux de son entourage – les immigrants et leurs enfants, les milléniaux et la génération X appartenant aux communautés LGBTQI +, les militant.e.s, les activistes et les artistes – dans une littérature québécoise. Son médium préféré est le dessin numérique.

Site web: cassendo.wordpress.com

Alexandrine Brodeur

Alexandrine Brodeur est une jeune illustratrice freelance qui vit sur la rive sud de Montréal. Son style varie énormément, du mignon au macabre, parfois les deux! Très présente sur les réseaux sociaux, son médium de prédilection est le numérique. Alexandrine aime particulièrement dessiner les femmes et explorer des thèmes qui évoquent des émotions.

Sites web: InPrint.com, Facebook, ArtStation et Tumblr.

Andira Hernandez

Graphiste, artiste visuelle et photographe originaire de Toronto, c’est à Montréal que Andira a complété son baccalauréat en design de l’Université Concordia et travaille comme freelance. Elle se spécialise dans la conception graphique, la conception web et les médias imprimés. Son style consiste à brouiller la ligne entre le design et l’art, deux sphères généralement séparées dans le monde créatif actuel. Assez active sur la scène montréalaise où elle est connue pour faire des affiches et des zines, elle souhaite utiliser son travail pour aider à élever et à autonomiser les voix marginalisées. Elle a remporté le prix de L’Expo Zine 2020 dans la catégorie anglophone pour son zine Places I’ve called home.

Site web: Instagram.

(c) Photo Caitlin Yardley pour Queer between the covers.

Hervé St-Louis

C’est entre Montréal et Toronto que vit Hervé Saint-Louis, professeur en médias émergents à l’Université du Québec à Chicoutimi (UQAC) et bédéiste. Sa bande dessinée en ligne, Johnny Bullet, bourrée d’action, se déroule dans les États-Unis des années 70. Il a aussi mis sur pied son propre studio d’animation, Toondoctor, et a créé un site web, ComicBookBin, dans lequel il publie des critiques et ses dessins, en plus de partager sa passion pour la bande dessinée.

Site web: Twitter.

Shanna Strauss

Shanna Strauss est une artiste tanzano-américaine qui vit et travaille à Montréal. Elle a obtenu un baccalauréat en beaux-arts au California College of Arts et a exposé dans des expositions individuelles et collectives en Tanzanie, au Canada, aux États-Unis et au Sénégal. Récemment, son travail a été présenté dans Here We Are Here: Black Canadian Contemporary Art au Musée des beaux-arts de Montréal, The Black Woman is God: Divine Revolution à Som Arts à San Francisco et When She Rises à la SPARC Gallery de Los Angeles. Shanna intègre régulièrement des ateliers axés sur l’art dans son travail communautaire : Elle croit passionnément au pouvoir de l’art pour créer un changement individuel, communautaire et social. Elle explore actuellement des thèmes liés à l’identité et à l’appartenance; ce que nous, en tant que membres de la diaspora africaine, apportons avec nous lorsque nous nous installons dans de nouveaux endroits, et comment nous informons le tissu social de l’endroit que nous appelons maintenant chez nous.

Site web: www.shannastrauss.co

Danielle Murrell Cox

Danielle Murrell Cox est graphiste diplômée du programme de design graphique du Collège Dawson. En plus de son travail de graphiste, elle est illustratrice et créatrice de jouets des peluches Zuri & Dre. Danielle est surtout connue pour ses livres de coloriage auto-publiés Black Queens et Black Kings, ainsi que la série de livres d’activités Big Dreamers. L’espoir de Danielle est que toutes les filles apprécieront leur style et leurs cheveux uniques, ainsi que leurs beaux sourires. C’est pourquoi elle a publié My hair, un livre jeunesse, en 2020. Très timide dans l’enfance, elle a longtemps été insatisfaite de la couleur de sa peau, de la texture de ses cheveux et de la grosseur de ses lèvres. Aujourd’hui, elle dessine pour que les petites filles noires se sentent représentées dans les médias.

Site web: dmcmtl.com

(c) Photo : Kyle B pour Lux Magna.

Pour découvrir d’autres illustrateurs racisés, visitez la page Cartoonists of Color, ou la liste collaborative sur AirTable. Vous pouvez également naviguer sous le hastag #DrawingWhileBlack sur les réseaux sociaux.

La fée scientifique

La fée scientifique

Esther la fée ne croit pas en la magie et perçoit le monde différemment de ses amies. Elle doit déployer de grands efforts pour convaincre ses amies fées de l’importance de la science. Lorsque les fées essaient de sauver un arbre mourant en faisant une danse mystique, Esther décide de trouver une solution logique. Grâce à la méthode scientifique, elle déduit que l’arbre a besoin de la lumière du soleil pour survivre. Esther a réussi à sauver l’arbre, mais sera-t-elle capable de changer l’opinion de ses amies fées?

J’aurais aimé aimer ce livre, mais cela n’a pas été le cas. J’ai trouvé le texte plutôt inintéressant et on sent beaucoup que l’auteure veut faire passer un message: « Ne croyez pas aveuglément! Soyez curieux! La science vaut mieux que les croyances sans fondements! » J’ai aussi trouvé ça un peu boiteux qu’on utilise des personnages magiques (les fées) pour parler de science. On dirait bien une tentative de faciliter la mise en marché du livre en tentant d’attirer l’œil des enfants.

La position d’Esther manquait aussi de nuances: Elle n’aime pas du tout la magie, et c’est sans équivoque. Pourtant, elle EST magique! On en retient que ce qui est magique n’est pas désirable, souhaitable ou utile. Mais on a tous besoin d’un peu de magie dans la vie, non? Et d’imagination!

Point positif: on y apprend les étapes de la démarche scientifique et on incite les enfants à poser des questions, à tenter de trouver des réponses à celles-ci par le biais d’hypothèses et d’expérimentation. Ceci constitue la base du développement d’une pensée critique!

La mise en page manque de dynamisme et même si les illustrations sont très belles, le livre m’a plutôt ennuyé. De plus, j’ai eu du mal à cerner à qui ce livre s’adresse. On y parle de concepts assez complexes, mais le format et le ton employé semble viser la petite enfance. Bizarre.

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La fée scientifiqueBouton acheter petit
AUTEUR(S) : Ashley Spires
ÉDITION: Scholastic, 2020
ISBN: 9781443180313
PRIX: 12,99$
6 À 9 ANS

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Vous aimerez peut-être Les inventions de Malia, ou Compte sur moi, deux albums où des filles s’intéressent à la science. Essayez aussi Disparais!, un livre jeunesse dans lequel une petite fille souhaite faire disparaître ses parents.

inventions de malia pip jones    Compte sur moi Gallimard Miguel Tanco    disparais escoffier

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Une poupée pour maman

Poupée pour mamanAdjoa raconte l’histoire de la poupée de sa maman, fabriquée pour elle à une époque où elle n’arrivait pas à avoir d’enfant. Publié dans la collection Pont des arts des éditions Canopé, cette histoire permet de découvrir une oeuvre d’art, celle de la statuette féminine Akua-ba.

Adrienne Yazouba et Élodie Nouhen, l’auteure et l’illustratrice, nous content l’histoire de la petite Ajoa. Au cœur d’un village Africain, entre imaginaire, croyances et traditions, elles nous font découvrir la sculpture traditionnelle de l’art ashanti, la poupée de fertilité Akua ba.

Quelle bonne idée d’utiliser la littérature jeunesse comme porte d’entrée vers l’art, ici celui du peuple Ashanti. En fin d’album, il y a un dossier explicatif sur la poupée akua-ba. On y apprend notamment que les poupées sont très répandues en Afrique et qu’on les retrouve dans chaque peuple, en divers matériaux (la poupée Ibeji ou Ibeyi chez les Yoruba, la poupée Nyeleni chez les Bambara du Mali, ou encore la poupée Biga chez les Mossi au Burkina Faso). Les illustrations sont superbes et mélangent diverses techniques. Il y a aussi une photo de la statuette Akua-ba exposée au musée du quai Branly-Jacques-Chirac à Paris. Un très bel album informatif que je vous recommande vivement!

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Adrienne Yabouza est une auteure centrafricaine.

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Une poupée pour mamanBouton acheter petit
AUTEUR(S) : Adrienne Yabouza & Élodie Nouhen
ÉDITION: Éditions L’Élan vert, 2019
ISBN: 9782844555786
Prix: 23,95$
À partir de 8 ans

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graine    heureux évènement

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